Alors que se tient le débat sur la révision de la Loi de Bioéthique, le diagnostic génétique pré-implantatoire a permis, pour cette famille dont les deux premiers enfants sont atteints d’une maladie génétique grave et invalidante (beta-thalassémie), d’obtenir la naissance d’un enfant sain ayant un groupe tissulaire compatible (HLA). Son sang de cordon a été conservé afin d’être greffé dans un proche avenir à l’un des aînés malade.
Umut-Talha qui signifie en turc « notre espoir », enfant de sexe masculin pesant 3 650g, est né le 26 janvier 2011 à l’hôpital Antoine Béclère (AP-HP). Il est aujourd’hui en très bonne santé.
La loi de bioéthique de 2004 et le décret 2006 autorisent cette pratique après accord de l’Agence de Biomédecine. Sept transferts DPI et recherche du groupe HLA ont eu lieu dans le cadre de la collaboration Béclère-Necker (seul des 3 centres français à prendre en charge cette situation), donnant 3 grossesses et cette première naissance HLA compatible.
Cette naissance est le fruit de la collaboration des équipes médicales et biologiques de l’Assistance Publique-Hôpitaux de Paris : celles de l’hôpital Necker (Pr A. Munnich, et Dr J. Stephann, Dr N. Gigarel, Dr Ph. Burlet, Dr J.P. Bonnefond et Pr M. Vekemans) et celles de l’hôpital Antoine Béclère (Dr N. Achour-Frydman, Dr L. Hesters, Dr F. Lamazou, Mme V. Kerbrat et Pr R. Fanchin), au sein des Universités Paris Descartes (Paris V) et Paris Sud (Paris XI).
Source : AP-HP
mercredi 9 février 2011
Naissance du premier “bébé-médicament” en France MyPharma Editions | L'Info Industrie & Politique de Santé
lundi 15 novembre 2010
Nourrisson réanimé de force : l'hôpital de Châteauroux condamné
La cour d'appel de Bordeaux a condamné l'hôpital de Châteauroux à indemniser la famille d'une jeune femme handicapée.
Le Centre hospitalier de Châteauroux
Photo : Hopital.fr
La cour administrative d'appel de Bordeaux a donné raison à la mère d'une jeune femme handicapée qui poursuit l'hôpital de Châteauroux, où elle a accouché il y a 28 ans, selon une information RTL.
Le 11 août 1982, Annie Amouriq vit un dramatique accouchement. Quinze jours après le terme de sa grossesse, elle accouche d'une petite-fille en arrêt cardiaque. En salle d'accouchement ne sont présents qu'une sage-femme et une infirmière. C'est un pédiatre, en charge d'un autre cas dans l'établissement, qui va prendre en charge l'enfant, le réanimant malgré l'opposition du père du nourrisson.
Une fois le bébé revenu à la vie, le médecin prévient les parents que leur fille ne marchera pas et ne parlera pas non plus. Le praticien avait raison. Aujourd'hui âgée de 28 ans, Elodie Amouriq est très lourdement handicapée, ne pouvant effectuer le moindre geste seule.
La mère d'Elodie, seule depuis le décès de son mari, mène un combat pour obtenir réparation et assurer la survie matérielle de sa fille, dont les soins coûtent chers.
La cour d'appel de Bordeaux, qui a jugé que l'hôpital de Châteauroux avait commis des fautes, l'a condamné à verser 1,3 million d'euros à la famille d'Elodie et à la caisse primaire d'assurance maladie de l'Indre. L'hôpital va saisir le Conseil d'Etat, ultime recours en matière administrative.
samedi 22 mai 2010
Un généticien crée la première cellule vivante synthétique
Une cellule synthétique qui possède son propre ADN ? Le pionnier du séquençage du génome humain, le biologiste américain Craig Venter, a dévoilé, jeudi 20 mai, la création de la première cellule vivante dotée d'un génome synthétique. Une "étape importante scientifiquement et philosophiquement", explique le chercheur, dans la compréhension des mécanismes de la vie et qui ouvre la voie à la fabrication d'organismes artificiels.