Les antibiotiques : si on les utilise à tort, ils deviennent moins forts. » A l'approche de l'hiver et de son cortège d'infections, la Caisse d'assurance-maladie vient de lancer à la radio et à la télévision une nouvelle campagne en faveur du bon usage des antibiotiques.Le développement de résistances aux antibiotiques est en effet, aujourd'hui, un problème majeur de santé publique. Et il ne s'arrête pas à nos frontières : le 18 novembre a été consacré Journée européenne d'information sur les antibiotiques, avec comme objectif la sensibilisation, tant du public que du corps médical. L'OMS, de son côté, en avait fait, cette année, le thème principal de la Journée mondiale de la santé.
Si la situation n'est pas encore critique, elle est en tout cas sérieuse. « Soixante-dix ans seulement après l'introduction des premiers antibiotiques, l'éventualité d'un futur sans antibiotiques efficaces contre plusieurs types de bactéries pathogènes se profile », peut-on lire dans un rapport européen intitulé « The bacterial challenge : time to react ». Des souches résistantes sont même en train d'apparaître contre les carbapénèmes, qui sont aujourd'hui les antibiotiques de dernier recours -utilisés seulement quand les autres ont échoué.
jeudi 17 novembre 2011
Les bactéries résistantes, un problème mondial
Antibiotique : Mais que fait l'industrie pharmaceutique ?
Si la montée des résistances est devenu un tel problème de santé publique, c'est aussi parce que l'arsenal d'antibiotiques à la disposition du corps médical ne se renouvelle plus guère. Au début des années 1970, on disposait de 11 classes d'antibiotiques aux mécanismes d'action différents. Mais, au cours des trois dernières décennies, seules deux nouvelles classes d'antibiotiques ont été lancées et le nombre de molécules en développement véritablement innovantes est extrêmement faible : un recensement de l'ensemble des pipe-lines de l'industrie pharmaceutique réalisé en 2009 n'avait permis d'identifier que deux molécules agissant sur de nouvelles cibles. Et depuis, peu de molécules vraiment novatrices ont été commercialisées (Teraflo d'Astra-Zeneca ou Fidaxomicin d'Optimer Pharmaceuticals).
De fait, les laboratoires pharmaceutiques ont largement abandonné ce domaine : de 18 en 1990, ils seraient passés à 5 seulement en 2009. Et les sociétés de biotechnologie n'ont que très partiellement pris le relais. Plusieurs facteurs expliquent cette désertion. « Tout d'abord, les antibiotiques ne sont pas rémunérateurs », explique Philippe Gehin, directeur de la stratégie d'AstraZeneca en France. Selon les travaux de la société de conseil britannique Office of Health Economics (OHE), la valeur nette actualisée des antibiotiques est, par exemple, trois fois moins élevée que celle des anticancéreux et plus de sept fois inférieure à celle des médicaments pour le système nerveux central. En effet, les traitements sont courts et les prix sont bas, car la plupart des antibiotiques commercialisés sont aujourd'hui des génériques. Enfin, les autorités de santé cherchent à limiter la prescription donc la taille du marché. « Difficile, dans ces conditions, de rentabiliser des efforts de R & D coûteux et difficiles » , conclut Philippe Gehin. L'identification de nouvelles molécules par les méthodes classiques de criblage à haut débit s'avère en effet particulièrement peu efficace. Ainsi, GSK, pourtant un des laboratoires les plus expérimentés en matière d'antibiotiques, aurait, selon OHE, un taux de succès de criblage trois à quatre fois inférieur à ce qu'il obtient dans d'autres domaines thérapeutiques.
Comment inciter les laboratoires à revenir ? Les idées ne manquent pas : soutien massif à la recherche fondamentale, obtention de prix élevés en contrepartie d'une prescription plus ciblée par recours systématique aux antibiogrammes, adoption pour les antibiotiques d'un statut permettant la prolongation des brevets (à l'image des médicaments), ou encore indemnisation du laboratoire si l'utilisation du produit est différée pour lutter contre de futures résistances. Il ne reste plus qu'à mettre la main à la poche.
lundi 10 octobre 2011
Maladies nosocomiales: le cuivre pour protéger les patients à l’hôpital ? MyPharma Editions | L'Info Industrie & Politique de Santé
Le Centre Hospitalier de Rambouillet a inauguré vendredi ses installations en cuivre pour lutter contre la prolifération des bactéries multi-résistantes. Une étude clinique démarre pour mesurer l’efficacité du dispositif contre les maladies nosocomiales.
Une 1ère en France : l’hôpital de Rambouillet a inauguré ses équipements en cuivre pour lutter contre la prolifération des bactéries multi-résistantes. Poignées de porte, barres de lits, mains courantes, plaques de propreté en cuivre et alliages de cuivre labellisés Antimicrobial Copper™ équipent désormais les services de réanimation et de pédiatrie. C’est la première fois qu’un hôpital français opte pour cette solution qui permet d’éradiquer 90 à 100 % des bactéries(1) présentes sur les surfaces de contact, y compris les bactéries multi-résistantes (BMR) comme le staphylocoque doré résistant à la méthicilline (SARM). C’est aussi le point de départ d’une étude sur l’efficacité de ces équipements : sur une période d’un an, l’impact du dispositif sur le taux d’infections contractées à l’hôpital va être mesuré. Les résultats de cette étude pourraient encourager la mise à l’étude d’un plan national d’équipement en cuivre des hôpitaux français pour renforcer la lutte contre les maladies nosocomiales, responsables chaque année de 3 500 décès.
samedi 10 septembre 2011
Sur les blouses des médecins, gare aux bactéries tueuses - Le Point
Une étude montre que les uniformes appartenant au personnel hospitalier sont porteurs d'agents pathogènes.
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Un médecin, la main sur la blouse. © Kevin Lamarque / Reuters
jeudi 4 août 2011
La montée en puissance d'une bactérie inquiète les scientifiques - 20minutes.fr
Elle s’appelle Salmonella Kentucky, et son nom pourrait ne pas rester inconnu très longtemps. Une étude internationale menée par les chercheurs de l’Institut Pasteur, de l’INRA et de l’Institut de veille sanitaire démontre que cette bactérie se développe de façon inquiétante, tant par la fréquence des infections qu’elle provoque que par leur localisation géographique, mais surtout par la résistance qu’elle développe aux antibiotiques censés la combattre.
mardi 26 juillet 2011
Les antibiotiques sont des médicaments très efficaces qui ne fatiguent pas. Encore faut-il les utiliser à bon escient
Chaque fois que vous prenez des antibiotiques, vous êtes fatigué. Vous accusez donc les antibiotiques d'en être responsables. En réalité, cette fatigue est due à l'infection pour laquelle on vous les a prescrits. Car pour lutter contre l'infection, votre système immunitaire doit déployer beaucoup d'énergie...
dimanche 26 juin 2011
Oreillers : Douillets mais infestés de microbes | France Soir
Une étude britannique révèle que les oreillers sont de véritables nids à microbes. Laver les taies ne suffirait pas à tuer les germes.
Nos oreillers sont de véritables nids à microbes SIPAA défaut de dormir sur vos deux oreilles, vous dormez sur un nid à microbes. Les résultats d'une étude menée par le London National Health Service (NHS) Trust et l'hôpital Saint-Bartholomew révèlent que nos oreillers abritent une multitude de bactéries. Si après avoir lavé leurs taies d'oreillers, certains ont l'impression de dormir dans un écrin de propreté, ils se trompent. Changer l'enveloppe de l'oreiller n'est qu'un « cache-misère ». Présentées récemment lors de la conférence Healthcare Associated Infections 2011 – le 22 juin à Londres – les conclusions rapportent en effet qu'après deux ans d'utilisation, plus d'un tiers du poids d'un oreiller est composé de peaux mortes, de bactéries, d'acariens vivants ou morts et d'excréments d'acariens. Les auteurs de l'étude ont même trouvé, dans certains cas, des staphylocoques dorés – résistants aux antibiotiques – , des virus (grippe, varicelle) et la présence de la fameuse bactérie E.coli.
« Un milieu de culture idéal »
Si ces résultats ont de quoi faire frémir, ils ne surprennent pas le docteur Frédéric Saldmann. Spécialiste anglais de l'hygiène et auteur du livre On s'en lave les mains, il explique que selon lui l'oreiller « apporte à boire grâce à notre transpiration, nos larmes et les projections de la toux et des éternuements ». Pire, « il fournit à manger puisque nous perdons des squames de peau toutes les nuits. Et, en plus, la ménagerie peut proliférer à son aise, grâce à la chaleur de notre corps nuit après nuit ». Notre oreiller est ainsi tellement douillet et confortable que les bactéries s'y développent « aussi bien que dans une boîte de Pétri contenant un produit gélatineux ».
Que faire ?
Changer ses taies n'est pas suffisant pour garantir l'hygiène de ses oreillers. Pour s'assurer que cet espace ne devienne pas le terrain de jeu de bactéries, il est ainsi recommandé de le laver régulièrement – tous les trois mois - et de le changer tous les ans. Alors qu'un tissu standard laisse passer les microbes, le docteur Saldmann rappelle qu'il existe des taies antibactériennes et que sécher ses oreillers au soleil ne permet pas de tuer les germes qui y grouillent.
vendredi 10 juin 2011
L'épidémie mortelle est due aux graines germées - L'EXPRESS
Les autorités sanitaires allemandes reconnaissent officiellement les graines germées comme étant à l'origine de la contamination par la bactérie Eceh.
mercredi 1 juin 2011
Bactérie Eceh : premiers doutes en Allemagne sur une source espagnole
Les premiers tests réalisés en Allemagne sur deux concombres espagnols ont révélé la présence d'une autre souche que celle de la bactérie Eceh responsable de la mort d'une dizaine de personnes. L'Espagne et les Pays-Bas réclament des compensations de l'UE après l'effondrement de leurs ventes de légumes
jeudi 26 mai 2011
Santé : Une bactérie sème la terreur en Allemagne
Deux décès ont été confirmés, trois sont suspectés et plus de 200 patients sont traités dans le nord du pays pour des symptômes très graves. Des concombres d'Espagne seraient en cause.
lundi 11 octobre 2010
Antibiotiques : chronique d'un désastre annoncé
vendredi 25 juin 2010
Les sacs de course réutilisables sont des nids à bactéries - 20minutes.fr
CONSOMMATION - Il est fortement conseillé de les nettoyer régulièrement...
S’il est toujours autant recommandé de se servir des sacs de course réutilisables proposés par les supermarchés plutôt que les traditionnels mais pollueurs sacs en plastique, n’oubliez pas pour autant de les nettoyer régulièrement.
Des bactéries fécales dans les sacs
En effet, après plusieurs usages, ce sont de véritables nids à bactéries, ont indiqué des chercheurs américains. Dans la moitié des sacs étudiés, des bactéries issues des aliments ont été retrouvées et dans 12% des cas, il s’agissait du coliforme fécal «Escherichia coli», une bactérie intestinale des mammifères, rapporte le Washington Post ce vendredi. Son origine proviendrait notamment de la nourriture crue que nous achetons.
Parmi les consommateurs interrogés pour cette étude, une large majorité a indiqué qu’ils ne lavaient jamais leurs sacs et un tiers les utilisent pour transporter autre chose que de la nourriture. D’après les chercheurs, la solution est très simple: passer ses sacs à la machine ou simplement les nettoyer à la main réduirait considérablement la contamination.
Et vous, vous disposez de sacs de course réutilisables? Vous les nettoyez régulièrement?
C.C.