Le groupe français Danone vient de financer une étude clinique incluant plus de 150 enfants, dont le but était de montrer que le Bifidobacterium lactis (DN-173010) était efficace pour lutter contre la constipation chez les enfants. Or, après trois semaines, à raison de deux yaourts par jour, on n'a observé aucune différence entre le groupe ayant bénéficié du probiotique et l'autre. « Ce n'est pas une preuve suffisante pour recommander la consommation de yaourts contenant ce probiotique pour lutter contre les problèmes de constipation des enfants », concluait l'étude, réalisée dans le département de gastro-entérologie et nutrition pédiatrique du Emma's Children Hospital Academic Medical Centre d'Amsterdam. Accusé de publicité mensongère par la Commission fédérale du commerce américaine, fin 2010, notamment pour avoir vanté les effets bénéfiques d'Activia sur la constipation, Danone avait dû verser 21 millions de dollars pour solder le litige. En Europe, la révision du régime des allégations santé l'avait déjà incité à suspendre ses allégations sur Activia.
jeudi 9 juin 2011
Danone échoue à prouver les bénéfices supposés d'un probiotique
lundi 30 mai 2011
Vaudrait mieux un Kiwi qu'une pastille de vitamine C
Les chercheurs de l'université d'Otago ont conclu que la source naturelle de vitamine C qu'est le Kiwi est fortement supérieur aux vitamines industriellement purifiées. Les chercheurs ont remarqué cela grâce à des expériences sur des souris. Nous avons besoin de vitamine C dans tous nos tissus pour qu'ils soient sains. Vous savez sûrement que notre corps ne peut pas fabriquer soi-même cette vitamine et l'alimentation est ainsi le seul moyen de l'obtenir.
Lors de l'expérience qui s'est étalée sur un mois, des souris déficientes en vitamine C étaient soit nourries avec des compléments vitaminés soit avec du kiwi. Le contenu en vitamine C était le même mais l'absorption est bien plus efficace avec le fruit. Il faut maintenant le vérifier avec les humains ; c'est en cours.
vendredi 27 mai 2011
Le Créateur Du Bifidus Actif S'Explique
Dans le grand public, le bifidus est censé être une bactérie amie des intestins (aide à la digestion) contenue dans des yaourts et laits fermentés.
Mais le produit de Danone (Activia) n’est pas un yaourt. C’est une substance qui ne contient pas les ferments (=bactéries) habituels qu’on trouve dans les yaourts.
Conclusion
Quand vous mangez un Activia, vous n’avalez pas du yaourt mais une substance créé (entre autres) suite à des manipulations chimiques par des spécialistes qui ont cherché à faire un produit commercialement intéressant, et qui contient des sucres sous forme de longues chaînes de glucose et de fructose.
jeudi 26 mai 2011
Nutrition et cancers : pas d’aliments miracles selon l’Anses MyPharma Editions | L'Info Industrie & Politique de Santé
L’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation (Anses) publie aujourd’hui un rapport d’expertise « Nutrition et cancer : légitimité de recommandations nutritionnelles dans le cadre de la prévention des cancers» Pour l’Anses, « il n’existe pas d’aliment ou de nutriment « anticancer » en soi ».
lundi 3 janvier 2011
Les oméga-3 sans effet sur la prévention des troubles du rythme cardiaque selon une large étude
Les oméga-3 sans effet sur la prévention des troubles du rythme cardiaque, selon une large étude. Un nombre important de personnes dans le monde consomme des oméga-3 sous forme de compléments nutritionels ou sous forme de médicaments pour prévenir les troubles du rythme cardiaque. Une étude présentée au Congrès de l’American Heart Association prouve leurs inefficacités. 653 patients atteints de fibrillation auriculaire et traités par un traitement standard ont été randomisés en double aveugle en 2 groupes pour recevoir un placebo ou des oméga-3 pendant six mois. Les résultats après 6 mois de traitement ne montrent aucune différence statistiquement significative entre les 2 groupes de patients.
Les résultats de cette large étude clinique contredisent les résultats de petites études montrant un bénéfice des oméga-3 chez les patients atteints de fibrillation auriculaire. Commercialisé sous le nom de Lovaza aux Etats Unis et sous le nom de Zodin dans certains pays européens par GlaxoSmithKline, Lovaza, un médicament à base d’oméga-3 a généré des ventes mondiales d’un milliard de dollars dont 750 millions aux Etats Unis.
L’étude dont les résultats sont publiés dans la revue de l’American Medical Association va fortement impactée la prescription d’Oméga-3 notamment aux Etats Unis ou ceux-ci sont prescrit par les cardiologues. De récentes études cliniques ont aussi démontré que les oméga-3 étaient sans effets sur les fonctions cognitives et sur la maladie d’Alzheimer. Par A Bless d’après The Journal of The American Medical Association, Forbes et une analyse Pharmactua
lundi 25 octobre 2010
La consommation de magnésium pourrait participer à prévenir l’apparition du diabète
La consommation de magnésium pourrait participer à prévenir l’apparition du diabète. Dans une étude portant sur près de 5000 personnes, des chercheurs de l’Université de Caroline du Nord aux Etats Unis ont mis en évidence un lien entre le taux de consommation de magnésium et le risque d’être atteint de diabète. Les chercheurs ont étudié 4497 personnes âgées de 18 à 30 ans ne présentant pas de diabète au début de l’étude. Après un suivi sur 20 ans, 330 personnes ont été touchés par le diabète.
Les personnes prenant en moyenne 200 mg de magnésium pour 1000 calories consommés ont été 47 % moins exposées au diabète que ceux consommant 100 mg et moins pour 1000 calories ingérés. Certains marqueurs de l’inflammation ainsi que la résistance à l’action de l’insuline ont baissé en fonction des taux de magnésium consommés.
Les chercheurs dirigés par le Dr Ka He émettent l’hypothèse sur l’action du magnésium sur le fonctionnement de certains enzymes impliqués dans la métabolisation du glucose. Par A Bless d’après Diabetes Care et une analyse Pharmactua
jeudi 23 septembre 2010
Pharmacorama - Acides oméga-3 et protection cardiovasculaire
Le Lancet du 14 aout 2010 a publié une mise au point à partir des données de la littérature (106 références bibliographiques citées) concernant les effets cardiovasculaires des acides gras oméga-3, acide eicosapentaénoïque, EPA, et acide docosahexaénoïque, DHA. Les acides oméga-3 sont considérés comme ayant des effets bénéfiques et leur utilisation recommandée sous forme d'apport alimentaire (poissons par exemple) ou supplémentation. Selon cette revue bibliographique, les bienfaits des acides oméga-3 apparaissent assez modestes : à côté d'études montrant des effets très favorables, d'autres n'ont pas obtenu de résultats probants, notamment en ce qui concerne, les troubles du rythme cardiaque et la mort subite.
Le NEJM a publié « on line first » en aout 2010 les résultats d'une étude clinique comparant chez des personnes de 60 à 80 ans, ayant comme antécédent un infarctus du myocarde, les effets d'un apport d'acides gras oméga-3 pendant 40 mois, selon les 4 modalités suivantes : − 400 mg d'EPA plus DHA, − 2 g d'acide alpha-linolénique, ALA , − 3 acides gras précédents, EPA, DHA et ALA, − une margarine standard prise comme référence. La supplémentation en EPA + DHA ou en ALA n'a pas modifié d'une manière statistiquement significative la survenue d'événements cardiovasculaires ni la mortalité globale de ces malades ayant eu un infarctus du myocarde et par ailleurs pour la plupart traités par antihypertenseurs, statines et anticoagulants. Selon cette étude, la supplémentation en acides gras oméga-3 EPA et DHA ou aussi en ALA ne semble pas beaucoup apporter à des personnes déjà traitées d'une manière conventionnelle.
Ces résultats discordants ou même contradictoires appellent les remarques suivantes : − les « doses » d'acides gras utilisées en supplémentation diffèrent selon les essais, − l'apport alimentaire est variable et difficile à quantifier, − les habitudes alimentaires d'une population sont difficiles à quantifier et de plus elles évoluent, influencées par les conseils diététiques publicitaires, − parallèlement le recours à des médicaments susceptibles de réduire les risques cardiovasculaires s'étend.