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vendredi 22 février 2013

Chez Novartis, le silence se paie en francs suisses | Causeur

daniel vasella novartis

Daniel Vasella, patron sortant de Novartis, vient de se faire pincer alors qu’il s’apprêtait à empocher un bonus de 72 millions de francs suisses (58 millions d’euros). Ne pouvant lui offrir de “parachute doré” — s’agissant d’un départ régulier —, le conseil d’administration du géant pharmaceutique suisse entendait faire passer ce petit cadeau sur un compte secret au titre de “salaire du silence”. Même si la clause de confidentialité figurait clairement dans son contrat de travail.
Par-delà l’extravagance des chiffres, l’affaire Vasella montre la perte de contact croissante des conseils d’administration avec la réalité économique et humaine.
Moi, ces 72 millions de Novartis, je me les garderais. Renoncer à votre bonus quand il est révélé au grand jour, et seulement parce qu’il est révélé, voilà qui jette un voile de suspicion sur votre jugement moral. De deux choses l’une : soit vous méritiez votre indemnité — et vous l’encaissez sans ciller; soit vous ne la méritiez pas — mais alors au nom de quoi l’avoir réclamée et négociée?
Car enfin, il est peu d’hommes en ce monde qui détiennent un secret comme le vôtre. Un secret qui vaut une fainéantise de six ans et 72 millions dans ce pays à l’éthique de travail si sévère ! Un comble… Malgré cela, Novartis était disposé à vous payer un million de francs suisses le mois de farniente ! Dix-neuf francs chaque minute de silence !
Que détenez-vous donc de si précieux, de si désirable pour la concurrence ? La recette d’un médicament miracle capable de faire décoller une multinationale assoupie ? L’art de masquer par des restructurations, dans les bilans de fin d’année, le manque de créativité des laboratoires ? Le réseau politique idéal pour faire endosser aux collectivités de nouveaux vaccins d’autant plus indispensables qu’ils seront moins utiles ? Ne craignez-vous pas, détenant un secret si stratégique dans votre tête, qu’on vous enlève pour vous faire parler ? Rêvez-vous de waterboarding ? De sérums de vérité ? Avez-vous engagé des gorilles pour vos enfants ?
Mais je me laisse éblouir par votre démesure, M. Vasella. Si vous et vos administrateurs avez pu mitonner un cocktail d’adieu aussi somptueux, c’est que le gâteau dont vous êtes la cerise est, quoi qu’on en dise, une sacrée pièce montée. J’ai sous les yeux le rapport d’analyse d’une grande banque sur les perspectives de l’économie suisse en 2013, par secteurs. Tout stagne et tout va mal. Sauf ce qui va très bien: la haute horlogerie, évidemment. Et puis le médical, la pharma, la technologie liée aux soins et les assurances. En somme, une économie gériatrique alimentée par la hantise de la mort, depuis le tic-tac de luxe qui nous décompte les heures («toutes nous blessent, la dernière nous tue», disaient les Anciens) jusqu’aux alchimies qui prolongent à grands frais nos jeunesses de quelques années et nos vieillesses de quelques jours. Si l’industrie morticole est un royaume, la pharma en est la reine.
Vous voyez bien que je plaisantais, M. Vasella. Si j’étais vous, je dormirais sur mes deux oreilles. L’équivalent de 60 prix Nobel que vous venez de décliner ne récompensait pas votre personne, ni votre génie, ni vos secrets. Votre valeur personnelle n’est, rassurez-vous, même pas en jeu. Ce qui est en jeu, c’est votre fonction. C’est la cerise que vous représentez. Une cerise de ce prix-là valorise tout le gâteau. Un gâteau énorme, aussi vaste qu’un pays. Un gâteau où pioche une armée de cadres, de lobbyistes, de parlementaires et de communicants. Ceux qui, face à vos appétits de satrape, sont toujours restés muets. Normal: on ne parle pas la bouche pleine.

*Photo : World Economic Forum (Daniel Vasella).

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mercredi 21 mars 2012

Accés à l’innovation thérapeutique: la France en retard au niveau Européen et Américain | Pharmactua

48 nouveaux médicaments ou associations de médicaments ont été autorisés en 2011 par la Food and Drug Administration (FDA) et 41 par l’Agence Européenne du Médicament (EMA), contre 20 en 2010 par chaque agence. « Ce chiffre est l’un des plus élevés de la dernière décennie », a constaté la FDA, lors de son bilan, publié le 3 novembre 2011. La plupart des autorisations concernent des thérapies ciblées qui s’affirment comme une tendance lourde de l’innovation thérapeutique du 21ème siècle. La plupart des nouveaux médicaments de 2011 représentent d’importantes avancées dans la prise en charge de maladies qui ne disposaient pas de traitements suffisamment efficaces comme le mélanome métastatique, l’hépatite C, le lupus (premier nouveau médicament en 50 ans), la maladie de Hodgkin (premier nouveau médicament en 30 ans) ou le cancer de la prostate.

Les progrès sont particulièrement sensibles dans le champ du mélanome métastatique où les malades disposent désormais de deux nouvelles thérapies ciblées, un inhibiteur enzymatique ciblant la mutation de la protéine BRAF et une immunothérapie ciblant un récepteur spécifique des lymphocytes T, leur permettant d’augmenter significativement leurs chances de survie.

L’autre progrès majeur de 2011 concerne l’hépatite C : les malades résistants aux bithérapies interféron et antiviral peuvent désormais bénéficier de trithérapies, associant de nouvelles molécules – les anti protéases – aux deux molécules déjà prescrites, qui permettent de guérir 75% des patients en échec thérapeutique.

Au vu de ces données internationales, les Entreprises du Médicament (Leem) déplorent que les évaluations des autorités françaises continuent de se détériorer. En effet, l’évaluation française de la Commission de Transparence de la Haute Autorité de santé (HAS) s’inscrit en décalage avec les évaluations américaines et européennes, puisqu’elle n’a accordé en 2011 que 23 ASMR , dont 1 seule ASMR 1, 5 ASMR 3 et 17 ASMR 4.

Autre sujet de préoccupation : la France est de moins en moins choisie dans les évaluations permettant l’accès au marché :

- par l’Agence européenne (EMA) comme rapporteur ou co-rapporteur dans les procédures centralisées (évaluation européenne unique pour les produits très innovants)

- par les industriels, comme pays de référence dans les procédures décentralisées (process d’évaluation coordonné entre les pays européens) avec 7% des dossiers d’AMM européennes revenant à la France en 2010 contre 14% en 2009,source le Leem, my Pharma

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mercredi 29 février 2012

Un médicament générique « n'est pas la copie conforme » du médicament

Un médicament générique « n'est pas la copie conforme » du médicament original, souligne l'Académie nationale de médecine dans un rapport récent, appelant à plusieurs mesures de précaution pour leur utilisation... Le rapport émane du professeur Charles Joël Menkès, rhumatologue et ancien membre de la Commission d'autorisation de mise sur le marché (AMM). Un générique contient le même principe actif, mais les autres substances entrant dans sa composition (les excipients) peuvent être différents. Les académiciens ne s'opposent pas à l'utilisation des génériques, moins chers que les médicaments originaux, mais recommandent une série de mesures de prudence.

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lundi 27 février 2012

Classement mondial de la productivité sur 5 ans de la recherche et du développement clinique des 12 principaux groupes pharmaceutiques. | Pharmactua

Pourquoi la France est malade de ses hôpitaux

T u as combien de lits dans ton service ? » « Soixante, et toi ? » « Je n'en ai plus que trente. On m'a obligé à réduire la voilure. » « A ta place, je n'aurais jamais accepté. Si on me le demande, j'ameute la presse locale et je menace de me mettre en grève. » Ce dialogue à peine imaginaire entre deux chefs de service résume la situation de la médecine hospitalière dans l'Hexagone. La France compte près de 8.000 salles d'opération qui réalisent en moyenne 1,5 intervention par jour. Cette donnée brute cache d'énormes disparités. Certaines unités ne désemplissent pas, alors que d'autres réalisent à peine une opération par semaine. Pour le président de l'Ecole européenne de chirurgie, Guy Vallancien, le maintien en activité de ces structures sous-utilisées est un « gâchis considérable » . En fait, c'est une double aberration économique et sanitaire. On entretient à grands frais des services sous-performants et peu fréquentés pour maintenir une illusion de proximité de soins à laquelle les Français sont très attachés. Localement, la fermeture d'un service de chirurgie dans un hôpital général est vécue comme un déclassement, voire une régression sociale, alors que c'est souvent une sage décision destinée à améliorer le niveau moyen des soins.

Dans le domaine de la santé, le rationnel et l'irrationnel font souvent bon ménage et la mesure de l'excellence est un exercice plein d'embûches. Une enquête récente (1) montre que les Français ont une perception très contradictoire de l'organisation hexagonale. Près de 70 % d'entre eux estiment que la « qualité des soins est au meilleur niveau mondial et qu'ils ont accès sans problème aux technologies de pointe ». En revanche, 40 % d'entre eux jugent que « la qualité s'est détériorée au cours des cinq dernières années ». Paradoxalement, ceux qui portent le jugement le plus sévère sur l'hôpital sont ceux qui y vont le moins : les générations X et Y. Parmi les récriminations les plus fréquentes figurent les files d'attente. Tous ceux qui ont passé une nuit aux urgences ne peuvent qu'être d'accord avec ce cri du coeur unanime : « On manque de tout. » En fait les services d'urgence sont embolisés par 30 à 40 % de patients qui ne devraient pas y être. 

Contrairement à un stéréotype, les effectifs dans les hôpitaux français n'ont cessé de progresser à un rythme soutenu : un millier de praticiens supplémentaires par an depuis trente ans et deux fois plus de postes d'infirmières créés (70.000 en quinze ans). « L'offre de soins est pléthorique et notre système est le plus onéreux d'Europe parce qu'on hospitalise trop », rappelle régulièrement l'économiste de la santé Jean de Kervasdoué. Mais rien n'y fait, deux Français sur trois sont persuadés que « le recrutement de médecins est une priorité pour les hôpitaux publics ».

Dans la vraie vie, la majorité des Français fait bien la différence entre proximité et expertise. Tant que faire se peut, ils évitent de mettre les pieds dans ces salles d'opération intermittentes, tout en s'opposant à leur fermeture. Ces « taux de fuite » en faveur des grands centres sont bien connus. Ils sont renforcés par les classements publiés par les hebdomadaires. Tout serait encore plus transparent si la CNAM, qui dispose d'une montagne de données « confidentielles », osait publier les vrais chiffres : les taux de complications postopératoires de ces petits blocs « sympathiques et si proches de chez nous » atteignent parfois les 50 %. 

Les médecins hospitaliers jouent sur cette peur de la déqualification et de la désertification qui angoisse surtout les citoyens du monde rural pour défendre leur pré carré. Ils jouent sur du velours en agitant deux chiffons rouges qui font mouche à tous les coups : « Halte à la marchandisation de la santé » et « Non à l'hôpital entreprise ». En fait, la médecine hospitalière connaît une série de révolutions : l'explosion des savoirs, l'hyperspécialisation des disciplines, le poids croissant des technologies et de la biologie dans le diagnostic et le suivi des patients, le démarrage poussif de la télémédecine et les premiers pas de la réalité augmentée. Sans compter le développement inexorable des soins ambulatoires, qui relègue aux oubliettes le syndrome du « t'as combien de lits ? » . « Autrefois une opération de la cataracte demandait une hospitalisation de neuf jours. Aujourd'hui, cela se passe en trois heures », rappelle la directrice générale de l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris, Mireille Faugère. La France est la lanterne rouge européenne de cette chirurgie rapide et moins coûteuse. Seulement 38 % des opérations bénéficient de ce traitement contre 50 % chez nos proches voisins.  

Les médecins français sont aussi viscéralement opposés à la délégation des tâches à des infirmières, une pratique courante dans de nombreux pays. Ces « superinfirmières » de niveau master pourraient prendre en charge certains actes médicaux comme les endoscopies, qui se sont considérablement simplifiées avec l'arrivée de matériel performant. « Près de 90 % des actes médicaux sont normalisés. Ils peuvent être confiés sans danger à des infirmières bien formées. Le vrai savoir du médecin est dans sa capacité à transgresser les règles en cas de situation d'urgence », assure l'iconoclaste Guy Vallancien, qui prédit l'arrivée prochaine d'ingénieurs et de techniciens opérateurs dans les salles d'opération. Dans ce contexte, Mireille Faugère prévoit une réduction supplémentaire de 30 à 40 % des lits ne relevant pas des urgences. Pour assurer la transition, l'AP-HP a mis en place une formation facultative destinée à ces « médecins managers » du XXI e siècle. La moitié des 128 chefs de pôle de l'institution parisienne ont accepté de suivre ce cursus censé les familiariser avec les contraintes médico-économiques de la santé de demain.

 

(1) « Les Français et leur santé », étude Deloitte, janvier 2012.Alain Perez est éditorialiste aux « Echos »

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lundi 20 février 2012

Classement 2012 des 12 premiers médicaments les plus vendus dans le monde en chiffre d’affaires | Pharmactua

Ce classement mondial 2012 établit par Pharmactua Global Market Estimates, consolide les ventes mondiales  des douze plus importants médicaments vendus dans le monde et réalisées à fin 2011 sur la base des rapports annuels publiés.  / Tahor (atorvastatine) occupe la première place du classement mondial,  Co marketé dans le monde par Pfizer(US), Astellas, (Japon) et Almirall, (Espagne), traitement de l’hypercholestérolémie a réalisé un chiffre d’affaires mondial de 9,5 milliards de dollars en 2011. Lipitor/Tahor a perdu son brevet en novembre 2011 aux Etats-Unis.

En deuxième position mondial, Plavix, (clopidogrel), antiagrégant plaquettaire, développé par Sanofi Aventis, (France) et comarketé avec Bristol Myers Squibb, (Etats Unis), a atteint des ventes mondiales de 9 milliards de dollars en 2011. Plavix perd son brevet aux Etats Unis en 2012 ou le produit a réalisé un chiffre d’affaires de 7 milliards de dollars.

Remicade, (infliximab), traitement indiqué dans la polyarthrite rhumatoïde Co marketé par Johnson & Johnson, Merck & Co, Mitsubishi(Japon) et Tanabe(Japon), arrive en troisième place avec des ventes mondiales de 8,09 milliards de dollars en 2011. Le groupe Johnson & Johnson ayant réalisé 5,49 milliards de dollars de ventes sur et Merck 2,6 milliards de dollars en 2011

Advair/Seretide, (fluticasone propionate et salmétérol), traitement de l’asthme de GlaxoSmithKline arrive en quatrième position avec des ventes mondiales de 8 milliards de dollars réalisées en 2011.

 Humira, (adalimumab), traitement indiqué dans l’arthrite rhumatoïde des laboratoires Abbott Pharmaceuticals  atteint la cinquième position  avec 7,9 milliards de dollars de ventes en 2011.

 L’anticorps monoclonal , (etanercept), indiqué pour le traitement de la polyarthrite rhumatoïde comarketé par Pfizer et Amgen arrive en sixième position mondiales avec 7,3 milliards de dollars de ventes mondiales.

 La statine , (rosuvastatine) du groupe Astra Zeneca prend la septième place du classement en 2012 avec 6,6 milliards de dollars de ventes mondiales.

 En huitième position, Mabthéra/Rituxan, (rituximab), anticorps monoclonal indiqué pour le traitement des lymphomes non Hodgkiniens et la polyarthrite rhumatoïde Co marketé dans le monde par Roche/Genentech a atteint des ventes mondiales de 6,48 milliards de dollars en 2011, en progression de 8 %.

 Avastin (bevacizumab) de Roche, un anticorps monoclonal humanisé, indiqué pour le cancer colorectal métastasique, cancer du sein métastasique et le cancer bronchique non à petites cellules arrive en neuvième position avec des ventes mondiales de 5,71 milliards de dollars de ventes en 2011.

 Le traitement de l’asthme Singulair, (montelukast) de Merck & Co prend la dixième place du classement mondial avec 5,7 milliards de dollars de ventes  en 2011 devant l’antihypertenseur ,(valsartan) de Novartis qui a réalisé 5,6 milliards de dollars en 2011 L’antidiabétique de Sanofi prend la douzième place avec 5,18 milliards de dollars de  ventes mondiales en 2011

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vendredi 25 novembre 2011

Les labos des temps modernes PAR PHILIPPE ESCANDE - LES ECHOS

La semaine prochaine, la protection légale du médicament le plus rentable de toute l'histoire s'achèvera, après quinze ans de bons et loyaux services. Les scientifiques l'appellent Atorvastatine, les Américains Lipitor et les Français Tahor. Cet anticholestérol puissant a sauvé des millions de cardiaques dans le monde et rapporté 100 milliards de dollars à son propriétaire, le laboratoire américain Pfizer. Comme il est d'usage, la fin d'un tel brevet signifie la marginalisation, voire la disparition à terme du médicament et de ses revenus plantureux. Le scénario est désormais bien huilé, les fabricants de copies génériques sont déjà prêts à entrer en scène pour le grand bonheur des assurances sociales du monde entier, qui paieront désormais de 50 % à 80 % moins cher ce produit essentiel. Rien qu'en France, le médicament a coûté près de 460 millions d'euros l'an dernier à la Sécurité sociale !

Mais la fin du Lipitor n'est pas qu'une aubaine pour les finances publiques et un casse-tête pour son concepteur. C'est aussi le symbole de la fin d'un monde, et pas seulement dans la pharmacie.

La fin d'un monde simple où un médicament de masse peut répondre à un problème de masse. Où la chimie permet de reproduire à l'infini et à peu de frais une molécule synthétisée en laboratoire. Où la prospérité d'une entreprise intégrée et monolithique peut reposer sur une poignée de best-sellers mondiaux. 

Sous la pression conjuguée des bouleversements économiques, technologiques, sociaux et démographiques, ce confortable ordonnancement disparaît dans les sables de ce début de XXI e siècle. Les pays émergents s'invitent comme clients mais aussi comme concurrents. La biotechnologie remplace la chimie comme mode de synthèse et de fabrication. Les traitements se personnalisent face à des malades de plus en plus âgés et des maladies toujours plus complexes.

La réponse des laboratoires tient en deux mots : diversification des sources de revenus et individualisation de la réponse et du rapport aux clients.

Finalement, cette mutation n'est pas propre à la pharmacie. Dans l'automobile, la distribution ou les cosmétiques, les défis sont les mêmes. C'est ce qui fait la difficulté de nos nouveaux temps modernes. D'autant que deux obstacles se dressent sur la route. La capacité des Etats à financer tout ou partie de cette coûteuse mutation et une exigence d'éthique et de transparence de la part de consommateurs citoyens désormais à l'affût.

 

Tous droits réservés (2011) LES ECHOS

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jeudi 17 novembre 2011

Antibiotique : Mais que fait l'industrie pharmaceutique ?

Si la montée des résistances est devenu un tel problème de santé publique, c'est aussi parce que l'arsenal d'antibiotiques à la disposition du corps médical ne se renouvelle plus guère. Au début des années 1970, on disposait de 11 classes d'antibiotiques aux mécanismes d'action différents. Mais, au cours des trois dernières décennies, seules deux nouvelles classes d'antibiotiques ont été lancées et le nombre de molécules en développement véritablement innovantes est extrêmement faible : un recensement de l'ensemble des pipe-lines de l'industrie pharmaceutique réalisé en 2009 n'avait permis d'identifier que deux molécules agissant sur de nouvelles cibles. Et depuis, peu de molécules vraiment novatrices ont été commercialisées (Teraflo d'Astra-Zeneca ou Fidaxomicin d'Optimer Pharmaceuticals). 

De fait, les laboratoires pharmaceutiques ont largement abandonné ce domaine : de 18 en 1990, ils seraient passés à 5 seulement en 2009. Et les sociétés de biotechnologie n'ont que très partiellement pris le relais. Plusieurs facteurs expliquent cette désertion. « Tout d'abord, les antibiotiques ne sont pas rémunérateurs », explique Philippe Gehin, directeur de la stratégie d'AstraZeneca en France. Selon les travaux de la société de conseil britannique Office of Health Economics (OHE), la valeur nette actualisée des antibiotiques est, par exemple, trois fois moins élevée que celle des anticancéreux et plus de sept fois inférieure à celle des médicaments pour le système nerveux central. En effet, les traitements sont courts et les prix sont bas, car la plupart des antibiotiques commercialisés sont aujourd'hui des génériques. Enfin, les autorités de santé cherchent à limiter la prescription donc la taille du marché. « Difficile, dans ces conditions, de rentabiliser des efforts de R & D coûteux et difficiles » , conclut Philippe Gehin. L'identification de nouvelles molécules par les méthodes classiques de criblage à haut débit s'avère en effet particulièrement peu efficace. Ainsi, GSK, pourtant un des laboratoires les plus expérimentés en matière d'antibiotiques, aurait, selon OHE, un taux de succès de criblage trois à quatre fois inférieur à ce qu'il obtient dans d'autres domaines thérapeutiques.

Comment inciter les laboratoires à revenir  ? Les idées ne manquent pas  : soutien massif à la recherche fondamentale, obtention de prix élevés en contrepartie d'une prescription plus ciblée par recours systématique aux antibiogrammes, adoption pour les antibiotiques d'un statut permettant la prolongation des brevets (à l'image des médicaments), ou encore indemnisation du laboratoire si l'utilisation du produit est différée pour lutter contre de futures résistances. Il ne reste plus qu'à mettre la main à la poche.

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mercredi 3 août 2011

Pénurie de médicaments : les protagonistes se renvoient la balle - Pharmacie

Depuis plusieurs mois, sur les 5 300 médicaments commercialisés en France, entre 160 et 370 sont régulièrement absents des rayons de pharmacie. Le taux de rupture chez les grossistes est passé de 0,7 jour par mois par produit à 1,3 actuellement. Selon Hélène Pollard, porte-parole de l’association de lutte contre le Sida TRT-5, ce sont "essentiellement les médicaments les plus chers qui sont en manque, comme les antirétroviraux ou les traitements hormonaux". Mais d'après Philippe Coatana, directeur général répartition chez Alliance Healthcare, 2ème grossiste répartiteur français, l’ampleur du phénomène de rupture pourrait être "plus importante, car des produits significatifs commencent à être affectés comme l’insuline" avec le système actuellement en place.

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jeudi 21 juillet 2011

Vers une généralisation des primes à la performance pour les médecins - 20minutes.fr

Photo d'illustration d'un patient présentant sa carte vitale chez le médecin, en 2007

Photo d'illustration d'un patient présentant sa carte vitale chez le médecin, en 2007 JAUBERT / SIPA

SANTE - Assurance maladie et médecins libéraux ont enfin signé un protocole d'accord pour une nouvelle convention médicale...

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lundi 18 juillet 2011

Les dépenses mondiales en recherche dans l’industrie pharmaceutique chute de 3 % en 2010, une tendance qui devrait s’accélérer dans les 3 prochaines années | Pharmactua

Les mondiales en dans l’industrie pharmaceutique chute de 3 % en 2010, une tendance qui devrait s’accélérer dans les 3 prochaines années. Les mondiales en et développement dans l’industrie pharmaceutique ont reculé de 3 % en 2010 pour atteindre 68 milliards de dollars contre 70 milliards en 2009 et 2008.

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lundi 4 juillet 2011

Revue Stratégique 2011 : impact des réductions de dépenses dans les ventes et les frais généraux sur le cours des actions de Pfizer, Novartis, Merck et GlaxoSmithKline | Pharmactua

Malgré ces réductions pouvant être qualifiées de drastique le cours des des 5 principaux groupes a peu varié.

 , le numéro 1 mondial après sa fusion avec le groupe

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mercredi 29 juin 2011

Revue Stratégique 2011 : Prévisions de croissance des ventes mondiales 2011-2020 des 9 premiers groupes pharmaceutiques sur la base de leurs portefeuilles de produits existants et à venir | Pharmactua

Revue Stratégique 2011 : Prévisions de croissance des ventes mondiales 2011-2020 des 9 premiers sur la base de leurs portefeuilles de produits existants et à venir. Les estimations 2011- 2020 établies par Bernstein Research se basent sur les sous prescriptions actuellement sur le marché et projettent l’impact des pertes de des 9 premiers .

Une deuxième estimation prend en compte les portefeuilles de produits en développement ainsi que les activités jugées périphériques comme les non soumis à la prescription, les génériques, les produits de santé animale et les .

 Le groupe Johnson & Johnson n’a pas été intégré dans ces projections en raison de la diversification de ses activités dans les dispositifs médicaux et chirurgicaux.

 Dans les 2 tableaux de projections à 2020, Le groupe pharmaceutique et le groupe montrent leurs fortes vulnérabilités à la perte de sur cette période ainsi que la forte concentration de leurs activités sur les sous prescription à l’opposé de groupe comme diversifié dans les , l’ophtalmologie avec le rachat d’.

 Le groupe dans le premier tableau de projection qui prend en compte uniquement les sous prescription commercialisés à fin 2010 passerait de 21,7 milliards de dollars en 2010 à 9,7 milliards en 2020.

 Le groupe serait aussi fortement touché par les pertes de avec un chiffre d’affaires de ses sous prescription actuellement commercialisés passant de 32,5 milliards en 2010 à 23,5 milliards en 2020. , numéro 1 mondial pourrait avec l’impact des pertes de voir son activité de médicament sous prescription passée de 58,7 milliards de dollars en 2010 à 38,7 milliards en 2020.

 Le deuxième tableau de prévisions prend en compte les produits actuellement commercialisés, les produits en développement susceptibles d’être commercialisés entre 2011 et 2020 ainsi que les autres activités comme les , les sans ordonnance… Sur cette base le groupe Suisse deviendrait le numéro 1 de l’industrie avec plus de 70 milliards de dollars en 2020. Par Guy Macy d’après Bernstein Research, CBS Interactive Business Network et une analyse Stratègique Pharmactua

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jeudi 23 juin 2011

L’inspection générale des affaires sociales préconise l’arrêt de la visite médicale en France | Pharmactua

’inspection générale des affaires sociales préconise l’arrêt de la visite médicale en France Dans les mesures préconisées par le rapport de l’Igas suite à l’affaire du Médiator, la suppression des visiteurs médicaux. « Il n’y a pas d’alternative », estiment les auteurs, car les « tentatives de régulation menées depuis quelques années » n’ont pas suffi.  Objectif: limiter la mainmise des firmes pharmaceutiques sur les médecins prescripteurs. Le rapport  propose la constitution d’un organisme public d’information sur le médicament et que, dans un souci de transparence, toute l’action promotionnelle des firmes vers les acteurs de santé soit rendue publique, à l’instar du Sunshine Act américain. Enfin, concernant  la pharmacovigilance, le rapport recommande « une réforme d’envergure » avec une simplification et un élargissement de la notification des effets indésirables à l’ensemble des médecins et aux associations de patients.

 Et également de promouvoir les analyses indépendantes de l’industrie en créant un département de pharmaco épidémiologie au sein de l’Agence de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps). 
Mais, surtout, le rapport de  l’Igas préconise de « rééquilibrer les rapports entre l’Afssaps » et les laboratoires : « exiger les données complètes des essais cliniques », « annuler des décisions favorables au laboratoire en cas de conflit d’intérêt », et enfin   »prévoir des sanctions proportionnées aux enjeux. D’après l’IGAS

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mercredi 22 juin 2011

Sclérose : Merck abandonne le produit qu'il vient de lancer

C'est un exemple spectaculaire de la nouvelle donne dans la pharmacie, des exigences toujours plus fortes des autorités sanitaires, et de la réduction du nombre de nouveaux produits qui en découle. Le médicament en cause : la cladribine, un comprimé contre la sclérose en plaques

Après des années de travail pour mettre au point un traitement oral contre cette maladie chronique, imprévisible et progressivement handicapante, le groupe allemand Merck pensait avoir touché au but en 2009, en proposant enfin une alternative aux lourdes injections actuelles. Il a donc déposé des dossiers pour commercialiser sa cladribine dans 40 pays, et obtenu les feux verts de la Russie et de l'Australie.

Des efforts trop coûteux

Hier, pourtant, marche arrière toute. Le laboratoire a annoncé qu'il allait retirer son médicament des marchés où il est déjà commercialisé, et qu'il abandonnait ses efforts pour l'enregistrer dans d'autres pays. Le groupe va passer par pertes et profits ce médicament, longtemps considéré comme un de ses plus prometteurs - les analystes évoquaient des ventes de 600 millions à 1 milliard d'euros par an. Il va passer dans ses comptes une charge de 20 millions d'euros, s'ajoutant à celle de 50 millions déjà prise fin 2010.

Il est exceptionnel qu'un laboratoire tue un produit à ce stade de développement, alors qu'il lui a déjà coûté des dizaines ou des centaines de millions d'euros. Mais prolonger les efforts aurait coûté très cher, sans garantie de succès. 

Le projet a commencé à sortir des rails en septembre dernier. Les Etats-Unis autorisent alors le comprimé concurrent de Novartis, qui devient ainsi le premier traitement oral contre la sclérose. Au même moment, l'Europe refuse de donner son feu vert à la cladribine, estimant que les bénéfices ne sont pas supérieurs aux risques induits par le nouveau traitement. Un choc, qui provoque le départ du patron de Merck Serono, la filiale concernée. En mars, l'autorité américaine refuse à son tour la cladribine « dans son état actuel » , et demande des études supplémentaires. Là aussi, les inquiétudes portent sur les effets secondaires.  

Lancer de nouvelles études ? Cela « prendrait des années » , estiment les dirigeants de Merck, qui ont préféré jeter l'éponge. Grâce aux traitements oraux, le marché de la sclérose en plaques pourrait passer de 10 à 14 milliards de dollars en quelques années, selon JP Morgan. Merck, lui, va tenter de défendre ses positions grâce au Rebif, son produit actuel en injection.

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l’industrie pharma fait son bilan MyPharma Editions

L’évolution des effectifs de la branche. Baromètre Emploi 2011 du Leem

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mardi 21 juin 2011

Actu Labo: Les exportations sauvent les industriels français du médicament

Selon le dernier bilan dressé par le Leem, les industriels français du médicament ont « trouvé des relais de croissance à l’international ». Les ventes à l’export se hissent ainsi à 24,1 M€ à l’issue de l’exercice 2010, soit une croissance de 4,5 %. Les zones-cibles principales de ces flux sont principalement l’Europe (59 %), l’Amérique (15 %) et l’Asie (11 %). Au total, les entreprises du médicament ont généré en 2010 un excédent commercial record de 7,3 Md€ soit un bond de près de 8 % par rapport à l’an passé. Cette performance parvient à faire oublier le maigre gain de 0,7 % réalisé sur le marché domestique à 27,3 Md€.  En revanche, pour la troisième année consécutive, les effectifs du secteur reculent de 1,8 % en 2010, soit une perte de 1 959 emplois. Une nouvelle baisse de 1,4 % en 2011 est anticipée, susceptible de ramener les effectifs sectoriels à 103 099 salariés.

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lundi 20 juin 2011

Médicaments : la Chine sera sur le podium dans trois ans (et nous ejectera)

La France a beau rester le premier consommateur mondial de médicaments par habitant, en volume total, elle est en train de se faire éjecter du trio de tête des grands marchés par la Chine. Alors que l'Hexagone figurait encore en troisième position en 2004, cette place sera occupée par l'empire du Milieu en 2014, selon les prévisions des consultants IMS Health. A cet horizon, les Etats-Unis resteront le numéro un du secteur, avec 30 % d'un marché estimé à 1.058 millions de dollars (747 millions d'euros). 

« Alors que la croissance du marché américain contribuait à hauteur de 27 % à la croissance mondiale sur la période 2005-2010, cette contribution va tomber à 11 % sur 2010-2015. Dans le même temps, la contribution de la Chine passera de 12 à 26 % » , explique Robert Chu, directeur général d'IMS Health France. Les raisons de cette remontée dans le classement ? Le vieillissement accéléré de la population et la réforme du système de santé, qui vise à donner un accès aux soins à la totalité du 1,3 milliard d'habitants, contre 400 millions seulement aujourd'hui.

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lundi 6 juin 2011

Quand la Chine s'inquiète pour ses pastèques

la Chine vient de découvrir la pastèque qui explose. Dans la province du Jiangsu, 47 hectares de melons d'eau ont attiré l'attention lorsque les cucurbitacées se sont intégralement fendues. En cause : la mauvaise utilisation d'un fertilisant, le forchlorfenuron. Alors que le prix a augmenté de 20 % en 2010, certains agriculteurs auraient voulu doper leur production.

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mercredi 1 juin 2011

Tabac : le Champix, médicament contesté et bientôt déremboursé - Les news Médicaments de Doctissimo

Les aides au sevrage tabagique, qu'elles soient médicamenteuses, substitutives ou psychologiques, ne sont pas toujours efficaces, loin de là. En ce qui concerne la varénicline, le principe actif du Champix ®, son utilité avait été reconnue par les autorités, d'où son remboursement. Cependant des doutes sur sa tolérance, en particulier psychiatrique, avaient conduit l'Afssaps à placer ce médicament sous surveillance. Le 31 mai, journée mondiale sans tabac, le ministre de la santé Xavier Bertrand a franchi un pas supplémentaire et annonce son déremboursement.

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