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mercredi 14 septembre 2011

Pourquoi les enfants de certaines régions sont-ils plus obèses que d'autres ? | Petits déjeuners et obésité

L’étude révèle que les enfants qui ne prennent jamais de petits-déjeuners sont plus nombreux dans les régions qui comptent le plus d’enfants obèses. Existe-t-il selon vous un rapport de cause à effet ?

Il y a une association évidente entre déjeuner moins le matin et devenir obèse. Le raccourci, scientifiquement inexacte, serait de dire qu’ils déjeunent moins et c’est pour cela qu’ils sont obèses. C’est clairement une erreur de causalité inverse. Je pense que c’est le contraire, de toute évidence, c’est parce qu’ils sont obèses qu’ils ne petit-déjeunent pas.

Il y a des éléments scientifiques qui le prouvent. Les obèses, à jeun dans la nuit, consomment beaucoup plus de graisse que de glucide pour faire fonctionner leur organisme. L’oxydation de la graisse produit ce que l’on appelle des corps cétoniques qui sont anorexigènes (ils inhibent l’appétit). Le matin, les obèses se lèvent donc avec plus de corps cétoniques que les autres et ont moins faim. Comme ils sont obèses, à la fin de la journée, ils doivent manger plus. Ils rattrapent dans la journée le retard qu’ils ont pris le matin. Un cercle vicieux s’installe car, comme ils mangent énormément le soir, ils ont d’autant moins faim le matin suivant. Malheureusement, les vendeurs de petit-déjeuner font dire le contraire à certains de mes confrères.

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mercredi 1 juin 2011

La liposuccion n'est pas la panacée

La liposuccion est d'une des chirurgies plastiques les plus populaires aux États-Unis. Cela existe depuis 1974 et on estime qu'il y a 450 000 opérations annuelles. Question : est-ce que la graisse revient ? D'après une étude de la section médecine de l'université du Colorado, en moyenne, la graisse revient au bout d'un an, sauf que ce n'est pas au même endroit ; c'est redistribué en particulier au niveau de la partie supérieure de l'abdomen.

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lundi 30 mai 2011

Fini le mythe : manger beaucoup le soir ne fait pas grossir

Ce qui fait grossir, c'est le rapport entre la quantité totale de calories consommées et celles dépensées.
C'est donc le « combien » qui compte et pas le « comment ». Vous pouvez tout à fait avoir faim et manger le soir (n'exagérez toutefois pas trop car il est difficile de s'endormir avec le ventre trop plein).

Fini le mythe : manger beaucoup le soir ne fait pas grossir

Aucune étude n'a réussi à prouver les personnes qui mangent beaucoup le soir prennent plus de poids. Une récente étude a poussé le bouchon plus loin ; les chercheurs se sont demandé si cela faisait quelque chose de différent, du point de vue du gain en poids uniquement (ndlr attention à la glycémie et au diabète), entre manger beaucoup en une fois la journée ou répartir en 17 « snacks ».

Conclusion : aucune différence. Manger plus souvent mais moins n'accélère pas le métabolisme. Manger fréquemment n'a pas non plus un gros impact sur la faim globale le long de la journée.

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samedi 7 mai 2011

Le biberon prolongé conduit à l'obésité

Les experts de la lutte contre l'obésité pensent que la prévention commence avant même la scolarité de l'individu. Une récente étude suggère qu'il faut limiter dans le temps l'utilisation du biberon chez les enfants afin de moins les inciter à devenir « accros aux calories ». Une étude nationale américaine portant sur des enfants nés en 2001 a conduit à cette conclusion. L'analyse de données concernant 6750 enfants a trouvé une relation entre l'utilisation du biberon à 24 mois et le risque d'obésité vers 5,5 ans.

Le biberon prolongé conduit à l'obésité

Parmi les enfants étudiés, 22 % ont été des « consommateurs prolongés » du biberon : ils continuaient à boire au biberon après 2 ans. 23 % de ces enfants-là sont devenus obèses après 5,5 ans. Ainsi, le risque d'obésité à 5,5 ans était de 30 % supérieur pour les bébés qui avaient continué le biberon après 24 mois. Les chercheurs ont bien entendu tenu compte d'autres facteurs comme le poids du bébé à la naissance, de celui de la mère et des pratiques générales par rapport à la nourriture.

L'hypothèse des chercheurs est que le biberon encourage les enfants à consommer trop de calories. Les pédiatres doivent donc en être avertis afin qu'ils guident les mamans à abandonner le biberon assez tôt.

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mercredi 24 novembre 2010

Why are we getting fatter? Researchers seek a mysterious culprit

So, why are we fat? And getting fatter? Most people would say it's simple: We eat too much and exercise too little. But University of Alabama at Birmingham obesity researcher David B. Allison, Ph.D., says that answer, while valid, may be a little too simple. Allison and colleagues think the more relevant question is this: Why do we eat too much and expend too little energy? And like good detectives, they've set out to identify a suspect, or suspects, that may be contributing to the obesity epidemic. The game, as they say, is afoot.

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samedi 24 juillet 2010

Probiotiques et obésité infantile | INUMED - Publications et articles

ARTICLE DU CANARD ENCHAINE « Porc de Yaourt» 
C’est un pavé dans le pot de yaourt que lance un chercheur français dans la prestigieuse revue scientifique « Nature»  (Septembre 2009)

Pour Didier Raoult, patron du labo de virologie de la Timone, à Marseille, les yaourts et autres boissons lactées farcis aux probiotiques que l’on nous fait avaler depuis près de vingt ans auraient leur part de responsabilité dans l’épidémie d’obésité qui frappe les enfants. Les probiotiques, vous savez, ce sont ces bactéries censées booster nos défenses immunitaires que Danone ajoute à la pelle dans certains yaourts.

On en trouve plus d’un milliard par pot d’Activia ou d’Actimel. Le hic, c’est que « ces bonnes bactéries actives et vivantes» , dixit Danone, sont les mêmes que celles utilisées depuis belle lurette dans les élevages industriels comme activateurs de croissance. En clair, pour faire grossir à vue d’oeil cochons et poulets. Un porc gavé de probiotiques, c’est au moins 10% de plus sur la balance. Apparemment, ça marche aussi chez les humains.

Et Didier Raoult de rappeler cette étude plutôt flippante. En début d’année, des chercheurs ont comparé la flore intestinale des obèses et des non-obèses. Et là, surprise, les premiers étaient bourrés de probiotiques, ceux que l’on trouve justement dans les yaourts « santé» . « On a autorisé pour l’alimentation humaine des activateurs de croissance utilisés dans les élevages, sans chercher à savoir quel serait l’effet sur les enfants« , s’étonne le professeur. Et celui-ci de réclamer dare-dare des études pour connaître le rôle précis de tous ces produits lactés dans l’épidémie d’obésité infantile. D’autant que les enfants ont droit aux mêmes concentrations de probiotiques dans leurs yaourts que les cochons et poulets. Faudrait peut-être que Danone cesse de tourner autour du pot…

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