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mercredi 27 février 2013

Des chercheurs s'attaquent au mythe de Mère Teresa

L’article intitulé "Les côtés ténébreux de Mère Teresa", qui va être publié dans la revue Studies in Religion au mois de mars, n'est pas à l'avantage de Mère Teresa. Les conclusions de Larivée et ses deux collègues se basent sur la lecture de 500 ouvrages évoquant la vie de la religieuse décédée en 1997 à Calcutta (Inde).

Grosso modo, Mère Teresa acceptait l’argent des dictateurs, ne voulait pas entendre parler de divorce ou d’avortement et laissait les malades souffrir dans ses institutions caritatives à l’hygiène douteuse.

Larivée confie à Lapresse.ca que "dans ses centres d'hospitalisations, les patients étaient laissés à eux-mêmes. Ils recevaient peu de soins palliatifs ou de médicaments pour soulager leurs douleurs, car pour Mère Teresa, souffrir rapprochait de Dieu". Il note également qu’elle "s'est opposée aux interruptions de grossesses des femmes bosniaques qui avaient été violées par des Serbes". Toujours selon les chercheurs montréalais, la réputation de Mère Teresa serait une vaste opération de relations publiques menée par le Vatican pour revitaliser le catholicisme. Le miracle qui lui a par exemple permis d’être béatifiée serait de l’esbroufe. "Les sœurs religieuses de l'hôpital où était traitée une femme qui avait de graves douleurs à l'abdomen ont payé la patiente et son mari pour qu'ils affirment que Mère Teresa avait guéri ses douleurs". Il ressort que la femme en question a été soignée grâce à des médecins et non pas seulement par l’opération du Saint Esprit.  

Mère Teresa savait aussi récolter les dons pour sa fondation. Et parmi les donateurs, l’ancien président des USA Bill Clinton ou feu Lady Diana côtoient des noms nettement moins glorieux. "Elle a notamment reçu des dons de l'ancien dictateur haïtien, Jean-Claude Duvalier. Un homme lui a également offert un jet privé, et plus d'un million de dollars qui avaient été volés à des caisses de retraite de petits épargnants, aux États-Unis. Lorsqu'il a été cité en procès, elle a même écrit une lettre à la cour, pour le défendre", révèle encore le chercheur.

Avec toutes ces casseroles, Larivée se demande malicieusement comment la religieuse a pu être récompensée par le prix Nobel de la Paix.

Via : Lapresse.ca

Illustration : Túrelio, Wikipedia

Par Guillaume RocheFollow @Leyog

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vendredi 22 février 2013

Chez Novartis, le silence se paie en francs suisses | Causeur

daniel vasella novartis

Daniel Vasella, patron sortant de Novartis, vient de se faire pincer alors qu’il s’apprêtait à empocher un bonus de 72 millions de francs suisses (58 millions d’euros). Ne pouvant lui offrir de “parachute doré” — s’agissant d’un départ régulier —, le conseil d’administration du géant pharmaceutique suisse entendait faire passer ce petit cadeau sur un compte secret au titre de “salaire du silence”. Même si la clause de confidentialité figurait clairement dans son contrat de travail.
Par-delà l’extravagance des chiffres, l’affaire Vasella montre la perte de contact croissante des conseils d’administration avec la réalité économique et humaine.
Moi, ces 72 millions de Novartis, je me les garderais. Renoncer à votre bonus quand il est révélé au grand jour, et seulement parce qu’il est révélé, voilà qui jette un voile de suspicion sur votre jugement moral. De deux choses l’une : soit vous méritiez votre indemnité — et vous l’encaissez sans ciller; soit vous ne la méritiez pas — mais alors au nom de quoi l’avoir réclamée et négociée?
Car enfin, il est peu d’hommes en ce monde qui détiennent un secret comme le vôtre. Un secret qui vaut une fainéantise de six ans et 72 millions dans ce pays à l’éthique de travail si sévère ! Un comble… Malgré cela, Novartis était disposé à vous payer un million de francs suisses le mois de farniente ! Dix-neuf francs chaque minute de silence !
Que détenez-vous donc de si précieux, de si désirable pour la concurrence ? La recette d’un médicament miracle capable de faire décoller une multinationale assoupie ? L’art de masquer par des restructurations, dans les bilans de fin d’année, le manque de créativité des laboratoires ? Le réseau politique idéal pour faire endosser aux collectivités de nouveaux vaccins d’autant plus indispensables qu’ils seront moins utiles ? Ne craignez-vous pas, détenant un secret si stratégique dans votre tête, qu’on vous enlève pour vous faire parler ? Rêvez-vous de waterboarding ? De sérums de vérité ? Avez-vous engagé des gorilles pour vos enfants ?
Mais je me laisse éblouir par votre démesure, M. Vasella. Si vous et vos administrateurs avez pu mitonner un cocktail d’adieu aussi somptueux, c’est que le gâteau dont vous êtes la cerise est, quoi qu’on en dise, une sacrée pièce montée. J’ai sous les yeux le rapport d’analyse d’une grande banque sur les perspectives de l’économie suisse en 2013, par secteurs. Tout stagne et tout va mal. Sauf ce qui va très bien: la haute horlogerie, évidemment. Et puis le médical, la pharma, la technologie liée aux soins et les assurances. En somme, une économie gériatrique alimentée par la hantise de la mort, depuis le tic-tac de luxe qui nous décompte les heures («toutes nous blessent, la dernière nous tue», disaient les Anciens) jusqu’aux alchimies qui prolongent à grands frais nos jeunesses de quelques années et nos vieillesses de quelques jours. Si l’industrie morticole est un royaume, la pharma en est la reine.
Vous voyez bien que je plaisantais, M. Vasella. Si j’étais vous, je dormirais sur mes deux oreilles. L’équivalent de 60 prix Nobel que vous venez de décliner ne récompensait pas votre personne, ni votre génie, ni vos secrets. Votre valeur personnelle n’est, rassurez-vous, même pas en jeu. Ce qui est en jeu, c’est votre fonction. C’est la cerise que vous représentez. Une cerise de ce prix-là valorise tout le gâteau. Un gâteau énorme, aussi vaste qu’un pays. Un gâteau où pioche une armée de cadres, de lobbyistes, de parlementaires et de communicants. Ceux qui, face à vos appétits de satrape, sont toujours restés muets. Normal: on ne parle pas la bouche pleine.

*Photo : World Economic Forum (Daniel Vasella).

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dimanche 17 février 2013

Pilule contraceptive : faut-il “intimer l’ordre à certains salisseurs de mémoires de bien vouloir fermer leur claque-merde”? | DocBuzz - l'autre information santé

«Nombreux sont les interlocuteurs qui, dans le dossier des risques des pilules, évoquent spontanément le “scandale Diane 35″ » ; ainsi débute un article du journal Le Monde érigeant l’affaire Diane 35 en nouveau scandale national : on ne sait qui sont ces «nombreux interlocuteurs» mais c’est bien la meilleur manière pour débuter  un article sans témoin et créer de toute pièces un nouveau «scandale». Prenez une femme, victime d’une pathologie qui pourrait potentiellement être un effet secondaire d’un médicament et portant plainte, un avocat ayant des connections médiatiques, quelques journalistes santé recalé en première année de médecine et désireux de prendre leur revanche, un député dont la capacité de langage scientifique ne dépasse pas le terme «suspension»,  un ministre de la santé qui fait l’exact contraire du précédent au nom de la même démagogie et à moins d’un an de distance, et vous obtenez le terreau nécessaire et suffisant à un subtile nouvelle affaire, non pas un scandale, mais une abracadabrantesque guignolade qui fait s’ahurir la communauté scientifique internationale, surprise que la France découvre avec retard, que prendre une pilule peut favoriser une phlébite dont on peut même mourir, un effet secondaire connu, référencé, publié, chiffré, enseigné depuis plus de 50 ans, tout comme était connu et publié le  sur-risque thromboembolique des pilules de troisième génération par rapport aux secondes. Ces informations étaient et restent accessibles aux médecins comme aux patients.

Les journaux, dont Le Monde, évoquaient ce matin, la survenue de décès sous un médicament, Diane 35 : « L’Agence du médicament confirme quatre morts liées à la pilule Diane 35 »  titrait Le Monde,  illustrant ce titre tapageur d’étuis de pilules qui ne correspondaient pas au médicament Diane 35. L’agence du médicament a confirmé, dimanche 27 janvier, quatre morts “imputables à une thrombose veineuse liée à Diane 35″ depuis 1987. Voilà le scoop, 4 décès sous un médicament en 26 ans, soit un décès tous les 7 ans environ, certes trop, mais rappelons que le tabac tue 220 personne par jour, la pollution 22, et l’automobile 10, sans faire aucun scandale même dans ce grand journal qu’était Le Monde. Personne n’a beaucoup plus d’information puisque selon le communiqué de l’ANSM qui confirme ces décès, un rapport sera rendu public la semaine prochaine. Cela n’empêche pas nos brillants journalistes de fanfaronner : Evoquant des données de risques thromboemboliques multipliées par 6,68 récemment publiées dans le journal Le Figaro, nos Don Quichotte estiment que ces « éléments viennent s’ajouter à l’alerte qui a été lancée par Le Monde il y a quelques semaines concernant les risques que présentent les pilules de troisième et quatrième génération » ! Une alerte qui mériterait au moins le Pulitzer. A ce rythme, les journalistes français vont bientôt publier le Vidal !

Diane 35, est une combinaison d’ethynylestradiol et d’acétate de cyprotérone, un anti testostérone, également utilisé par exemple dans la composition de l’Androcur, traitement prescrit dans le cancer de la prostate. Si Diane 35 est indiqué en France dans le traitement de l’acné et de l’hirsutisme, tous deux favorisés par la testostérone, il n’a jamais reçu d’AMM pour  bloquer l’ovulation.  Il était cependant facile pour les médecins face à des jeunes filles présentant par exemple un peu d’acné de préconiser et prescrire Diane 35 (en hors AMM) et de bénéficier de son effet anti-ovulatoire. Certes, elle n’était pas remboursée par la sécurité sociale, mais aucune pilule de troisième ou quatrième génération ne l’était. Certes, elle avait un risque thromboembolique supérieur aux pilules de deuxième génération, mais qui restaient identiques à celui des autres pilules de troisième génération. Quant-à savoir si elle a été trop prescrite, nous ne disposons pas des données permettant d’affirmer ou d’infirmer cela. Connaissant le volume des ventes de pilules et les risques étant correctement cernés, l’ANSM est en mesure de dire si le nombre constaté d’évènements indésirables sous pilule correspond aux effets attendus, les dépasse ou les réduit.

Si il est pour l’instant difficile de détecter ici un scandale autrement que chez les vendeurs de papier, cette nouvelle affaire nous montre cependant encore une fois, qu’il n’y a personne à la tête de la santé en France, que l’ANSM est incapable de relever les défis qui sont les siens, que le ministère de la santé est incapable d’émettre un message cohérent et rassurant sur la durée (Bertrand rembourse, Touraine dérembourse), et que les médecins comme les associations de spécialistes de la santé (les kinésithérapeutes hier, les gynécologues aujourd’hui…),  systématiquement trainés dans la boue par les journalistes et accusés de collusion et donc d’incompétence, devraient commencer à utiliser tous les moyens à leur dispositions pour “intimer l’ordre à certains salisseurs de mémoires de bien vouloir fermer leur claque-merde!” (Les Tontons Flingueurs George Lautner)

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Quelle est la valeur de la parole scientifique de M. Philippe Even ? | DocBuzz - l'autre information santé

La presse a dans notre pays un grand pouvoir, un contre-pouvoir diront certains. Un nouveau « Scoop » lancé par le Nouvel Observateur défraye la chronique : selon un livre écrit par MM. Even et Debré, “Plus d’un médicament sur deux serait inutile voire même inefficace, 20% mal tolérés, 5% potentiellement dangereux” et, fait incroyable, “75 % sont remboursés par la sécurité sociale.” Evidemment une telle révélation ne peut que faire frémir les français qui tous, passé un certain âge, utilisent au moins une thérapeutique, qui pour traiter une hypertension, un mal de dos, ou un cancer. Aucun traitement n’est épargné. Evidemment si tel est le cas, ce qu’affirment en tout cas les deux auteurs, ce n’est ni plus ni moins qu’une dénonciation salutaire d’un complot mondial mêlant les « agence du médicament » de tous les pays, industrie pharmaceutique, et politiques de tous bord, sans épargner les millions de patients non éclairés qui, à travers le monde, acceptent de se laisser berner sans sourciller.

D’autres se chargeront peut-être de relire les 900 pages de ce dernier ouvrage afin d’y pointer les éventuelles erreurs et approximations scientifiques qui conduiront peut-être des patients à cesser des traitements qui pouvaient leur être utiles. Les médecins et pharmaciens de première ligne, au contact quotidien de malades réels, seront les premiers à juger de l’existence ou non de telles conséquences.

Mais puisque M. Even se pose en donneur de leçon d’une éthique scientifique et morale, il serait peut-être nécessaire de se poser factuellement la question de la valeur de la parole scientifique de M. Even qui se présente aujourd’hui comme « président de l’institut Necker » une association loi 1901 sans aucun lien avec la faculté de médecine du même nom, mais capable d’entretenir la confusion dans l’esprit d’un lecteur, d’un auditeur ou d’un téléspectateur ignorant de la chose.

Le père de Philippe Even était pneumologue, chef du service de pneumologie à l’hôpital Laennec. Le Pr Jacques Chrétien, un clinicien brillant et pneumologue reconnu pour sa lutte acharnée contre la tuberculose lui succéda. Lui-même cèdera ensuite son poste au fils de son prédécesseur. Philippe Even fut nommé professeur en 1966 alors que, selon ses propres termes il n’avait «encore fait aucun travail important» (site histrecmed). Une analyse de la banque de donnée des publications scientifiques internationales Pubmed (Even P), indique qu’il publia au cours de sa carrière quelques dizaines d’articles scientifiques dont beaucoup dans des revues françaises de petit impact factor mais qu’il ne fut jamais associé à aucune recherche ou découverte d’envergure. Il essaya pourtant.

« La démarche intellectuelle des chercheurs fondamentalistes me plait davantage que les discussions de mes collègues médecins qui m’ennuient » Philippe Even-site histrecmed

En 1985, la maladie qui fait la une de tous les journaux du monde, c’est le SIDA. Cette maladie est identifiée en juin 1981 aux Etats-Unis par le centre de contrôle des maladies d’Atlanta. L’agent pathogène, le virus du SIDA (VIH1) est isolé en février 1983 par le professeur Luc Montagnier et son équipe de l’Institut Pasteur, une découverte majeure. Le 29 octobre 1985, M. Even, et deux autres médecins de l’hôpital Laennec, Jean-Marie Andrieu, cancérologue, et Alain Venet, immunologiste,  tiennent une conférence de presse où ils annoncent tout simplement avoir découvert un traitement du SIDA : « Nous avons ouvert une nouvelle voie thérapeutique qui est d’un intérêt particulier » offrant « un espoir raisonnable de guérison »  (écoutez un interview audio de M. Even de 1985).

Le monde scientifique resta circonspect face à cette utilisation des médias pour annoncer les résultats d’une expérimentation débutée seulement quelques semaines auparavant et n’ayant, au moment de son annonce, aucune conclusion concrète.

En fait cette petite équipe emmenée par M. Even avait mis en place une expérimentation sauvage chez au moins 10 êtres humains atteints par le virus VIH, en ne respectant aucune règle scientifique ni éthique : ils avaient administré à ces patients déjà immunodéprimés, la ciclosporine, un médicament immunosuppresseur, qui a pu précipiter le décès de patients dont le système immunitaire était déjà affaibli par le virus VIH et souffrant pour certains d’infections concomitantes.

La commission nationale d’éthique (présidée à l’époque par le professeur Jean Bernard), qui doit valider tout protocole de recherche chez l’homme n’avait pas été consultée. Le consentement éclairé des patients n’avait pas non plus été recueilli. Par ailleurs, à cette époque, la ciclosporine ne pouvait être dispensée qu’au sein des trente-cinq services de transplantation d’organes français et son usage était extrêmement contrôlé. En aucun cas, l’équipe de M. Even n’aurait du disposer de ce médicament.

Fait aggravant, la conférence de presse qui allait annoncer au monde la découverte d’une “nouvelle voie thérapeutique” dans le traitement du SIDA avait été donnée au sein même du ministère des Affaires Sociales (qui exerçait la tutelle sur la Santé), dirigée à l’époque par la ministre Georgina Dufoix qui donc cautionnait cette recherche (et sera plus tard impliquée dans l’affaire du sang contaminé).

Le 11 novembre 1985, le premier des patients traités par M. Even décède (en fait, l’un d’eux serait décédé avant même la conférence de presse mais il n’en sera pas question alors). Ce premier patient “officiellement” décédé était un homme homosexuel âgé de 38 ans qui avait reçu de la ciclosporine depuis 3 semaines. Dans un entretien téléphonique donné au journal américain The New York Times, qui en publiera des extraits le 12 novembre 1985, M. Even persistait : «Le programme expérimental a montré des résultats prometteurs et il est élargi». M. Even y justifie la mort du patient et déclare qu’il s’agissait d’un «cas désespéré», affirmant que sa mort n’était pas inattendue, étant donné le stade avancé des infections multiples du patient.

Malgré déjà au moins deux décès, l’absence de déclaration de l’essai clinique et l’impossibilité légale pour ces médecins de prescrire de la ciclosporine, aucune autorité scientifique éthique ou politique de l’époque ne tenta d’interrompre l’essai connu de tous depuis la conférence de presse ; ”Ce que je peux dire concernant les 10 premiers patients que nous avons suivis, c’est que les résultats confirment entièrement les espoirs que nous avions”  explique encore M. Even dans l’article du NYT.

La ciclosporine, connu pour être immunosuppresseur, agirait selon lui en paralysant les cellules infectées par le virus du sida, prévenant  la propagation de la maladie et permettant au corps de reconstruire son système immunitaire. Cette idée avait germé suite à la lecture de la thèse encore non publiée d’un chercheur, David Klatzmann, qui émettait l’hypothèse que la ciclosporine pourrait être utile à l’étude des mécanismes du sida in vitro. C’est peut-être cet engouement pour «La démarche intellectuelle des chercheurs fondamentalistes» qui poussa M. Even à passer de l’hypothèse in vitro à l’homme sans s’encombrer des conséquences?

Aucune sanction ne sera prise contre les médecins. Aucune famille ne portera plainte. Aucune enquête ne sera ouverte pour déterminer comment la ciclosporine, cet immunosuppresseur, a pu être prescrite hors AMM à des patients immunodéprimés, le Conseil de l’Ordre des médecin n’intentera aucune action de radiation. Cet épisode de la médecine française est dorénavant connu sous le nom de “l’affaire de la ciclosporine”. (Pour en savoir plus sur cette “Affaire de la ciclosporine”, lisez l’article “L’espace public de la recherche médicale. Autour de l’affaire de la ciclosporine” de Nicolas DODIER, disponible en ligne et téléchargeable gratuitement)

Trois années après cette épopée scientifique qui donna au monde entier une triste image de la recherche française, M. Even fut promu au rang de doyen de la faculté Necker.

L’équipe de médecins publia un article en 1988, soit 3 ans plus tard, intitulé « Effects of ciclosporin on T-cell subsets in human immunodeficiency virus disease » qui indiquait que la ciclosporine avait été administrée à 33 patients contaminés par le virus du Sida. Leur conclusion était que «Ces résultats devraient stimuler la recherche biologique ainsi que la recherche clinique chez des patients séropositifs pour le VIH avec l’objectif de retarder ou de prévenir la survenue du SIDA ». En 2008, un chercheur américain, Martin Markowitz évalua de nouveau l’intérêt de la ciclosporine, cette fois de manière légale, chez des patients séropositifs pour le HIV et recevant un traitement antirétroviral. L’essai conclut que la ciclosporine n’apportait aucun bénéfice virologique ou immunologique.

Cette première sortie médiatique de M. Even fut également la dernière en tant que médecin.

« Les campagnes anti-tabagiques se fondent trop souvent sur des mensonges comme le danger du tabagisme passif qui est, en fait, inexistant » Philippe Even-site histrecmed

Parmi ses autres prises de positions, aujourd’hui oubliées par les médias, mais encore identifiables sur internet, figure celle, intéressante, venant d’un ex pneumologue, ex professeur des hôpitaux de Paris, dénonçant les campagnes anti-tabac. Ces campagnes anti-tabac se fondent selon lui  «trop souvent sur des mensonges comme le danger du tabagisme passif qui est, en fait, inexistant. Les arguments utilisés sont en fait destinés à mobiliser les non-fumeurs pour tenter de culpabiliser les fumeurs et cela en biaisant la réalité ». Quelles réactions ont pu avoir des fumeurs à cette prise de position? En 2001, les dangers du tabagisme et du tabagisme passif étaient pourtant déjà bien connus. Ils seront confirmés par l’OMS qui estimera que le tabagisme passif cause 600 000 morts par an (The Lancet, nov 2010).

« L’industrie pharmaceutique assume désormais une recherche de caractère industriel qui permet d’étudier en un jour autant de molécules qu’on en étudiait en dix et il est vrai que la découverte constante de nouveaux médicaments a valu un certain nombre de prix Nobel à ses chercheurs » Philippe Even-site histrecmed

La nouvelle sortie médiatique de MM. Even et Debré, liée à la publication de leur livre, le “Guide des 4000 médicaments utiles, inutiles et dangereux”, traitée comme un scoop d’envergure, n’a en fait, rien de neuf. Les fondements de la démonstration des auteurs avaient déjà été publiés par les mêmes dans un rapport publié en Janvier 2011, “RAPPORT DE LA MISSION SUR LA REFONTE DU SYSTEME FRANCAIS DE CONTRÔLE DE L’EFFICACITE ET DE LA SECURITE DES MEDICAMENTS”. En résumé, ce rapport de 83 pages, également disponible en ligne, dénonçait l’ensemble de la chaine du médicament, de leur création, à leur commercialisation, en passant par les multiples étapes de la vie d’un médicament : études tronquées, chercheurs incompétents et corrompus par l’industrie, revues médicales complaisantes et infiltrées, agences du médicament incapables, gouvernements complices, etc. De ce maelstrom d’incompétences et de corruptions, ressortait évidemment que des centaines de médicaments étaient finalement inutiles, destinés uniquement à générer du chiffre d’affaire pour une industrie pharmaceutique cynique. Un complot à l’échelle mondiale auquel il était temps de mettre fin.

- “Selon notre propre analyse des 4.500 médicaments sur le marché, hors génériques, (…) il y a sur les 1.120 molécules originales, 100 (9%) molécules majeures, 210 (19%) molécules importantes, 250 (22%) molécules d’effet généralement modeste, 170 (15%) d’effet mineur et 390 d’effet nul, soit 560 molécules originales (50%) sans intérêt, comme le sont la majeure partie des 170 associations et les 160 produits divers homéopathiques, oligothérapiques et phytothérapiques, dont beaucoup sont encore remboursés au minimum à 15 et 35%, voire 65%” (page 13).

- “12% (des médicaments), soit 140 molécules originales en 200 versions commercialisées, sont à manipuler avec plus d’attention encore, à cause des accidents sérieux ou graves, et même parfois mortels, qui ont été rapportés”.

On regrettera évidemment qu’en 83 pages, qu’aucunes de ces assertions ne soient argumentées ni scientifiquement référencées, un oubli finalement logique si les revues médicales sont si corrompues.

L’ensemble de cette théorie du complot est très inspirée des arguments développés par une ancienne rédactrice en chef du New England Journal of Medicine, Marcia Angell, dans un ouvrage publié en 2005 et dont M. Even assura la traduction française. L’ouvrage ne rencontra alors aucun succès médiatique. Le moment était probablement mal choisi.

 Il y a une dizaine d’années, la parole scientifique de M. Even, âgé alors de 68 ans, était toute autre. Il concluait un interview en ces termes : 
 “En France, on peut dire que l’Etat a tué l’industrie pharmaceutique. A partir de 1945, il a voulu contrôler les dépenses de santé en bloquant le prix des médicaments, depuis lors, ceux ci sont payés à l’industrie une fois et demie moins qu’en Allemagne ou qu’en Angleterre. L’industrie s’est adaptée à cette situation. En estimant trop élevé le cout de développement de nouveaux médicaments elle a fait l’impasse sur le long terme. Moyennant quoi l’Etat a perdu sur tous les tableaux puisque non content de torpiller une industrie, dans le même temps les Français sont devenus les premiers consommateurs mondiaux de médicaments (troisième marché mondial). Le fond du problème est que depuis un demi siècle l’Etat n’a jamais pris en compte le fait que la santé est une priorité pour les Français et que celle ci a un prix qu’il ne faut pas chercher à raboter au risque de réaliser de fausses économies. D’ailleurs, avec 8,5% du PIB, il n’y a qu’en Angleterre où les dépenses de santé soient inférieures au taux français. Dans tous les pays développés ces dépenses oscillent entre 10 et 11% du PIB. En France, les dépenses de santé représentent 800 milliards par an, mais on oublie que notre système fait vivre 2 millions de personnes et qu’il suscite des recettes liées à la production de biens et de services. Le vrai déficit, c’est ce qu’on doit importer, c’est-à-dire tous les équipements et tous les médicaments qu’on ne produit pas en France, ce qui représente un trou de 100 milliards par an seulement. Et, si nous en sommes là, c’est parce qu’on a tué l’industrie pharmaceutique, comme celle de l’imagerie médicale et autres équipements. Une argumentation contraire à l’actuelle mais pas plus référencée.

La parole scientifique de M. Even est donc bien virevoltante. L’avenir dira si cette dernière sortie médiatique de M. Even était la bonne.

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mardi 12 février 2013

Avec Watson, IBM développe le Dr House du futur

IBM a signé un partenariat commercial aux Etats-Unis, pour déployer sa solution Watson, qui doit aider les médecins à mieux diagnostiquer les maladies et à trouver les remèdes les plus efficaces... et qui doit aussi aider les assurances à déterminer quand elles n'ont pas à rembourser un acte médical jugé inutile pour le patient.

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vendredi 8 février 2013

Un diurétique pour lutter contre l'autisme

Au début de la vidéo, l'enfant de 4-5 ans déambule dans la pièce et geint, indifférent, semble-t-il, aux sollicitations de la psychologue qui organise l'anniversaire d'une poupée. Dans la deuxième partie, il est assis à côté de la praticienne et participe à ce jeu, allant même jusqu'à feindre de souffler des bougies. Entre les deux séquences, ce petit garçon autiste a reçu un traitement par un diurétique, le bumetanide. Cette séquence a été projetée, mardi 11 décembre, lors d'une conférence de presse au siège de l'Inserm (Institut national de la santé et de la recherche médicale), à Paris, par Yehezkel Ben-Ari, fondateur et directeur honoraire Inserm de l'Institut de neurobiologie de la méditerranée, et Eric Lemonnier, clinicien spécialiste de l'autisme (CHU de Brest).

Ces deux spécialistes sont venus présenter et expliquer les résultats très encourageants obtenus par cette approche médicamenteuse. Leur  essai, qui a inclus au total 60 enfants autistes, âgés de 3 à 11 ans, est publié dans la revue Translational Psychiatry. Parmi ces petits patients, atteints de diverses formes d'autismes, y compris de haut niveau (syndrome d'Asperger), la moitié a été traité par le diurétique (1 mg/jour) pendant trois mois, les autres recevant un placebo.

UNE AMÉLIORATION POUR LES TROIS QUARTS DES ENFANTS TRAITÉS

La sévérité des troubles autistiques a été évaluée par des échelles comportementales au début du traitement, à la fin des trois mois, et un mois après l'arrêt. Au total, plus des trois quart des patients réellement traités ont eu une amélioration significative des symptômes cliniques. Six enfants, traités par le diurétique ou le placebo, sont sortis de l'étude pour des raisons diverses, dont un en raison d'une kypokaliémie – une baisse du taux sanguin de potassium qui est classique avec ce type de diurétique.

Commercialisé et utilisé depuis des décennies, notamment pour traiter les hypertensions artérielles, le bumetanide diminue le taux de chlore dans les cellules. Or, souligne le professeur Ben Ari, des études expérimentales ont montré que la concentration de chlore est très élevée dans les neurones immatures, mais aussi lors de pathologies résultat d'un trouble du développement cérébral, comme l'épilepsie et probablement l'autisme. Des essais de ce même médicament ont été réalisés dans des formes néonatales d'épilepsie.

Appelant à la prudence sur l'interprétation de leurs résultats, Eric Lemonnier Et Yehezkel Ben-Ari, qui ont fondé une start-up, Neurochlore, ont déposé une demande d'autorisation pour mener un essai de ce diurétique à plus large échelle. L' étude, qui se déroulera dans plusieurs centres, pourrait aboutir à une autorisation de mise sur le marché du bumetanide dans l'autisme.

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lundi 4 février 2013

Quels sont les médicaments dangereux selon Prescrire et l'ANSM? -

Quels médicaments sont vraiment dangereux ? La réponse varie en fonction des interlocuteurs. Selon Le Guide des 4000 médicaments utiles, inutiles ou dangereux, des professeurs Bernard Debré et Philippe Even, 50% des médicaments sont inutiles, dont 5% potentiellement dangereux. La semaine dernière, la revue médicale indépendante Prescrire a publié sa liste des "médicaments plus dangereux qu'utiles" pour lesquels elle demande un retrait du marché. En janvier 2011, en plein scandale sanitaire du Mediator, l'Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) avait publié sa liste des 77 médicaments placés sous surveillance renforcée. L'Express y avait, à l'époque, consacré un dossier complet.  

Nous avons comparé les deux inventaires. Au total, près de 20 médicaments sont pointés du doigt à la fois par l'ANSM et par Prescrire. Ceux-ci disposent toujours d'une autorisation de mise sur le marché (AMM) mais on peut penser que, faisant en quelque sorte l'unanimité contre eux, ce seront les prochains à être retirés de la vente. Il s'agit, par ordre alphabétique, de:  

- Arcoxia (douleur, rhumatologie) 

- Champix (dépendances) 

- Cymbalta (psychiatre) 

- Ferrisat (cancérologie - hématologie) 

- Hexaquine (douleur - rhumatologie) 

- Januvia (diabétologie - nutrition)  

- Ketum gel (douleur - rhumatologie) 

- Nexen (douleur - rhumatologie) 

- Onglyza (diabétologie - nutrition)  

- Pholcodine (pneumologie - ORL)  

- Praxinor (cardiologie)  

- Primalan (dermatologie - allergologie) 

- Procoralan (cardiologie) 

- Protelos (douleur - rhumatologie) 

- Tysabri (neurologie) 

- Valdoxan (psychiatrie) 

- Vastarel (cardiologie)  

- Zyban (psychiatrie - dépendances)  

Parmi le recensement de l'Agence du médicament, figurent par exemple le Di-Antalvic (douleur - rhumatologie) et le Subutex (psychiatrie - dépendances) sans que leur efficacité ne soit remise en cause par la revue médicale. A l'inverse, le Motilium (gastro-enthérite) et le Thiovalone (pneumologie - ORL), entre autres, sont dans le viseur de Prescrire alors que l'ANSM ne les surveille pas avec une attention particulière.  

Ou on voit qu'il est plsu facile de se passe rde médicament lorsqu'on est pas malade : n'est-ce pas les journaleux et médecins spécialistes de ce genre de sujet !

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Microsoft prédit l'avenir grâce à un logiciel qui analyse le passé

Connais le passé, et tu connaîtras l'avenir. Une équipe de Microsoft et de chercheurs israéliens travaillent sur un logiciel capable de prédire les catastrophes à venir, à partir des évènements présents et passés.

Le journal Technology Review édité par le MIT indique que des chercheurs de Microsoft et de l'Institut israélien de Technologie Technion ont mis au point un logiciel censé prédire les catastrophes futures, grâce à une analyse du présent et des évènements passés.

Le système a été "nourri" par 22 années d'archives du New York Times, de 1986 à 2007, et exploite de nombreuses autres sources tirées du web. En particulier, le système utilise DBpedia, qui structure les informations de Wikipédia sous forme de base de données exploitable, WordNet, qui permet de comprendre le sens des mots anglophones, et OpenCyc, une autre base de données de connaissances diverses. En tout, 90 sources seraient ainsi compilées.

Ainsi, le logiciel d'analyse aurait permis (rétroactivement dans des simulations) de prévenir le risque d'une épidémie de choléra en Angola, suite aux sécheresses connues par le pays en 2006, parce que le système aurait détecté une corrélation entre l'apparition du choléra dans certaines régions et les phénomènes de sécheresse. De même en 2007, le risque d'une épidémie de choléra aurait été signalé après d'importantes tempêtes en Afrique, et la maladie a effectivement été détectée une semaine plus tard.

"Dans des tests impliquant des prévisions de maladies, violences et un nombre significatifs de morts, les avertissements du système étaient corrects entre 70 et 90 % du temps", indique le MIT.

En soit, ces travaux n'ont rien de surprenant ni d'inédit. Google lui-même pratique des prédictions sanitaires, comme lorsqu'il tente d'analyser la progression de la grippe à partir des recherches de symptômes menées par les internautes. Mais le système de Microsoft tente d'automatiser l'analyse, et d'affiner les prédictions en croisant les données de situations comparables. Par exemple, le système va rapprocher les risques de deux villes ayant sensiblement les mêmes données géographiques (température, humidité, taux de couverture du territoire en eau, ...) et économiques (revenu moyen par habitant, infrastructures sanitaires...). 

Dans un premier temps, Microsoft souhaite mettre le logiciel à disposition des associations humanitaires, pour qu'elles puissent mieux se préparer à intervenir là où risquent de se déclencher les catastrophes. La firme ne parle pas encore de le mettre en vente. Mais riches seront ceux qui pourront prédire l'avenir, en particulier les cycles macro et micro-économiques...

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mercredi 21 mars 2012

Accés à l’innovation thérapeutique: la France en retard au niveau Européen et Américain | Pharmactua

48 nouveaux médicaments ou associations de médicaments ont été autorisés en 2011 par la Food and Drug Administration (FDA) et 41 par l’Agence Européenne du Médicament (EMA), contre 20 en 2010 par chaque agence. « Ce chiffre est l’un des plus élevés de la dernière décennie », a constaté la FDA, lors de son bilan, publié le 3 novembre 2011. La plupart des autorisations concernent des thérapies ciblées qui s’affirment comme une tendance lourde de l’innovation thérapeutique du 21ème siècle. La plupart des nouveaux médicaments de 2011 représentent d’importantes avancées dans la prise en charge de maladies qui ne disposaient pas de traitements suffisamment efficaces comme le mélanome métastatique, l’hépatite C, le lupus (premier nouveau médicament en 50 ans), la maladie de Hodgkin (premier nouveau médicament en 30 ans) ou le cancer de la prostate.

Les progrès sont particulièrement sensibles dans le champ du mélanome métastatique où les malades disposent désormais de deux nouvelles thérapies ciblées, un inhibiteur enzymatique ciblant la mutation de la protéine BRAF et une immunothérapie ciblant un récepteur spécifique des lymphocytes T, leur permettant d’augmenter significativement leurs chances de survie.

L’autre progrès majeur de 2011 concerne l’hépatite C : les malades résistants aux bithérapies interféron et antiviral peuvent désormais bénéficier de trithérapies, associant de nouvelles molécules – les anti protéases – aux deux molécules déjà prescrites, qui permettent de guérir 75% des patients en échec thérapeutique.

Au vu de ces données internationales, les Entreprises du Médicament (Leem) déplorent que les évaluations des autorités françaises continuent de se détériorer. En effet, l’évaluation française de la Commission de Transparence de la Haute Autorité de santé (HAS) s’inscrit en décalage avec les évaluations américaines et européennes, puisqu’elle n’a accordé en 2011 que 23 ASMR , dont 1 seule ASMR 1, 5 ASMR 3 et 17 ASMR 4.

Autre sujet de préoccupation : la France est de moins en moins choisie dans les évaluations permettant l’accès au marché :

- par l’Agence européenne (EMA) comme rapporteur ou co-rapporteur dans les procédures centralisées (évaluation européenne unique pour les produits très innovants)

- par les industriels, comme pays de référence dans les procédures décentralisées (process d’évaluation coordonné entre les pays européens) avec 7% des dossiers d’AMM européennes revenant à la France en 2010 contre 14% en 2009,source le Leem, my Pharma

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vendredi 16 mars 2012

Nombre de cachets d'aspirine produits et consommés dans le monde

Consommation mondiale d'aspirine

 

L’aspirine est le médicament dont la production mondiale est la plus importante : elle atteint 40 000 tonnes par an. (80 milliards de comprimés)

 

 

En France et par an environ 321,2 millions d'unités d'aspirines sont absorbées.

 

 

 

L'aspirine est l'un des médicaments les plus consommés toutes catégories confondues.  

 

 

En France, une production de 1500 tonnes par an pour environ 321,2 millions d'unités d'aspirines est ainsi absorbée.

 

 

Le  paracétamol qui est l'antalgique le plus utilisé par les français avec 130 millions d'unités

 

 

Les concurrents directs de l’aspirine sont les anti-inflammatoires non stéroïdiens.

 

Histoire de l'aspirine

 

 

A l'époque d'Hypocrate  on utilisait des décoctions de feuille de saule, réputées pour leur vertus contre la fièvre et les douleurs.

 

Il fallut attendre le XIXe siècle, avec l’essor de la chimie d’extraction et de synthèse, pour découvrir et isoler le principe actif de l’écorce de saule. En 1825, l’amertume de l’écorce de saule était reconnu par Fontana comme étant due à la salicine. En 1828, à Munich, Büchner isolait quelques cristaux en aiguilles, de goût amer ; il avait préparé la salicine. En 1829, à Paris, Leroux améliorait le procédé d’extraction et obtenait une once (30 g) de salicine à partir de 3 livres (500 g) d’écorce de saule. Il démontra aussi son effet thérapeutique. En 1833, à Darmstadt, Merck trouvera un procédé d’extraction deux fois moins coûteux.

 

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mercredi 14 mars 2012

Cancers de l’enfant: découverte d’un nouveau type de sarcome osseux - MyPharma Editions | L'Info Industrie & Politique de Santé

Une équipe de l’Institut Curie et de l’Inserm dirigée par le Dr Olivier Delattre vient de découvrir l’existence d’une nouvelle forme de sarcome osseux s’exprimant principalement chez des adolescents et de jeunes adultes. Bien que présentant des similarités avec la tumeur d’Ewing sur le plan clinique, ce sarcome s’en distingue par la présence d’une anomalie chromosomique différente à l’origine du cancer. Ces nouvelles données, publiées online par la revue Nature Genetics le 4 mars, pourraient permettre une meilleure prise en charge des malades.

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dimanche 11 mars 2012

Ce médicament contre la calvitie qui rend les hommes impuissants - Le Point

Révélés par "Le Parisien", les effets du Propecia sur la libido seraient "parfaitement connus" et "réversibles", selon l'Afssaps.

Le traitement était prescrit à 32 000 Français en 2010.

Le traitement était prescrit à 32 000 Français en 2010. © Bep/Le Dauphiné libéré / Maxppp

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jeudi 8 mars 2012

La pilule qui rend moins raciste | LeFigaro.fr

Des chercheurs de l'université d'Oxford ont découvert qu'un médicament couramment utilisé pour abaisser le rythme cardiaque réduit le racisme inconscient.

La prise d'un médicament courant utilisé pour lutter contre l'hypertension a un effet secondaire inattendu: il rend moins raciste. Des chercheurs de l'université d'Oxford en Grande-Bretagne se sont rendu compte que les personnes qui avaient pris du propranolol, un médicament connu en France sous le nom Avlocardyl, avait un score «significativement moins élevé» à un test sur les préjugés racistes inconscients, par rapport au groupe témoin qui avait pris un placebo. Le produit chimique n'a en revanche pas modifié l'attitude consciente des sujets sur le racisme.

Le propranolol est un médicament de la classe des bêtabloquants, utilisé pour lutter contre l'hypertension, et dont l'effet principal est de réduire le rythme cardiaque. Il sert aussi à réduire les effets physiques de l'anxiété. Son action se fait sur une partie du cerveau liée aux émotions, dont le sentiment de peur.

L'étude a été réalisée sur un panel assez restreint, avec seulement «36 hommes d'origine ethnique blanche», mais les résultats sont tout de même troublants et ouvrent la porte à de nombreuses questions éthiques. «Certaines personnes se demandent déjà s'il faudrait utiliser ce médicament pour soigner le racisme», regrette Sylvia Terbeck, la chercheuse du département de psychologie expérimentale de l'université d'Oxford qui a réalisé les recherches, publiées dans la revue Psychopharmacology.

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mardi 6 mars 2012

Radioactivite : Césium 137

Le césium-137 est un élément radioactif dont la durée de vie est considérée comme moyenne. Sa période est de 30,15 ans. Cet isotope du césium est un émetteur de rayons bêta et gamma. Il est produit avec une relative abondance dans les réactions de fission. L'attention prêtée au césium-137 tient au fait qu'à l'échelle d'une centaine d'années, il constitue la principale source de radioactivité des déchets des réacteurs nucléaires avec le strontium-90 et les isotopes du plutonium.

Pour la gestion des déchets radioactifs, les deux principaux produits de fission dits à vie moyenne sont en effet le césium-137 et le strontium-90. Ces deux noyaux sont produits à raison de 24 et 10 kg par an dans le combustible usé d'un réacteur REP à eau pressurisée conventionnel.

Dans l'industrie, le césium-137 est un peu utilisé pour ses rayons gamma de 600 keV, mais on lui préfère généralement des sources de cobalt.



Césium et chaîne alimentaire
Le césium-137 est la principale source de contamination de la chaîne alimentaire due aux essais nucléaires et à l'accident de Tchernobyl. Peu mobile, il s'enfonce lentement dans le sol. La contamination se fait d'abord par les feuilles, puis les racines. Ce sont aujourd'hui les champignons - à cause du mycélium - et le gibier qui sont les plus contaminés. Cette contamination est très variable : de 15 à 5000 Bq/kg pour les champignons et jusqu'à 5000 Bq/kg pour le gibier. Cependant, pour être exposé à une dose efficace annuelle de 1mSv, il faudrait vivre en forêt et se nourrir quotidiennement de produits des bois.
IRSN/dessin : Martine Beugin

Le césium des essais nucléaires et des accidents de réacteurs

Le césium-137 a été répandu sur terre lors des essais dans l'atmosphère des armes atomiques. Cet isotope contribuait dans les années 60 entre 1 et 4 % de la radioactivité naturelle du corps humain. Elle a beaucoup décru depuis, davantage du fait de la dispersion, de la fixation dans le sol que du temps écoulé.

Le césium-137 est également un des principales sources de contamination radioactive lors des accidents de réacteurs. Il est un sujet de préoccupation car sa durée de vie est longue et il voyage aisément à travers la chaîne alimentaire tout en continuant à émettre ses rayonnements. Des atomes de césium participent au cycle végétal, entrant dans les plantes par les racines et retournant à la terre quand la plante meurt.

Lors de l'accident de Tchernobyl, une quantité importante de cet isotope a été disséminée. Toutefois, les analyses récentes montrent que le niveau de césium dans l'atmosphère est retombé depuis 1995 au-dessous de ce qu'il était avant l'accident en 1986, même si 15 ans après du césium-137 était encore détectable chez des sangliers sauvages de Croatie et des rennes de Norvège.

Dans l'environnement, le césium est beaucoup moins mobile par exemple que l'iode. Lors d'un accident, généralement emporté par de la vapeur d'eau, il se dépose au sol avec la pluie. Fixé par des minéraux, il reste en surface du sol. Proche chimiquement du potassium, il se retrouve notamment dans la litière des forêts après avoir été intercepté par le feuillage. Le mycélium, partie vivace des champignons qui se développe à quelques centimètres sous la surface du sol, piège le césium (comme il piège, par ailleurs, les pesticides). Il peut se concentrer dans la chaîne alimentaire, par exemple dans la chair des poissons ou du gibier. Les milieux argileux sont efficaces pour fixer le césium.



Evolution du Césium-137 dans le corps humain
L'activité du césium-137 dans le corps humain a été mesurée aux environs du laboratoire de Mol, dans le nord de la Belgique, depuis près d'un demi-siècle. Bien que ce laboratoire soit éloigné des pas de tirs des essais nucléaires et de Tchernobyl, on observe très bien le pic d'activité dû à ces essais et celui, environ 4 fois moindre, de Tchernobyl. Dans les deux cas,la décroissance du césium-137 dans le corps humain est beaucoup plus rapide que la décroissance radioactive naturelle dont la période est de 30 ans. Bien que le césium s'enfonce lentement dans le sol, la décroissance rapide de l'activité absorbée par le corps humain rend superflu en Belgique une décontamination de la surface du sol, par exemple par un traitement au bleu de Prusse.(Source Jean Louis Genicot)
SCK-GEN

Effets sanitaires - Absorbé par l'homme, le césium se répartit dans les muscles. Sa période biologique est de 100 jours, laps de temps au bout duquel il est éliminé de l'organisme. Cette élimination relativement rapide téduit sa nocivité. Elle signifie qu'un noyau de césium-137 seulement sur 160 absorbés se désintègre dans le corps humain.

La communauté scientifique internationale s’accorde à dire que le césium se diffuse de manière homogène dans la masse musculaire. Cependant, selon des études de médecins chercheurs russes sur les suites de l'accident de Tchernobyl, le césium aurait tendance à se concentrer dans le muscle cardiaque et il pourrait y avoir un lien entre le césium-137 et des pathologies cardiaques, comme des arythmies. Contrairement à l’iode qui se fixe naturellement sur la thyroïde, rien ne prédispose pourtant à une telle concentration sur ce muscle particulier.

Bien qu'un tel lien soit improbable, la question est importante. Pour en avoir le coeur net, une étude a été lancée en mai 2009, par l’IRSN et des hôpitaux de Briansk - une des régions les plus contaminées par l’accident - pour savoir si cet effet du césium-137 existe. La réponse est attendue vers 2013-2014.

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jeudi 1 mars 2012

Cancer du sein: un scandale français? | Slate

Deux systèmes de dépistage coexistent depuis huit ans: l’un «organisé», l’autre «individuel». On vient officiellement de démontrer que le premier est à la fois efficace et peu coûteux. Le second est nettement moins efficace et plus cher. Conclusion: on ne touche à rien. Pourquoi?

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mercredi 29 février 2012

Un médicament générique « n'est pas la copie conforme » du médicament

Un médicament générique « n'est pas la copie conforme » du médicament original, souligne l'Académie nationale de médecine dans un rapport récent, appelant à plusieurs mesures de précaution pour leur utilisation... Le rapport émane du professeur Charles Joël Menkès, rhumatologue et ancien membre de la Commission d'autorisation de mise sur le marché (AMM). Un générique contient le même principe actif, mais les autres substances entrant dans sa composition (les excipients) peuvent être différents. Les académiciens ne s'opposent pas à l'utilisation des génériques, moins chers que les médicaments originaux, mais recommandent une série de mesures de prudence.

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lundi 27 février 2012

Classement mondial de la productivité sur 5 ans de la recherche et du développement clinique des 12 principaux groupes pharmaceutiques. | Pharmactua

Pourquoi la France est malade de ses hôpitaux

T u as combien de lits dans ton service ? » « Soixante, et toi ? » « Je n'en ai plus que trente. On m'a obligé à réduire la voilure. » « A ta place, je n'aurais jamais accepté. Si on me le demande, j'ameute la presse locale et je menace de me mettre en grève. » Ce dialogue à peine imaginaire entre deux chefs de service résume la situation de la médecine hospitalière dans l'Hexagone. La France compte près de 8.000 salles d'opération qui réalisent en moyenne 1,5 intervention par jour. Cette donnée brute cache d'énormes disparités. Certaines unités ne désemplissent pas, alors que d'autres réalisent à peine une opération par semaine. Pour le président de l'Ecole européenne de chirurgie, Guy Vallancien, le maintien en activité de ces structures sous-utilisées est un « gâchis considérable » . En fait, c'est une double aberration économique et sanitaire. On entretient à grands frais des services sous-performants et peu fréquentés pour maintenir une illusion de proximité de soins à laquelle les Français sont très attachés. Localement, la fermeture d'un service de chirurgie dans un hôpital général est vécue comme un déclassement, voire une régression sociale, alors que c'est souvent une sage décision destinée à améliorer le niveau moyen des soins.

Dans le domaine de la santé, le rationnel et l'irrationnel font souvent bon ménage et la mesure de l'excellence est un exercice plein d'embûches. Une enquête récente (1) montre que les Français ont une perception très contradictoire de l'organisation hexagonale. Près de 70 % d'entre eux estiment que la « qualité des soins est au meilleur niveau mondial et qu'ils ont accès sans problème aux technologies de pointe ». En revanche, 40 % d'entre eux jugent que « la qualité s'est détériorée au cours des cinq dernières années ». Paradoxalement, ceux qui portent le jugement le plus sévère sur l'hôpital sont ceux qui y vont le moins : les générations X et Y. Parmi les récriminations les plus fréquentes figurent les files d'attente. Tous ceux qui ont passé une nuit aux urgences ne peuvent qu'être d'accord avec ce cri du coeur unanime : « On manque de tout. » En fait les services d'urgence sont embolisés par 30 à 40 % de patients qui ne devraient pas y être. 

Contrairement à un stéréotype, les effectifs dans les hôpitaux français n'ont cessé de progresser à un rythme soutenu : un millier de praticiens supplémentaires par an depuis trente ans et deux fois plus de postes d'infirmières créés (70.000 en quinze ans). « L'offre de soins est pléthorique et notre système est le plus onéreux d'Europe parce qu'on hospitalise trop », rappelle régulièrement l'économiste de la santé Jean de Kervasdoué. Mais rien n'y fait, deux Français sur trois sont persuadés que « le recrutement de médecins est une priorité pour les hôpitaux publics ».

Dans la vraie vie, la majorité des Français fait bien la différence entre proximité et expertise. Tant que faire se peut, ils évitent de mettre les pieds dans ces salles d'opération intermittentes, tout en s'opposant à leur fermeture. Ces « taux de fuite » en faveur des grands centres sont bien connus. Ils sont renforcés par les classements publiés par les hebdomadaires. Tout serait encore plus transparent si la CNAM, qui dispose d'une montagne de données « confidentielles », osait publier les vrais chiffres : les taux de complications postopératoires de ces petits blocs « sympathiques et si proches de chez nous » atteignent parfois les 50 %. 

Les médecins hospitaliers jouent sur cette peur de la déqualification et de la désertification qui angoisse surtout les citoyens du monde rural pour défendre leur pré carré. Ils jouent sur du velours en agitant deux chiffons rouges qui font mouche à tous les coups : « Halte à la marchandisation de la santé » et « Non à l'hôpital entreprise ». En fait, la médecine hospitalière connaît une série de révolutions : l'explosion des savoirs, l'hyperspécialisation des disciplines, le poids croissant des technologies et de la biologie dans le diagnostic et le suivi des patients, le démarrage poussif de la télémédecine et les premiers pas de la réalité augmentée. Sans compter le développement inexorable des soins ambulatoires, qui relègue aux oubliettes le syndrome du « t'as combien de lits ? » . « Autrefois une opération de la cataracte demandait une hospitalisation de neuf jours. Aujourd'hui, cela se passe en trois heures », rappelle la directrice générale de l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris, Mireille Faugère. La France est la lanterne rouge européenne de cette chirurgie rapide et moins coûteuse. Seulement 38 % des opérations bénéficient de ce traitement contre 50 % chez nos proches voisins.  

Les médecins français sont aussi viscéralement opposés à la délégation des tâches à des infirmières, une pratique courante dans de nombreux pays. Ces « superinfirmières » de niveau master pourraient prendre en charge certains actes médicaux comme les endoscopies, qui se sont considérablement simplifiées avec l'arrivée de matériel performant. « Près de 90 % des actes médicaux sont normalisés. Ils peuvent être confiés sans danger à des infirmières bien formées. Le vrai savoir du médecin est dans sa capacité à transgresser les règles en cas de situation d'urgence », assure l'iconoclaste Guy Vallancien, qui prédit l'arrivée prochaine d'ingénieurs et de techniciens opérateurs dans les salles d'opération. Dans ce contexte, Mireille Faugère prévoit une réduction supplémentaire de 30 à 40 % des lits ne relevant pas des urgences. Pour assurer la transition, l'AP-HP a mis en place une formation facultative destinée à ces « médecins managers » du XXI e siècle. La moitié des 128 chefs de pôle de l'institution parisienne ont accepté de suivre ce cursus censé les familiariser avec les contraintes médico-économiques de la santé de demain.

 

(1) « Les Français et leur santé », étude Deloitte, janvier 2012.Alain Perez est éditorialiste aux « Echos »

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samedi 25 février 2012

Un vaccin contre l'addiction à l'héroïne?

Des chercheurs mexicains de l’Institut National de Psychiatrie sont en train de développer un vaccin qui permettrait de diminuer la dépendance à l’héroïne, rapporte le Guardian. Le vaccin, breveté aux États-Unis, rendrait l'organisme insensible aux effets agréables de cette drogue. Déjà testée avec succès sur des souris, la formule doit désormais être essayée sur des êtres humains.

Plusieurs équipes dans le monde cherchent des solutions semblables à l’addiction aux drogues. Un laboratoire américain du US National Institute on Drug Abuse est notamment en train de développer un vaccin contre la dépendance à la cocaïne.

Selon le gouvernement mexicain, 450.000 personnes seraient dépendantes aux drogues dans le pays. Le pavot est cultivé dans les montagnes de la Sierra Madre puis transformé en Black Tar et en Mexican Mud, deux formes d’héroïne qui sont ensuite passées en contrebande par le Rio Grande. Depuis 2006, le cartel des drogues a assassiné plus de 47.000 personnes au Mexique.

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lundi 20 février 2012

Classement 2012 des 12 premiers médicaments les plus vendus dans le monde en chiffre d’affaires | Pharmactua

Ce classement mondial 2012 établit par Pharmactua Global Market Estimates, consolide les ventes mondiales  des douze plus importants médicaments vendus dans le monde et réalisées à fin 2011 sur la base des rapports annuels publiés.  / Tahor (atorvastatine) occupe la première place du classement mondial,  Co marketé dans le monde par Pfizer(US), Astellas, (Japon) et Almirall, (Espagne), traitement de l’hypercholestérolémie a réalisé un chiffre d’affaires mondial de 9,5 milliards de dollars en 2011. Lipitor/Tahor a perdu son brevet en novembre 2011 aux Etats-Unis.

En deuxième position mondial, Plavix, (clopidogrel), antiagrégant plaquettaire, développé par Sanofi Aventis, (France) et comarketé avec Bristol Myers Squibb, (Etats Unis), a atteint des ventes mondiales de 9 milliards de dollars en 2011. Plavix perd son brevet aux Etats Unis en 2012 ou le produit a réalisé un chiffre d’affaires de 7 milliards de dollars.

Remicade, (infliximab), traitement indiqué dans la polyarthrite rhumatoïde Co marketé par Johnson & Johnson, Merck & Co, Mitsubishi(Japon) et Tanabe(Japon), arrive en troisième place avec des ventes mondiales de 8,09 milliards de dollars en 2011. Le groupe Johnson & Johnson ayant réalisé 5,49 milliards de dollars de ventes sur et Merck 2,6 milliards de dollars en 2011

Advair/Seretide, (fluticasone propionate et salmétérol), traitement de l’asthme de GlaxoSmithKline arrive en quatrième position avec des ventes mondiales de 8 milliards de dollars réalisées en 2011.

 Humira, (adalimumab), traitement indiqué dans l’arthrite rhumatoïde des laboratoires Abbott Pharmaceuticals  atteint la cinquième position  avec 7,9 milliards de dollars de ventes en 2011.

 L’anticorps monoclonal , (etanercept), indiqué pour le traitement de la polyarthrite rhumatoïde comarketé par Pfizer et Amgen arrive en sixième position mondiales avec 7,3 milliards de dollars de ventes mondiales.

 La statine , (rosuvastatine) du groupe Astra Zeneca prend la septième place du classement en 2012 avec 6,6 milliards de dollars de ventes mondiales.

 En huitième position, Mabthéra/Rituxan, (rituximab), anticorps monoclonal indiqué pour le traitement des lymphomes non Hodgkiniens et la polyarthrite rhumatoïde Co marketé dans le monde par Roche/Genentech a atteint des ventes mondiales de 6,48 milliards de dollars en 2011, en progression de 8 %.

 Avastin (bevacizumab) de Roche, un anticorps monoclonal humanisé, indiqué pour le cancer colorectal métastasique, cancer du sein métastasique et le cancer bronchique non à petites cellules arrive en neuvième position avec des ventes mondiales de 5,71 milliards de dollars de ventes en 2011.

 Le traitement de l’asthme Singulair, (montelukast) de Merck & Co prend la dixième place du classement mondial avec 5,7 milliards de dollars de ventes  en 2011 devant l’antihypertenseur ,(valsartan) de Novartis qui a réalisé 5,6 milliards de dollars en 2011 L’antidiabétique de Sanofi prend la douzième place avec 5,18 milliards de dollars de  ventes mondiales en 2011

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