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jeudi 17 novembre 2011

Aspartame: des gynécologues alertent sur les risques de prématurité MyPharma Editions | L'Info Industrie & Politique de Santé

Alors que se déroule ce jeudi la journée mondiale de la prématurité, des gynécologues et des pédiatres, membres du Réseau environnement santé (RES), ont envoyé une lettre au ministre de la Santé, Xavier Bertrand, afin d’alerter les femmes enceintes sur les dangers de l’aspartame, un édulcorant que l’on trouve notamment dans les boissons light, et plus particulièrement sur les risques d’accouchement prématuré.

Europe 1 qui publie la lettre sur son site Internet rapporte que les scientifiques de Réseau environnement santé (RES) se fondent sur une étude danoise, publiée il y a un an, qui « mettait en évidence un taux plus élevé de naissance prématurée tardive (soit entre les 32e e et 36e semaines d’aménorrhée), proportionnel à la consommation de boissons gazeuses avec édulcorants ».

L’étude montre ainsi que la consommation d’au moins une boisson gazeuse contenant un édulcorant augmentait en moyenne de les risques de naissance avant terme de 27 % si l’on n’en boit qu’une par jour, 35 % si l’on en boit 2 ou 3, 78 % quand c’est plus de 4. L’impact est moindre quand les boissons sont non gazeuses, l’augmentation du risque allant de 11 à 29 %.

« Vous avez déclaré, à propos de l’affaire du Mediator, que le doute devait désormais profiter au malade. Dans le cas présent, il nous semble que le doute devrait profiter au consommateur », déclarent les scientifiques dans leur courrier à Xavier Bertrand.

« Prendre une position claire sur cette information me paraîtrait être une bonne chose », estime au micro d’Europe 1 le docteur Pierre Marès, chef du service de gynéco-obstétrique au CHU de Nîmes et signataire de cette lettre adressée au ministre. Selon lui, adresser un message de prévention aux femmes enceintes pourrait permettre de réduire la prématurité. « Si on gagne 25% de prématurité, c’est énorme », affirme-t-il.

Europe 1 rappelle qu’en février dernier, les experts de l’Autorité européenne de sécurité des aliments avaient de leur côté écarté tout risque concernant l’aspartame.

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mardi 28 juin 2011

Etudes bidon, conflits d'intérêts : l'aspartame dans de sales draps | Rue89

Une cannette de Coca light écrasé (Goupil/Flickr/CC).

Lorsque la Food and Drug Administration (FDA) américaine a homologué l'aspartame (E951), elle a fixé une dose journalière admissible (la DJA) de 40 mg par kilo de poids corporel par jour. Comprendre que jusqu'à cette dose, correspondant à une trentaine de cannettes (33 cl) de Coca light pour un adulte de 60 kilos, le produit est inoffensif.

L'Autorité européenne de sécurité des aliments (Efsa) a emboîté le pas à son homologue américaine, et la France a logiquement suivi. Problème : « Cette dose a été fixée au petit bonheur la chance », conclut le député Gérard Bapt, qui a déjà obtenu l'interdiction des biberons au bisphénol A en Europe.

L'enquête de Marie-Monique Robin « Notre poison quotidien » avait commencé à lever le voile sur cette affaire troublante. L'édulcorant le plus utilisé au monde, inventé par la firme Searle dont le patron était alors Donald Rumsfeld [que l'on retrouvera par la suite à diriger la guerre en Irak au côté de George Bush…], a été homologué peu après l'arrivée au pouvoir de son ami Ronald Reagan.

« Une décision purement politique », tranche la journaliste. Marie-Monique Robin a retrouvé la littérature scientifique juste avant l'autorisation :

« Tous les toxicologues de la FDA concluaient que ce produit était potentiellement cancérigène. Et par enchantement, après l'élection de Reagan, l'aspartame a été autorisé. Mais les études étaient toujours aussi contestables. »

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