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mardi 13 septembre 2011

Grippe H1N1 : la France détruit ses derniers vaccins | Bachelot toujours au gouvernement

Le Parisien indique ce lundi que le dernier lot des 94 millions de vaccins commandés par la France pour lutter contre le virus H1N1 sera détruit en novembre prochain. Depuis 2010, 19 millions de doses auront été détruites. Au total le coût d’achat et de destruction s’élèverait ainsi à environ 400 millions d’euros.  

Le quotidien tient les comptes : en juillet 2009, en pleine urgence sanitaire, le gouvernement commande 94 millions de doses sur la base de deux injections par personne. Changement de cap en décembre, où la doctrine devient l’injection unique. Résultat : une annulation de 50 millions de doses et un stock acheté de 44 millions d’unités.  A l’issue de la campagne, seulement 6 millions de personnes ont été vaccinées.

La France cherche alors  à revendre ses vaccins : seules 300 000 doses sont vendues -au Qatar- tandis que 16 millions de doses seront données à l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) et deux millions iront aux ambassades de France à l’étranger. Le solde, soit 19 millions de doses, a été en quasi-totalité détruit depuis 2010.
Le Parisien souligne enfin que le ministère de la santé veut aujourd’hui tirer les leçons de ce gâchis: « Nous sommes dans une phase de discussion avec nos homologues européens. Nous négocions un contrat qui nous permettra dès 2012 de pouvoir acheter ce type de produit de façon concertée, et pas en suivant la logique de l’industrie », affirme au Parisien l’entourage de la secrétaire d’Etat à la Santé, Nora Berra.

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mardi 8 mars 2011

Avions, médicaments : le danger d'une sécurité sous-traitée | Rue89

Tous les astronautes, et la plupart des ingénieurs, connaissent bien cette caricature, épinglée dans des dizaines de cubicules d'employés de la Nasa, dans les années 60.

On y voit tout l'ingénieux dispositif technique allant de la base jusqu'au sommet de la fusée portant la petite capsule spatiale qui la chapeaute. Dans la capsule, un astronaute demande à son collègue :

« Ça te rassure vraiment, toi, de savoir que tout ce qu'il y a en dessous de nous a été fabriqué par le plus bas soumissionnaire ? »

En 2011, voilà une question que sont en droit de se poser presque tous les passagers aériens du monde et beaucoup de consommateurs de médicaments. Car c'est maintenant la norme. Le plus bas soumissionnaire – celui qui s'engage à respecter, à son prix, le cahier des charges d'un marché – répare les avions et teste les nouveaux produits pharmaceutiques.

Mais à la différence des années 60, l'entreprise impliquée n'est plus dans le voisinage. Avec la globalisation, elle est souvent sur un autre continent.

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