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lundi 14 janvier 2013

Autisme : mieux connaître le syndrome d'Asperger

Le syndrome d'Asperger est une forme d'autisme qui concerne des enfants d'intelligence normale. Il fait l'objet de l'attention croissante des chercheurs et des éducateurs.

« Je n'aime pas les étrangers, parce que je n'aime pas les gens que je n'ai jamais vus. J'ai du mal à les comprendre (...). Quand il y a un nouveau membre du personnel à l'école (...) je l'observe jusqu'à ce que je sois sûr qu'il n'est pas dangereux. Puis (...) je lui demande ce qu'il sait des missions spatiales Apollo, je lui fais dessiner le plan de sa maison, et comme ça, je le connais. Alors ça m'est égal d'être dans la même pièce que lui (1). » Christopher, 15 ans, protagoniste d'un roman de Mark Haddon, est atteint du syndrome d'Asperger.

Décrit par Hans Asperger en 1944, ce syndrome est une forme d'autisme, touchant des sujets d'intelligence normale. La description de l'autisme avait été donnée un an plus tôt par Leo Kanner mais le travail d'Asperger, lui, est resté ignoré jusqu'en 1983.

Depuis 1980, le syndrome d'Asperger est, avec l'autisme, classé parmi les « troubles envahissants du développement » (TED) dans les classifications des troubles psychiques, à savoir le DSM-IV américain et le CIM 10 de l'Organisation mondiale de la santé. La recherche s'emploie aujourd'hui à recenser les différences entre les cerveaux d'autistes et les autres, sur les plans anatomique, biochimique, génétique. Grâce à l'imagerie par résonance magnétique fonctionnelle (IRMf), on peut observer le cerveau au travail - et l'on constate que les zones cérébrales activées, lors de tâches de reconnaissance des visages ou des voix par exemple, ne sont pas les mêmes chez les autistes que chez les sujets normaux. Il semble donc probable que des différences dans le traitement de l'information par le cerveau des autistes expliquent les anomalies de leur comportement.

Un comportement différent

Bébé, déjà, l'enfant ne recherche pas le regard de sa mère ; il ne cherche pas à diriger son attention vers un objet qui l'intéresse (ce qu'on appelle l'« attention conjointe »). L'enfant atteint du syndrome d'Asperger apprend à parler. Cependant, comme tous les autistes, il est fermé au langage non verbal : il ne comprend pas l'expression des émotions chez les autres, il rit à contretemps... Dans le domaine verbal, son utilisation du langage est anormale : il emploie de grands mots sortis d'un dictionnaire, il ne sait pas quand ni comment s'introduire dans une conversation - et peut s'attirer ainsi des moqueries.

Plus largement, le comportement social pose problème. L'enfant « Asperger » n'apprend pas d'instinct, ni par imitation, les règles du jeu social ; il n'arrive pas à voir les situations du point de vue de l'autre (2). Il dit « vous avez un gros nez », et ne comprend pas pourquoi l'autre est blessé ; il parle pendant des heures d'un sujet qui le passionne, comme les horaires des trains, sans voir que les autres ne s'y intéressent pas.

Autres traits caractéristiques de ces sujets : un attachement à leurs habitudes, et à des règles qu'ils se donnent ; une hypersensibilité au bruit, au toucher ; et un profil d'intelligence en dents de scie, avec des pics de compétence - l'intelligence visio-spatiale, la mémoire, le calcul mental... - et des déficiences, dans la compréhension du langage, dans les problèmes complexes. Nombreux aussi sont ceux qui pensent en images plutôt qu'en mots.

Ces enfants sont donc différents. Mais si ces différences posent des problèmes à leur entourage, elles ne sont pas toutes négatives, loin de là. Ils sont, par exemple, incapables de mentir et ils se montrent soucieux des règles ; leur mémoire, leur bonne vision des détails, leurs « pics de compétences » parfois spectaculaires, leur pensée en images constituent une « autre intelligence », dont notre société pourrait s'enrichir, selon certains auteurs, si elle savait s'adapter à eux, tout en leur offrant les moyens de s'adapter à elle (3).

Ces moyens existent : aider à identifier l'expression des émotions, apprentissage de « scénarios sociaux » qui expliquent les comportements normaux en classe, en récréation, au restaurant, etc. (4). Dans certaines écoles, l'intervention de spécialistes de l'autisme pour apprendre aux enseignants à recourir plus largement au mode visuel, pour expliquer aux élèves ce que ressent leur camarade... permet une intégration des enfants atteints d'un syndrome d'Asperger. Ces écoles sont encore rares - mais le « plan autisme », annoncé en novembre dernier, prévoit la création, d'ici 2006, de centres de ressources autisme (CRA) dans toutes les régions françaises. Par ailleurs, une association de jeunes autistes a créé son propre site Internet (www.satedi.org).

L'intelligence des enfants « Asperger » leur permet donc d'utiliser de l'aide pour progresser ou s'entraider. On citera par exemple le témoignage de cette autiste américaine Temple Grandin qui, devenue adulte, a raconté son expérience (5). Grâce à un de ses professeurs, dont elle dit : « Il n'a pas essayé de m'attirer vers son monde mais il est entré, au contraire, dans le mien », elle est devenue experte internationale en équipements pour animaux d'élevage. « J'ai appris, dit-elle, - par coeur - comment il fallait se comporter dans des circonstances données. » Par exemple, elle a appris à parler en public en regardant des cassettes vidéo.

Les 13 et 14 mai 2005, un colloque sur le syndrome d'Asperger, sous la direction de Tony Attwood (6) et Peter Vermeulen, offrira une occasion de s'informer sur ce syndrome.

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mardi 4 décembre 2012

Pamplemousse et médicaments: l’ANSM fait le point sur les effets indésirables MyPharma Editions | L'Info Industrie & Politique de Santé

Publié le Vendredi 30 novembre 2012

Dans un point d’information, l’ANSM (Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé) rappelle que le pamplemousse est connu pour interagir fortement avec quelques médicaments. Il ne s’agit pas d’une réduction de leur efficacité, mais d’une augmentation de la fréquence et de la gravité de leurs effets indésirables, avec un risque d’autant plus important que la marge thérapeutique du médicament concerné est étroite.

L’ANSM souhaite ainsi rappeler que les interactions décrites avec le pamplemousse se traduisent par une majoration de l’absorption intestinale, et donc des effets indésirables, de certains médicaments.

Ceux-ci restent en nombre limité. Il s’agit notamment de certains médicaments contre le cholestérol (le plus souvent, la simvastatine – Zocor®, parfois l’atorvastatine – Tahor®,) ou d’immunosuppresseurs (ciclosporine – Néoral®, tacrolimus – Prograf®), pour citer ceux avec lesquels les conséquences peuvent être sévères.

Plus récemment, il est apparu que la dronédarone – Multaq® et l’ivabradine – Procoralan®, des antiarythmiques, la sertraline – Zoloft®, un antidépresseur, ou encore le docétaxel – Taxotère®, utilisé dans le cancer du sein, peuvent voir également leurs effets indésirables majorés.

« En revanche, aucune publication scientifique n’a mis en évidence de risque de baisse d’efficacité d’un traitement antibiotique, anticancéreux ou contraceptif en cas de consommation de pamplemousse », souligne l’ANSM.

Enfin, il n’y a pas d’interactions décrites avec les autres agrumes (oranges, citrons) ou la pomme.

En pratique, il convient de consulter la notice des médicaments, qui mentionne les interactions dont le risque est documenté, et de s’abstenir de consommer du pamplemousse, le fruit comme le jus.

Source : ANSM

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mardi 6 mars 2012

Radioactivite : Césium 137

Le césium-137 est un élément radioactif dont la durée de vie est considérée comme moyenne. Sa période est de 30,15 ans. Cet isotope du césium est un émetteur de rayons bêta et gamma. Il est produit avec une relative abondance dans les réactions de fission. L'attention prêtée au césium-137 tient au fait qu'à l'échelle d'une centaine d'années, il constitue la principale source de radioactivité des déchets des réacteurs nucléaires avec le strontium-90 et les isotopes du plutonium.

Pour la gestion des déchets radioactifs, les deux principaux produits de fission dits à vie moyenne sont en effet le césium-137 et le strontium-90. Ces deux noyaux sont produits à raison de 24 et 10 kg par an dans le combustible usé d'un réacteur REP à eau pressurisée conventionnel.

Dans l'industrie, le césium-137 est un peu utilisé pour ses rayons gamma de 600 keV, mais on lui préfère généralement des sources de cobalt.



Césium et chaîne alimentaire
Le césium-137 est la principale source de contamination de la chaîne alimentaire due aux essais nucléaires et à l'accident de Tchernobyl. Peu mobile, il s'enfonce lentement dans le sol. La contamination se fait d'abord par les feuilles, puis les racines. Ce sont aujourd'hui les champignons - à cause du mycélium - et le gibier qui sont les plus contaminés. Cette contamination est très variable : de 15 à 5000 Bq/kg pour les champignons et jusqu'à 5000 Bq/kg pour le gibier. Cependant, pour être exposé à une dose efficace annuelle de 1mSv, il faudrait vivre en forêt et se nourrir quotidiennement de produits des bois.
IRSN/dessin : Martine Beugin

Le césium des essais nucléaires et des accidents de réacteurs

Le césium-137 a été répandu sur terre lors des essais dans l'atmosphère des armes atomiques. Cet isotope contribuait dans les années 60 entre 1 et 4 % de la radioactivité naturelle du corps humain. Elle a beaucoup décru depuis, davantage du fait de la dispersion, de la fixation dans le sol que du temps écoulé.

Le césium-137 est également un des principales sources de contamination radioactive lors des accidents de réacteurs. Il est un sujet de préoccupation car sa durée de vie est longue et il voyage aisément à travers la chaîne alimentaire tout en continuant à émettre ses rayonnements. Des atomes de césium participent au cycle végétal, entrant dans les plantes par les racines et retournant à la terre quand la plante meurt.

Lors de l'accident de Tchernobyl, une quantité importante de cet isotope a été disséminée. Toutefois, les analyses récentes montrent que le niveau de césium dans l'atmosphère est retombé depuis 1995 au-dessous de ce qu'il était avant l'accident en 1986, même si 15 ans après du césium-137 était encore détectable chez des sangliers sauvages de Croatie et des rennes de Norvège.

Dans l'environnement, le césium est beaucoup moins mobile par exemple que l'iode. Lors d'un accident, généralement emporté par de la vapeur d'eau, il se dépose au sol avec la pluie. Fixé par des minéraux, il reste en surface du sol. Proche chimiquement du potassium, il se retrouve notamment dans la litière des forêts après avoir été intercepté par le feuillage. Le mycélium, partie vivace des champignons qui se développe à quelques centimètres sous la surface du sol, piège le césium (comme il piège, par ailleurs, les pesticides). Il peut se concentrer dans la chaîne alimentaire, par exemple dans la chair des poissons ou du gibier. Les milieux argileux sont efficaces pour fixer le césium.



Evolution du Césium-137 dans le corps humain
L'activité du césium-137 dans le corps humain a été mesurée aux environs du laboratoire de Mol, dans le nord de la Belgique, depuis près d'un demi-siècle. Bien que ce laboratoire soit éloigné des pas de tirs des essais nucléaires et de Tchernobyl, on observe très bien le pic d'activité dû à ces essais et celui, environ 4 fois moindre, de Tchernobyl. Dans les deux cas,la décroissance du césium-137 dans le corps humain est beaucoup plus rapide que la décroissance radioactive naturelle dont la période est de 30 ans. Bien que le césium s'enfonce lentement dans le sol, la décroissance rapide de l'activité absorbée par le corps humain rend superflu en Belgique une décontamination de la surface du sol, par exemple par un traitement au bleu de Prusse.(Source Jean Louis Genicot)
SCK-GEN

Effets sanitaires - Absorbé par l'homme, le césium se répartit dans les muscles. Sa période biologique est de 100 jours, laps de temps au bout duquel il est éliminé de l'organisme. Cette élimination relativement rapide téduit sa nocivité. Elle signifie qu'un noyau de césium-137 seulement sur 160 absorbés se désintègre dans le corps humain.

La communauté scientifique internationale s’accorde à dire que le césium se diffuse de manière homogène dans la masse musculaire. Cependant, selon des études de médecins chercheurs russes sur les suites de l'accident de Tchernobyl, le césium aurait tendance à se concentrer dans le muscle cardiaque et il pourrait y avoir un lien entre le césium-137 et des pathologies cardiaques, comme des arythmies. Contrairement à l’iode qui se fixe naturellement sur la thyroïde, rien ne prédispose pourtant à une telle concentration sur ce muscle particulier.

Bien qu'un tel lien soit improbable, la question est importante. Pour en avoir le coeur net, une étude a été lancée en mai 2009, par l’IRSN et des hôpitaux de Briansk - une des régions les plus contaminées par l’accident - pour savoir si cet effet du césium-137 existe. La réponse est attendue vers 2013-2014.

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vendredi 2 mars 2012

La combustion humaine spontanée, sujet brûlant - LeMonde.fr

La lecture d'articles médicaux peut parfois susciter le même sentiment d'étrangeté et d'épouvante qu'un épisode de "X-Files", de "Bones" ou des "Experts". Des médecins finnois signent dans le Journal of Burn Care & Research une troublante publication, mise en ligne le 22 janvier, intitulée : "La combustion humaine spontanée à la lumière du XXIe siècle".

Ce phénomène rare, abordé par Dickens (Bleak House, 1853) et Zola (Le Docteur Pascal, 1893) bien avant les scénaristes des séries américaines, est évoqué lorsque certaines parties du corps sont retrouvées réduites en cendres alors que d'autres sont préservées. Malgré l'absence d'une source de chaleur évidente à proximité du cadavre, il ne reste souvent rien du thorax, de l'abdomen et du bassin, tandis que la tête, les bras, les mains, la partie basse des jambes et les pieds sont largement indemnes, les chaussettes et les chaussures pouvant rester en parfait état ! Curieusement, l'environnement immédiat de la victime calcinée est quasiment intact. Surtout, il n'existe aucun signe d'agression ou de mise en scène d'un acte criminel.

Les docteurs Virve Koljonen et Nicolas Kluger, de l'université d'Helsinki ont recensé les articles parus ces onze dernières années sur la combustion humaine spontanée. Ils ont sélectionné et analysé cinq publications relatant 12 cas dont la majorité en France. Les victimes, souvent des fumeurs et des alcooliques, étaient âgées de 44 à 74 ans. Huit d'entre elles étaient des femmes. Un des 12 cas, survenu en Auvergne, a été publié dans le Journal of Forensic Sciences, en septembre 2011, par le professeur Gérald Quatrehomme, responsable du laboratoire de médecine légale et d'anthropologie médico-légale de l'université de Nice.

"COMME UNE BOUGIE"

Il s'agissait d'un homme de 57 ans, vivant seul, fumeur et alcoolique, se chauffant avec un poêle à bois. Ce qui restait du corps gisait près d'une pile de journaux à peine jaunis, d'une chaise de paille en parfait état et de bouteilles en plastique légèrement déformées. Les murs et le mobilier étaient recouverts de suie. De la graisse humaine liquide se trouvait près du corps calciné. Le taux d'alcoolémie de la victime était de 3,2 g/l. L'absence de suie dans les bronches à l'autopsie indique que l'homme n'avait pas inhalé de fumée, donc qu'il était déjà mort quand la combustion s'est déclarée.

De plus, contrairement à ce que l'on observe en cas d'intoxication par inhalation de fumée dans un incendie, aucune trace de carboxyhémoglobine dans le sang n'a été mise en évidence. "Le processus d'autocombustion survient généralement après le décès. Plus rarement, il débute lorsque la victime est encore vivante. On retrouve alors de la suie dans la trachée à l'autopsie, et une concentration sanguine significative de carboxyhémoglobine et de cyanure", ajoute le professeur Quatrehomme. Dans ce cas, "un handicap ou une alcoolémie élevée empêche la personne de fuir, d'appeler les secours ou d'éteindre le feu". L'autopsie ou les antécédents médicaux de la victime conduisent le légiste à conclure, sans certitude, que la mort est due à une crise cardiaque, une crise d'épilepsie ou encore à un accident vasculaire cérébral.

Selon le docteur Cristian Palmiere, du Centre universitaire romand de médecine légale de Genève, "tout se passe comme si le corps brûlait comme une bougie, la graisse humaine étant la cire tandis que les vêtements enflammés et imbibés de graisse servent de mèche. Ayant pris feu, les vêtements brûlent la peau qui, une fois carbonisée, se fissure. La graisse sous-cutanée s'écoule alors, entretenant le long processus de combustion. Elle ne brûle que lorsque sa température atteint au moins 250 °C". Les parties du corps les plus calcinées sont celles qui renferment d'abondantes quantités de graisse.

En définitive, la combustion humaine ne frappe pas au hasard et surtout n'a rien de spontané. Elle suppose l'existence d'une source de chaleur extérieure, même si cette dernière, dans le cas d'une cigarette ou d'un cigare, peut disparaître lors de la carbonisation du corps, ce qui ajoute un peu plus au mystère. C'est l'extinction de la combustion qui survient de manière spontanée, au moment où la graisse vient à manquer.

A ce jour, reconnaît le professeur Quatrehomme, "il est encore difficile d'expliquer comment se produit l'ouverture cutanée par laquelle s'écoule la graisse humaine. Nous manquons peut-être de travaux expérimentaux pour démontrer la théorie de l'"effet mèche"". Sans doute aussi de volontaires pour donner leur corps à la science.

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lundi 9 janvier 2012

Le déclin cognitif apparaîtrait dès 45 ans MyPharma Editions | L'Info Industrie & Politique de Santé

Jusqu’à présent, il était généralement admis qu’il n’y avait pas de déclin cognitif avant 60 ans. Dans une étude publiée dans le British Medical Journal, une équipe de recherche de l’Inserm montre que notre mémoire, notre capacité à raisonner et à comprendre commencent à décliner dès l’âge de 45 ans. Cette étude issue de la cohorte Whitehall II a été menée sur plus de 7000 personnes pendant 10 ans.

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mercredi 21 décembre 2011

Supervirus mutant : vers l’autocensure des revues primaires - Actualité médicale- Actualité médicale - information santé - depeches - InformationHospitaliere

Supervirus mutant : vers l’autocensure des revues primaires - Actualité médicale
Supervirus mutant : vers l’autocensure des revues primaires

Alors qu’il y a quelques semaines, des scientifiques néerlandais annonçaient la création, à partir du virus de la grippe H5N1, d’un autre virus mutant particulièrement contagieux et mortel, une question s'est très vite posée : fallait-il ou non publier cette découverte. Afin de garantir la sécurité publique, les autorités sanitaires américaines et hollandaises ont mis leur veto. En parallèle, les revues primaires Nature et Science ont examiné dans quelles conditions il était possible de mettre en avant ces travaux tout en ne compromettant pas, à terme, la santé du grand public.

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mardi 1 novembre 2011

L'eau de Jouvence de la Toussaint 2011 | Slate

Pour quelles mystérieuses raisons une obscure publication scientifique destinée à une étroite communauté spécialisée monte-t-elle brutalement vers les lumières médiatiques? Le phénomène s’est une nouvelle fois manifesté le jour férié de la Toussaint 2011. Ce fut là comme une forme de symétrique enchanteur en réponse au  dernier épisode en date du tremblement de terre planétaire à épicentre grec.

De quoi s’agissait-il? Au départ, en toute rigueur, d’une nouvelle manipulation expérimentale réussie de déprogrammation génétique de cellules humaines. Après la spectaculaire percée japonaise de Shinya Yamanaka réalisée en 2007 plusieurs dizaines d’équipes de biologistes à travers le monde ont appris à provoquer une forme de «retour vers le passé» de cellules humaines. Ainsi, alors qu’elles se sont au fil du temps transformées pour constituer les différents éléments constitutifs des mille et un tissus et organes qui composent un organisme adulte, ces cellules pouvaient donc «rajeunir». 

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vendredi 2 septembre 2011

1ère autotransfusion de globules rouges créés à partir de cellules souches MyPharma Editions | L'Info Industrie & Politique de Santé

Pour la première fois chez l’Homme, des chercheurs de l’Unité mixte de recherche 938 Inserm-UPMC et de l’AP-HP, en collaboration avec l’unité d’Ingénierie et de Thérapie Cellulaire de l’EFS, ont réussi à injecter à un donneur humain des globules rouges cultivés (GRc) créés à partir de ses propres cellules souches hématopoïétiques humaines (CSH).

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mardi 28 juin 2011

Globule et télescope » De quel côté bercez-vous bébé ?

Votre corps est-il de droite ou de gauche ? Chacun d’entre nous, à condition de n’être pas manchot, sait de quelle main il écrit. Mais être droitier ou gaucher pour tenir un stylo ne préjuge pas forcément des autres latéralisations du corps. Elles sont beaucoup moins connues et pourtant, vous avez un pied préféré pour tirer dans un ballon de football (Platini du droit, Maradona du gauche) ou prendre votre impulsion avant de sauter, un œil favori pour viser et, comme je l’avais révélé dans un billet très populaire, un côté de prédilection… pour embrasser. On sait ainsi depuis quelques années que la majorité des êtres humains ayant pratiqué l’expérience bucco-buccale est droitière du patin, sans que cela ait de lien quelconque avec la main qui écrit ou le pied qui shoote.

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lundi 27 juin 2011

L'oiseau voit bien plus de couleurs que vous

On sait que les oiseaux se sont parés de couleurs lors de leur évolution ; certaines espèces ont un plumage très chamarré. Cela a souvent inspiré les poètes. Ce qui vient d'être déterminé est que ces couleurs ne représentent qu'une fraction de ce que les oiseaux sont capables de voir. Les scientifiques ont commencé à comprendre depuis peu comment les oiseaux arrivaient à obtenir de si belles couleurs. Les oiseaux ont par ailleurs des cônes dans leurs yeux que nous adorerions avoir également : ces derniers sont en effet sensibles à l'ultraviolet.

Il est curieux toutefois que ces oiseaux n'aient pas développé de plumage aux couleurs qui débordent dans l'ultraviolet. Pourquoi est-ce confiné au « visible » (au sens humain) ? Cela ne veut pas dire que l'évolution ne va pas un jour tendre vers cela. Actuellement, les couleurs du plumage des oiseaux couvrent moins d'un tiers de leurs capacités visuelles.

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mercredi 22 juin 2011

Nous sommes devenus plus petits avec l'agriculture

Il y a 10 000 ans de cela, dans la région nommée le « croissant fertile », les humains ont commencé à se sédentariser et à faire pousser des plantes. Auparavant, ils se contentaient de chasser et de cueillir. Cela s'est répandu ensuite, par apprentissage ou par découverte indépendante. Les humains ont alors mangé moins de choses variées ; quelques céréales. Ils ont eu ainsi des déficiences nutritionnelles et plus de difficultés pour s'adapter au stress.

Nous sommes devenus plus petits avec l'agriculture

La densité de population s'est accrue de manière importante : les conditions sanitaires ont souvent été pitoyables, avec une proximité accrue des animaux d'élevage qui permettaient des contaminations bactériennes et virales. Pendant longtemps, les hommes n'ont fait que rapetisser. Ce n'est que depuis 75 ans principalement, depuis la mécanisation de l'agriculture, que les tailles moyennes s'accroissent.

Une étude a en effet passé en revue les données sur les squelettes (caries, densité osseuse, etc.) qui provenaient de différents coins du monde. Il existe depuis 1984 une théorie qui a montré que l'agriculture avait pendant la majorité du temps provoqué une moins bonne santé. Pourquoi avons-nous développé l'agriculture dans ce cas ? Il est possible qu'un refroidissement ait eu lieu entre -12700 et-11500.

Quelqu'un a eu l'idée de planter des graines pour ne pas avoir à cueillir trop loin du village ; cela a marché et cela a pris et on connaît la suite.

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mardi 14 juin 2011

Les neuro-sciences pour prédire le succès d'une chanson ?

L'art est une science. En tout cas, le travail de l'industrie culturelle pourrait ressembler de plus en plus à un travail scientifique plus qu'artistique. L'AFP rapporte ce lundi que des chercheurs américains ont présenté dans le Journal of Consumer Psychology une étude qui démontrerait qu'il est possible de prédire le succès d'un tube en analysant les réactions cérébrales des adolescents.

"Il est possible jusqu'à un certain point d'utiliser les techniques d'imagerie du cerveau dans un groupe d'individus pour prédire la popularité (d'une chanson)", explique Gregory Berns, neuro-économiste et directeur du centre de neuropolitique de l'Université Emory à Atlanta. En 2006, les chercheurs avaient fait écouter 120 chansons essentiellement inconnues issues de MySpace, à 27 adolescents de 12 à 17 ans. Pendant l'écoute, ils enregistraient leurs réactions neurologiques, et les cobayes devaient ensuite attribuer une note aux chansons. Quelques années plus tard, "une analyse comparative des résultats de l'étude a révélé que les données recueillies étaient statistiquement significatives pour prédire le taux de popularité des différentes chansons mesurée en termes de ventes de 2007 à 2010", rapporte l'AFP.

En 2005, un logiciel de prédiction de succès baptisés Hit Song Science avait débarqué sur le marché français. A partir d'une vingtaine de critères tels que la mélodie, l'harmonie, la mesure ou le ton, HSS calculait les chances de succès populaire des chansons qui lui étaient proposées. On ignore si sa précision s'est vérifiée depuis, mais il était dit à l'époque que le logiciel avait pu prédire des succès de Maroon 5, Jenifer Lopez ou Norah Jones.

Plus récemment, en 2010, Yahoo avait montré qu'il était possible de prédire le succès d'une oeuvre culturelle en voie de commercialisation grâce au volume de requêtes saisies par les internautes avant sa sortie. Mais le critère était alors l'intérêt porté à l'oeuvre, et non l'oeuvre elle-même.

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lundi 13 juin 2011

Médecine: la révolution ne vient pas | Slate

Où sont les traitements promis par les cellules souches, la thérapie génique et le génome humain?
- Une colonie de cellules souches embryonnaires / REUTERS -

Le Dr. William Langston fait des recherches sur la maladie de Parkinson depuis vingt-cinq ans. Un bref moment, il a pensé qu’il allait lui falloir trouver une autre maladie pour poursuivre ses recherches, tant la découverte d’un remède au Parkinson apparaissait comme imminent. À la fin des années 1980, le champ de la médecine réparatrice semblait susceptible de permettre à des médecins de placer des tissus sains dans un cerveau endommagé, réparant les destructions causées par la maladie.

Langton n’était pas le seul optimiste. En 1999, le directeur de l’Institut national des troubles neurologiques et cardiaques, le Dr. Gerald Fischbach, affirmait devant le Sénat américain que «avec du travail et de la chance», la maladie de Parkinson pourrait être soignée dans les cinq à dix années. Langston, aujourd’hui âgé de 67, déclare qu’il ne pense pas voir apparaître un traitement contre cette maladie avant la fin de sa carrière. Il n’utilise même plus le terme de guérison et reconnaît qu’il s’est montré aussi naïf que ses collègues. Il déclare comprendre la colère et l’impatience des patients qui, dit-il, «se montrent un peu amers» de souffrir encore d’une maladie dont ils espéraient être aujourd’hui débarrassés.

Les déceptions sont à la hauteur des espoirs énormes qui se profilaient. Lors des deux décennies passées, il nous a été affirmé qu’un nouvel âge de la médecine moléculaire –utilisant la thérapie génique, les cellules souches et les connaissances dues à la découverte du génome humain– allait entraîner des miracles médicaux. Comme les antibiotiques avaient mis un terme aux maladies infectieuses, le vaccin éliminé le fléau de la polio et de la variole, la capacité à manipuler les cellules et les gènes était susceptible d’éradiquer toutes les maladies génétiques, comme la maladie d’Huntington ou la mucoviscidose, mais aussi les cancers, le diabète et les problèmes cardiaques.

Cette frustration est encore renforcée par le fait que de nombreux animaux de laboratoire se retrouvent, quant à eux, guéris. Des souris souffrant de Parkinson ont été soignées avec succès à partir de cellules souches, comme d’autres souris victimes de drépanocytose. Des chiens hémophiles ou souffrant de dystrophie musculaire ont été guéris. Mais pour les humains, les souffrances et les morts sont encore à l’ordre du jour. Pourquoi? Comment expliquer l’énorme écart entre les attentes et la réalité? Les remèdes ne viendront-ils pas ou vont-ils mettre plus de temps que prévu à émerger? Les scientifiques nous ont-ils trompés, ainsi qu’eux-mêmes, sur le potentiel réel de ces nouvelles technologies médicales?

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dimanche 12 juin 2011

Le corps de la femme fait le tri des spermatozoïdes

Le corps de la femme fait le tri des spermatozoïdes

Biologie D'après une étude australienne, de manière complètement inconsciente, le corps d'une femme serait sélectif sur les spermatozoïdes. Ce mécanisme existerait afin de permettre à certains hommes de pouvoir la féconder, mais de réduire fortement les chances pour un autre homme, moins "habituel". Le sperme contiendrait des molécules de “signal” afin de provoquer des modifications immunitaires de la femme ; le but est que le corps de la femme ne rejette pas ce sperme.

Certains spermes pourtant sains n'arrivent pas à activer les modifications de cet ordre. La femme aurait donc une sorte de processus de “contrôle qualité”. Cela expliquerait pourquoi certains couples n'arrivent pas à avoir d'enfants, même si tout à l'air normal : le corps de la femme serait programmé pour être trop sélectif.
A priori, une exposition fréquente à un sperme donné accroîtrait la reconnaissance du système. Si une femme n'a pas été exposée depuis plus de trois mois à ce sperme, le rejet est fort probable. Cette recherche est très utile pour aider les couples qui éprouvent des difficultés à concevoir.

ça ne doit pas marché très bien, voir le nombre d'enfants suite à des viols.

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mercredi 1 juin 2011

La liposuccion n'est pas la panacée

La liposuccion est d'une des chirurgies plastiques les plus populaires aux États-Unis. Cela existe depuis 1974 et on estime qu'il y a 450 000 opérations annuelles. Question : est-ce que la graisse revient ? D'après une étude de la section médecine de l'université du Colorado, en moyenne, la graisse revient au bout d'un an, sauf que ce n'est pas au même endroit ; c'est redistribué en particulier au niveau de la partie supérieure de l'abdomen.

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Des hallucinogènes médicaments

Les hallucinogènes, telle la psilocybine extraite de champignons, modifient l'humeur. Ils sont à nouveau étudiés chez l'homme, car ils pourraient diminuer l'anxiété ou soulager la douleur.

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lundi 30 mai 2011

Fini le mythe : manger beaucoup le soir ne fait pas grossir

Ce qui fait grossir, c'est le rapport entre la quantité totale de calories consommées et celles dépensées.
C'est donc le « combien » qui compte et pas le « comment ». Vous pouvez tout à fait avoir faim et manger le soir (n'exagérez toutefois pas trop car il est difficile de s'endormir avec le ventre trop plein).

Fini le mythe : manger beaucoup le soir ne fait pas grossir

Aucune étude n'a réussi à prouver les personnes qui mangent beaucoup le soir prennent plus de poids. Une récente étude a poussé le bouchon plus loin ; les chercheurs se sont demandé si cela faisait quelque chose de différent, du point de vue du gain en poids uniquement (ndlr attention à la glycémie et au diabète), entre manger beaucoup en une fois la journée ou répartir en 17 « snacks ».

Conclusion : aucune différence. Manger plus souvent mais moins n'accélère pas le métabolisme. Manger fréquemment n'a pas non plus un gros impact sur la faim globale le long de la journée.

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jeudi 26 mai 2011

Le philosophe qui veut étriper l’obstétricien | Slate

Michel Onfray, le célèbre philosophe libertaire, accuse René Frydman, le gynécologue-obstétricien d’avoir créé un «bébé médicament». Affaire d’éthique ou d’ego? Tentative de décryptage.
- «Big Baby» de Ron Mueck. REUTERS -

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vendredi 20 mai 2011

Des polluants détectés dans l'eau, même en bouteille

Une enquête réalisée par WWF (le Fonds mondial pour la nature) montre que l'eau de boisson des Français, qu'elle provienne d'une bouteille ou directement du robinet, contient des résidus de produits chimiques.

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Paraplégie : un homme parvient à remarcher grâce à des électrostimulations

Cinq ans après son accident, un homme de 25 ans gravement atteint à la moelle épinière parvient aujourd'hui à se tenir debout et avancer les jambes. L'exploit a pu être réalisé grâce à un entraînement et à des électrostimulations. Une technique qui a fait l'objet d'une publication dans la revue The Lancet.

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