Pour quelles mystérieuses raisons une obscure publication scientifique destinée à une étroite communauté spécialisée monte-t-elle brutalement vers les lumières médiatiques? Le phénomène s’est une nouvelle fois manifesté le jour férié de la Toussaint 2011. Ce fut là comme une forme de symétrique enchanteur en réponse au dernier épisode en date du tremblement de terre planétaire à épicentre grec.
De quoi s’agissait-il? Au départ, en toute rigueur, d’une nouvelle manipulation expérimentale réussie de déprogrammation génétique de cellules humaines. Après la spectaculaire percée japonaise de Shinya Yamanaka réalisée en 2007 plusieurs dizaines d’équipes de biologistes à travers le monde ont appris à provoquer une forme de «retour vers le passé» de cellules humaines. Ainsi, alors qu’elles se sont au fil du temps transformées pour constituer les différents éléments constitutifs des mille et un tissus et organes qui composent un organisme adulte, ces cellules pouvaient donc «rajeunir».
mardi 1 novembre 2011
L'eau de Jouvence de la Toussaint 2011 | Slate
lundi 13 juin 2011
Médecine: la révolution ne vient pas | Slate
Où sont les traitements promis par les cellules souches, la thérapie génique et le génome humain?- Une colonie de cellules souches embryonnaires / REUTERS -Le Dr. William Langston fait des recherches sur la maladie de Parkinson depuis vingt-cinq ans. Un bref moment, il a pensé qu’il allait lui falloir trouver une autre maladie pour poursuivre ses recherches, tant la découverte d’un remède au Parkinson apparaissait comme imminent. À la fin des années 1980, le champ de la médecine réparatrice semblait susceptible de permettre à des médecins de placer des tissus sains dans un cerveau endommagé, réparant les destructions causées par la maladie.
Langton n’était pas le seul optimiste. En 1999, le directeur de l’Institut national des troubles neurologiques et cardiaques, le Dr. Gerald Fischbach, affirmait devant le Sénat américain que «avec du travail et de la chance», la maladie de Parkinson pourrait être soignée dans les cinq à dix années. Langston, aujourd’hui âgé de 67, déclare qu’il ne pense pas voir apparaître un traitement contre cette maladie avant la fin de sa carrière. Il n’utilise même plus le terme de guérison et reconnaît qu’il s’est montré aussi naïf que ses collègues. Il déclare comprendre la colère et l’impatience des patients qui, dit-il, «se montrent un peu amers» de souffrir encore d’une maladie dont ils espéraient être aujourd’hui débarrassés.
Les déceptions sont à la hauteur des espoirs énormes qui se profilaient. Lors des deux décennies passées, il nous a été affirmé qu’un nouvel âge de la médecine moléculaire –utilisant la thérapie génique, les cellules souches et les connaissances dues à la découverte du génome humain– allait entraîner des miracles médicaux. Comme les antibiotiques avaient mis un terme aux maladies infectieuses, le vaccin éliminé le fléau de la polio et de la variole, la capacité à manipuler les cellules et les gènes était susceptible d’éradiquer toutes les maladies génétiques, comme la maladie d’Huntington ou la mucoviscidose, mais aussi les cancers, le diabète et les problèmes cardiaques.
Cette frustration est encore renforcée par le fait que de nombreux animaux de laboratoire se retrouvent, quant à eux, guéris. Des souris souffrant de Parkinson ont été soignées avec succès à partir de cellules souches, comme d’autres souris victimes de drépanocytose. Des chiens hémophiles ou souffrant de dystrophie musculaire ont été guéris. Mais pour les humains, les souffrances et les morts sont encore à l’ordre du jour. Pourquoi? Comment expliquer l’énorme écart entre les attentes et la réalité? Les remèdes ne viendront-ils pas ou vont-ils mettre plus de temps que prévu à émerger? Les scientifiques nous ont-ils trompés, ainsi qu’eux-mêmes, sur le potentiel réel de ces nouvelles technologies médicales?
vendredi 3 juin 2011
Les sports d'endurance et la Musculation
30 à 40 minutes est trop souvent le temps annoncé pour commencer à « taper dans le gras ». Résultat sans doute d'une série de vulgarisations, ce chiffre est heureusement ou malheureusement une aberration. Pour comprendre cela, procédons à un bref récapitulatif. Le corps utilise l'ATP pour transformer l'énergie chimique (glucides et compagnie) en énergie mécanique (les contractions musculaires). Il a en réserve pour 2 à 3 secondes d'ATP et 7 à 8 secondes de Créatine Phosphate qui sera transformée en ATP. Ces substrats sont utilisés par la filière anaérobie alactique, qui bien que démarrant en même temps que les deux autres (anaérobie lactique et aérobie) est la filière privilégiée en tout début d'effort, lorsque le muscle n'est pas encore oxygéné.
La filière anaérobie lactique quant à elle atteint son efficacité optimale entre la première et la deuxième minutes d'effort et la filière aérobie en moins de 4 minutes (chez le sédentaire, moins chez le sportif).
Comme le montre ce graphique, après 10 minutes d'effort la filière aérobie atteint son maximum, et brûle donc un maximum de son substrat, qui vous l'aurez deviné n'est autre que le gras. La simplissime conclusion est donc qu'après 5 minutes d'effort on consomme déjà du gras en quantité relativement importante, mais aussi qu'au bout de 10 minutes le corps consomme un maximum de gras (plus qu'après une demi-heure).
Sur le même thème
-->
jeudi 26 mai 2011
Le philosophe qui veut étriper l’obstétricien | Slate
Michel Onfray, le célèbre philosophe libertaire, accuse René Frydman, le gynécologue-obstétricien d’avoir créé un «bébé médicament». Affaire d’éthique ou d’ego? Tentative de décryptage.- «Big Baby» de Ron Mueck. REUTERS -
vendredi 29 avril 2011
Hépatite C: De nouveaux types de médicaments antiviraux pourraient voir le jour
La découverte du rôle clé de deux enzymes, qui ouvrent la porte à l'infection par le virus de l'hépatite C, pourrait déboucher sur de nouveaux médicaments antiviraux, selon des travaux publiés en ligne ce dimanche par la revue Nature Medicine. Un essai préliminaire chez des patients infectés par le virus est déjà en projet avec l'un des inhibiteurs de ces enzymes, déjà testés avec succès chez l'animal, selon les chercheurs.
lundi 7 mars 2011
Anticorps monoclonal - Wikipédia
Les anticorps monoclonaux sont des anticorps reconnaissant le même épitope car ils sont issus d'une seule lignée de plasmocytes, provenant d'une seule cellule. Ils sont le produit d'une fusion entre un lymphocyte B et une cellule cancéreuse (myélome).
samedi 22 mai 2010
Un généticien crée la première cellule vivante synthétique
Une cellule synthétique qui possède son propre ADN ? Le pionnier du séquençage du génome humain, le biologiste américain Craig Venter, a dévoilé, jeudi 20 mai, la création de la première cellule vivante dotée d'un génome synthétique. Une "étape importante scientifiquement et philosophiquement", explique le chercheur, dans la compréhension des mécanismes de la vie et qui ouvre la voie à la fabrication d'organismes artificiels.