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dimanche 17 février 2013

Pilule contraceptive : faut-il “intimer l’ordre à certains salisseurs de mémoires de bien vouloir fermer leur claque-merde”? | DocBuzz - l'autre information santé

«Nombreux sont les interlocuteurs qui, dans le dossier des risques des pilules, évoquent spontanément le “scandale Diane 35″ » ; ainsi débute un article du journal Le Monde érigeant l’affaire Diane 35 en nouveau scandale national : on ne sait qui sont ces «nombreux interlocuteurs» mais c’est bien la meilleur manière pour débuter  un article sans témoin et créer de toute pièces un nouveau «scandale». Prenez une femme, victime d’une pathologie qui pourrait potentiellement être un effet secondaire d’un médicament et portant plainte, un avocat ayant des connections médiatiques, quelques journalistes santé recalé en première année de médecine et désireux de prendre leur revanche, un député dont la capacité de langage scientifique ne dépasse pas le terme «suspension»,  un ministre de la santé qui fait l’exact contraire du précédent au nom de la même démagogie et à moins d’un an de distance, et vous obtenez le terreau nécessaire et suffisant à un subtile nouvelle affaire, non pas un scandale, mais une abracadabrantesque guignolade qui fait s’ahurir la communauté scientifique internationale, surprise que la France découvre avec retard, que prendre une pilule peut favoriser une phlébite dont on peut même mourir, un effet secondaire connu, référencé, publié, chiffré, enseigné depuis plus de 50 ans, tout comme était connu et publié le  sur-risque thromboembolique des pilules de troisième génération par rapport aux secondes. Ces informations étaient et restent accessibles aux médecins comme aux patients.

Les journaux, dont Le Monde, évoquaient ce matin, la survenue de décès sous un médicament, Diane 35 : « L’Agence du médicament confirme quatre morts liées à la pilule Diane 35 »  titrait Le Monde,  illustrant ce titre tapageur d’étuis de pilules qui ne correspondaient pas au médicament Diane 35. L’agence du médicament a confirmé, dimanche 27 janvier, quatre morts “imputables à une thrombose veineuse liée à Diane 35″ depuis 1987. Voilà le scoop, 4 décès sous un médicament en 26 ans, soit un décès tous les 7 ans environ, certes trop, mais rappelons que le tabac tue 220 personne par jour, la pollution 22, et l’automobile 10, sans faire aucun scandale même dans ce grand journal qu’était Le Monde. Personne n’a beaucoup plus d’information puisque selon le communiqué de l’ANSM qui confirme ces décès, un rapport sera rendu public la semaine prochaine. Cela n’empêche pas nos brillants journalistes de fanfaronner : Evoquant des données de risques thromboemboliques multipliées par 6,68 récemment publiées dans le journal Le Figaro, nos Don Quichotte estiment que ces « éléments viennent s’ajouter à l’alerte qui a été lancée par Le Monde il y a quelques semaines concernant les risques que présentent les pilules de troisième et quatrième génération » ! Une alerte qui mériterait au moins le Pulitzer. A ce rythme, les journalistes français vont bientôt publier le Vidal !

Diane 35, est une combinaison d’ethynylestradiol et d’acétate de cyprotérone, un anti testostérone, également utilisé par exemple dans la composition de l’Androcur, traitement prescrit dans le cancer de la prostate. Si Diane 35 est indiqué en France dans le traitement de l’acné et de l’hirsutisme, tous deux favorisés par la testostérone, il n’a jamais reçu d’AMM pour  bloquer l’ovulation.  Il était cependant facile pour les médecins face à des jeunes filles présentant par exemple un peu d’acné de préconiser et prescrire Diane 35 (en hors AMM) et de bénéficier de son effet anti-ovulatoire. Certes, elle n’était pas remboursée par la sécurité sociale, mais aucune pilule de troisième ou quatrième génération ne l’était. Certes, elle avait un risque thromboembolique supérieur aux pilules de deuxième génération, mais qui restaient identiques à celui des autres pilules de troisième génération. Quant-à savoir si elle a été trop prescrite, nous ne disposons pas des données permettant d’affirmer ou d’infirmer cela. Connaissant le volume des ventes de pilules et les risques étant correctement cernés, l’ANSM est en mesure de dire si le nombre constaté d’évènements indésirables sous pilule correspond aux effets attendus, les dépasse ou les réduit.

Si il est pour l’instant difficile de détecter ici un scandale autrement que chez les vendeurs de papier, cette nouvelle affaire nous montre cependant encore une fois, qu’il n’y a personne à la tête de la santé en France, que l’ANSM est incapable de relever les défis qui sont les siens, que le ministère de la santé est incapable d’émettre un message cohérent et rassurant sur la durée (Bertrand rembourse, Touraine dérembourse), et que les médecins comme les associations de spécialistes de la santé (les kinésithérapeutes hier, les gynécologues aujourd’hui…),  systématiquement trainés dans la boue par les journalistes et accusés de collusion et donc d’incompétence, devraient commencer à utiliser tous les moyens à leur dispositions pour “intimer l’ordre à certains salisseurs de mémoires de bien vouloir fermer leur claque-merde!” (Les Tontons Flingueurs George Lautner)

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mercredi 21 mars 2012

Accés à l’innovation thérapeutique: la France en retard au niveau Européen et Américain | Pharmactua

48 nouveaux médicaments ou associations de médicaments ont été autorisés en 2011 par la Food and Drug Administration (FDA) et 41 par l’Agence Européenne du Médicament (EMA), contre 20 en 2010 par chaque agence. « Ce chiffre est l’un des plus élevés de la dernière décennie », a constaté la FDA, lors de son bilan, publié le 3 novembre 2011. La plupart des autorisations concernent des thérapies ciblées qui s’affirment comme une tendance lourde de l’innovation thérapeutique du 21ème siècle. La plupart des nouveaux médicaments de 2011 représentent d’importantes avancées dans la prise en charge de maladies qui ne disposaient pas de traitements suffisamment efficaces comme le mélanome métastatique, l’hépatite C, le lupus (premier nouveau médicament en 50 ans), la maladie de Hodgkin (premier nouveau médicament en 30 ans) ou le cancer de la prostate.

Les progrès sont particulièrement sensibles dans le champ du mélanome métastatique où les malades disposent désormais de deux nouvelles thérapies ciblées, un inhibiteur enzymatique ciblant la mutation de la protéine BRAF et une immunothérapie ciblant un récepteur spécifique des lymphocytes T, leur permettant d’augmenter significativement leurs chances de survie.

L’autre progrès majeur de 2011 concerne l’hépatite C : les malades résistants aux bithérapies interféron et antiviral peuvent désormais bénéficier de trithérapies, associant de nouvelles molécules – les anti protéases – aux deux molécules déjà prescrites, qui permettent de guérir 75% des patients en échec thérapeutique.

Au vu de ces données internationales, les Entreprises du Médicament (Leem) déplorent que les évaluations des autorités françaises continuent de se détériorer. En effet, l’évaluation française de la Commission de Transparence de la Haute Autorité de santé (HAS) s’inscrit en décalage avec les évaluations américaines et européennes, puisqu’elle n’a accordé en 2011 que 23 ASMR , dont 1 seule ASMR 1, 5 ASMR 3 et 17 ASMR 4.

Autre sujet de préoccupation : la France est de moins en moins choisie dans les évaluations permettant l’accès au marché :

- par l’Agence européenne (EMA) comme rapporteur ou co-rapporteur dans les procédures centralisées (évaluation européenne unique pour les produits très innovants)

- par les industriels, comme pays de référence dans les procédures décentralisées (process d’évaluation coordonné entre les pays européens) avec 7% des dossiers d’AMM européennes revenant à la France en 2010 contre 14% en 2009,source le Leem, my Pharma

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jeudi 1 mars 2012

Cancer du sein: un scandale français? | Slate

Deux systèmes de dépistage coexistent depuis huit ans: l’un «organisé», l’autre «individuel». On vient officiellement de démontrer que le premier est à la fois efficace et peu coûteux. Le second est nettement moins efficace et plus cher. Conclusion: on ne touche à rien. Pourquoi?

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mercredi 3 août 2011

Pénurie de médicaments : les protagonistes se renvoient la balle - Pharmacie

Depuis plusieurs mois, sur les 5 300 médicaments commercialisés en France, entre 160 et 370 sont régulièrement absents des rayons de pharmacie. Le taux de rupture chez les grossistes est passé de 0,7 jour par mois par produit à 1,3 actuellement. Selon Hélène Pollard, porte-parole de l’association de lutte contre le Sida TRT-5, ce sont "essentiellement les médicaments les plus chers qui sont en manque, comme les antirétroviraux ou les traitements hormonaux". Mais d'après Philippe Coatana, directeur général répartition chez Alliance Healthcare, 2ème grossiste répartiteur français, l’ampleur du phénomène de rupture pourrait être "plus importante, car des produits significatifs commencent à être affectés comme l’insuline" avec le système actuellement en place.

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lundi 1 août 2011

Ces classements qui font de la France une nation de dépressifs | Rue89

Cette fois, ce sont 89 000 entretiens, cinq ans d'enquêtes sponsorisées avec l'Organisation mondiale de la santé (OMS) et l'auscultation de dix-huit pays entre 2000 et 2005 qui ont remis la France à l'honneur. (Voir tableau ci-dessous)

Classement des pays à hauts revenus en fonction du pourcentage de dépressifs

Interrogé par Le Parisien sur ce sujet le 3 janvier 2011, le psychiatre Serge Hefez voyait dans la deliquescence de l'Etat-Providence une des raisons du pessimisme en France :

« Beaucoup plus que dans les autres pays développés, la notion d'Etat-Providence est très importante chez nous. Nous sommes fiers de nos systèmes de santé, d'éducation, considérés comme les meilleurs au monde. »

Et il rajoute :

« Mais plus ça va, plus les Français ressentent une perte du sentiment de protection de cet Etat-providence et une disparition de certaines valeurs qui font la France, comme la notion d'égalité. »

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lundi 20 juin 2011

Médicaments : la Chine sera sur le podium dans trois ans (et nous ejectera)

La France a beau rester le premier consommateur mondial de médicaments par habitant, en volume total, elle est en train de se faire éjecter du trio de tête des grands marchés par la Chine. Alors que l'Hexagone figurait encore en troisième position en 2004, cette place sera occupée par l'empire du Milieu en 2014, selon les prévisions des consultants IMS Health. A cet horizon, les Etats-Unis resteront le numéro un du secteur, avec 30 % d'un marché estimé à 1.058 millions de dollars (747 millions d'euros). 

« Alors que la croissance du marché américain contribuait à hauteur de 27 % à la croissance mondiale sur la période 2005-2010, cette contribution va tomber à 11 % sur 2010-2015. Dans le même temps, la contribution de la Chine passera de 12 à 26 % » , explique Robert Chu, directeur général d'IMS Health France. Les raisons de cette remontée dans le classement ? Le vieillissement accéléré de la population et la réforme du système de santé, qui vise à donner un accès aux soins à la totalité du 1,3 milliard d'habitants, contre 400 millions seulement aujourd'hui.

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vendredi 11 mars 2011

La France consomme toujours trop de médicaments

Malgré un ralentissement récent, la consommation de médicaments reste plus élevée en France que dans le reste de l'Europe. En dépense par habitant, l'Hexagone est même très loin devant les autres pays, en raison d'un moindre développement des génériques...

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lundi 18 octobre 2010

Sanofi-aventis noue une collaboration de recherche avec l’Université Harvard

Sanofi-aventis noue une collaboration de recherche avec l’Université Harvard

Publié le Lundi 18 octobre 2010

Sanofi-aventis a annoncé aujourd’hui avoir noué une collaboration de recherche avec l’Université Harvard. Objectif : faire avancer les connaissances en santé humaine par la conduite de recherches fondamentales et appliquées, et promouvoir les échanges scientifiques entre l’Université Harvard et le groupe pharmaceutique français. Une collaboration axée sur la recherche biomédicale translationnelle dans plusieurs domaines thérapeutiques tels que le cancer, le diabète et les maladies inflammatoires.

La recherche académique Française n'attire pas vraiment les industriels : pourquoi ?

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vendredi 10 septembre 2010

Actu Labo: Attractivité : les atouts français sous-exploités

La France, contrairement à d’autres pays, « n’arrive pas à transformer ses atouts en véritables avantages compétitifs ». Tel est l’un des enseignements majeurs de l’étude « L’attractivité et la compétitivité de la France », qui vient d’être réalisée par AEC Partners pour le compte du Leem après rencontre d’une vingtaine de leaders mondiaux du médicament.
L’absence d’engagement public fort en faveur de la recherche dans les sciences de la vie, l’éclatement de la recherche publique, la relative dispersion des investissements publics – élément qui ne « favorise pas l’émergence de bio-clusters ayant une ambition visible à l’international » – expliquent ce déficit. Cela n’étonnera personne, « la perception de l’environnement social n’est pas bonne ». Il est vrai que la législation sur les 35 h, les grèves à répétition dans les transports et la fonction publique et, dernières nées de la série, les séquestrations de dirigeants d’entreprises, ont quelque peu brouillé l’image de la France…
Pour autant, la perception du « French style » évolue. Selon le rapport, la France se distingue du reste de l’Europe par une « volonté politique affichée de considérer les industries de santé comme un secteur stratégique » qui s’accompagne « d’un ensemble de mesures concrètes » (relance du CSIS, mise en place de l’Alliance Nationale pour les Sciences de la Vie, réforme du crédit d’impôt recherche).
Il convient, conclut le rapport, « de faire levier sur cette volonté politique en exprimant les atouts importants de la France, notamment dans le domaine de la recherche publique ». Il faudra, pour cela, « réduire le décalage entre réalité et perception, notamment du point de vue des grands groupes internationaux », « initier une stratégie de communication vis-à-vis des principales parties prenantes de l’environnement français » et « poursuivre les réformes d’organisation de la recherche ».

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