Lors du scandale du Médiator, le rôle de la presse médicale a été fortement critiqué. Accusée d’être le porte-flingue de l’industrie pharmaceutique, elle a été épinglée dans le rapport sénatorial de la commission d’enquête sur le Médiator en ces termes (p. 191-192) : "Une lecture critique de la presse médicale montre un désintérêt manifeste, qui peut confiner à de l’aveuglement, sur les effets indésirables des médicaments. Ceci accrédite ainsi le procès fait par certains d’une véritable 'mise sous influence' de cette presse. [ …] Force est cependant de constater […] que la liberté de la presse est à la presse médicale ce que le fair play est au sport professionnel, un objectif lointain et inaccessible, que l’on se fixe pour sauver les apparences."
L’équilibre financier de nombreux organes de cette presse repose sur les publicités qu’ils reçoivent de l’industrie pharmaceutique, qu’il faut donc ne pas contrarier.
Auditionnés devant cette commission, les principaux représentants de la presse médicale ont été mal à l’aise et, disons-le, assez peu convaincants. Alors qu’on lui demandait pourquoi son journal n’avait pas rendu compte du livre d’Irène Frachon sur le scandale du Médiator, le président-directeur général du Quotidien du Médecin avait répondu fort élégamment qu’il ne faisait pas "les chiens écrasés".
Le syndicat national des journalistes avait à cette occasion rappelé les pratiques non éthiques d’une presse asservie à des intérêts commerciaux dans un communiqué daté du 13 avril 2011. Le SNJ appelait "l’ensemble des rédactions de la presse médicale à un sursaut déontologique, salvateur en pleine crise de confiance des lecteurs pour leurs organes de presse et du public pour l’industrie du médicament." Hélas, nul sursaut ! Rien n’a changé !
Attaque du "Quotidien du Médecin"
En effet, dans son édition du 29 mai 2012, "Le Quotidien du Médecin", sous la plume de monsieur Chiens-Ecrasés, son président-directeur général, est intervenu dans le débat suscité par le baclofène sous le titre "Des miracles hors AMM ?" et dans ces termes :
"Le Nouvel Observateur l’a mis en couverture de son dernier numéro : 'On a trouvé un remède contre l’alcoolisme !' Ah bon ? Ils savent déjà qu’à la rentrée 2012 pourrait sortir une nouvelle molécule, le nalméfène, qui semble, après trois études contrôlées de phase III, efficace et bien tolérée dans le traitement de la dépendance à l’alcool ? Pas le moins du monde ! Il s’agit du baclofène, dont les supporters enthousiastes poussent à une large utilisation hors AMM, en l’absence d’études contrôlées dans l’indication de la dépendance à l’alcool et malgré de sérieux doutes sur la tolérance à une large échelle de cette molécule.
La pression de prescription, relayée par les médias grand public, prend des proportions dont on peut s’étonner que nos autorités, promptes à dénoncer le scandale de la prescription hors AMM du Mediator, laissent faire… Pourtant, la surcharge pondérale ne constitue-t-elle pas un facteur de risque aussi sévère que l’alcoolisme ? Ne devait-on plus, promis, juré, laisser utiliser à une telle échelle des produits hors AMM sans preuves sérieuses, dans un cadre rigoureux, de la tolérance et de l’innocuité du produit ? Y aurait-il deux poids deux mesures permettant dans un cas de condamner avant de juger et dans l’autre de décider sans savoir ?
N’y a-t-il donc plus de lanceurs d’alerte ?
Qui sera condamné lorsque surviendront des accidents sévères, voire des morts ?
En tout cas, au "Quotidien", on la lance, l’alerte !"
"Efficace et bien toléré"
Qui s’étonnera que cette publication fasse la promotion du laboratoire Lundbeck et de l’un de ses produits en voie de commercialisation, le nalméfène, et cherche à intimider ceux qui prescrivent son principal concurrent, le baclofène ? Se prétendre lanceur d’alerte quand on fait la propagande d’une entreprise qui vous finance ne manque pas de sel. Surtout, chaque phrase ou presque de ce texte contient une contre-vérité. Il est indispensable de rétablir certains faits.
La formule "efficace et bien toléré", usée jusqu’à la corde car employée pour chaque sortie d’un nouveau médicament, s’applique-t-elle vraiment au nalméfène ? En réalité, c’est un traitement peu efficace puisqu’il permet seulement de réduire dans de très modestes proportions la consommation d’alcool, en moyenne d’un verre dans les essais en double aveugle contre placebo.
La première demande d’autorisation de mise sur le marché n’a pas été accordée à ce médicament en raison de sa faible efficacité et des problèmes méthodologiques que pose sa demande d’enregistrement.
Le nalméfène traite-t-il la dépendance à l’alcool ?
Certainement pas. Il est une sorte de double d’un produit déjà commercialisé depuis longtemps, la naltrexone (sous le nom de Revia) et dont l’efficacité est très réduite. Il ne s’agit donc pas d’une avancée thérapeutique, contrairement au baclofène, qui lui, ne fait l’objet d’aucune promotion par l’industrie pharmaceutique.
Le président-directeur général du "Quotidien du Médecin" oublie de dire qu’on dispose sur le baclofène de données d’efficacité et de tolérance suffisantes pour que les pouvoirs publics, dont il dénonce à tort l’inertie, aient souligné son intérêt dans la prise en charge de l’alcoolo-dépendance et donné un feu vert à son utilisation dans cette indication, même s’il ne s’agit pas d’une autorisation de mise sur le marché en bonne et due forme (voir le point d’information de l’Agence nationale de sécurité du médicament en date du 24 avril 2012). L’ANSM déclare aussi que les données de pharmacovigilance sont rassurantes. On rappelle qu’aucun mort lié à l’utilisation du baclofène n’est à ce jour à déplorer et qu’en cas d’absorption massive, le baclofène seul est sans danger.
Traitement plus efficace
Par un curieux raisonnement, Le "Quotidien du Médecin" dit qu’il ne faudrait pas prescrire le baclofène parce qu’il risquerait d’y avoir des morts, alors qu’il n’y en a pas, et fait un parallèle avec l’affaire du Médiator. S’il y a un parallèle, il se trouve dans la constante servilité de cet organe de presse à l’égard de ceux qui lui assurent ses bénéfices.
Comment oser dire enfin qu’il n’y a pas de preuves sérieuses d’efficacité du baclofène ? Certes le niveau de preuve de l’efficacité du baclofène n’est pas celui des essais en double aveugle contre placebo.
Le premier essai de ce type vient de démarrer après beaucoup de tergiversations de la bureaucratie sanitaire française. Le niveau de preuve, plus faible mais néanmoins acceptable, repose principalement sur une étude de cohorte portant sur 181 malades suivis plus d’un an. Elle montre que si on comptabilise les perdus de vue (49 patients) comme des échecs du traitement, ce qui n’est pas forcément le cas, le taux d’abstinence ou de consommation modérée à un an est de 58%.
Comme tous les témoignages des patients le confirment, ce traitement est beaucoup plus efficace que tout ce qui existe par ailleurs dans le traitement de la dépendance à l’alcool. C’est bien parce que les pouvoirs publics ont compris l’intérêt du baclofène pour aider les alcoolo-dépendants qu’ils en facilitent l’usage. Ceux qui cherchent à le freiner ont en vue d’autres intérêts que celui des malades.
Bernard Granger
samedi 30 juin 2012
Baclofène, la polémique s'amplifie - Le Nouvel Observateur
dimanche 25 septembre 2011
Le Laboratoire Servier, seul, a des problèmes avec la justice et pas les médecins : pourquoi ? lobbying ?
ce n'est pas lui qui a donne ces medicaments a des patients comme des coupes faim, mais bien les medecins, alors pourquoi ne pas poursuivre ceux qui ont detourne ce medicament et ceux qui continuent a en detourner de leurs premieres et uniques fonctions ?
mardi 13 septembre 2011
Grippe H1N1 : la France détruit ses derniers vaccins | Bachelot toujours au gouvernement
Le Parisien indique ce lundi que le dernier lot des 94 millions de vaccins commandés par la France pour lutter contre le virus H1N1 sera détruit en novembre prochain. Depuis 2010, 19 millions de doses auront été détruites. Au total le coût d’achat et de destruction s’élèverait ainsi à environ 400 millions d’euros.
Le quotidien tient les comptes : en juillet 2009, en pleine urgence sanitaire, le gouvernement commande 94 millions de doses sur la base de deux injections par personne. Changement de cap en décembre, où la doctrine devient l’injection unique. Résultat : une annulation de 50 millions de doses et un stock acheté de 44 millions d’unités. A l’issue de la campagne, seulement 6 millions de personnes ont été vaccinées.
La France cherche alors à revendre ses vaccins : seules 300 000 doses sont vendues -au Qatar- tandis que 16 millions de doses seront données à l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) et deux millions iront aux ambassades de France à l’étranger. Le solde, soit 19 millions de doses, a été en quasi-totalité détruit depuis 2010.
Le Parisien souligne enfin que le ministère de la santé veut aujourd’hui tirer les leçons de ce gâchis: « Nous sommes dans une phase de discussion avec nos homologues européens. Nous négocions un contrat qui nous permettra dès 2012 de pouvoir acheter ce type de produit de façon concertée, et pas en suivant la logique de l’industrie », affirme au Parisien l’entourage de la secrétaire d’Etat à la Santé, Nora Berra.
jeudi 21 juillet 2011
Vers une généralisation des primes à la performance pour les médecins - 20minutes.fr
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Photo d'illustration d'un patient présentant sa carte vitale chez le médecin, en 2007 JAUBERT / SIPA
SANTE - Assurance maladie et médecins libéraux ont enfin signé un protocole d'accord pour une nouvelle convention médicale...
mardi 28 juin 2011
Etudes bidon, conflits d'intérêts : l'aspartame dans de sales draps | Rue89
Lorsque la Food and Drug Administration (FDA) américaine a homologué l'aspartame (E951), elle a fixé une dose journalière admissible (la DJA) de 40 mg par kilo de poids corporel par jour. Comprendre que jusqu'à cette dose, correspondant à une trentaine de cannettes (33 cl) de Coca light pour un adulte de 60 kilos, le produit est inoffensif.
L'Autorité européenne de sécurité des aliments (Efsa) a emboîté le pas à son homologue américaine, et la France a logiquement suivi. Problème : « Cette dose a été fixée au petit bonheur la chance », conclut le député Gérard Bapt, qui a déjà obtenu l'interdiction des biberons au bisphénol A en Europe.
L'enquête de Marie-Monique Robin « Notre poison quotidien » avait commencé à lever le voile sur cette affaire troublante. L'édulcorant le plus utilisé au monde, inventé par la firme Searle dont le patron était alors Donald Rumsfeld [que l'on retrouvera par la suite à diriger la guerre en Irak au côté de George Bush…], a été homologué peu après l'arrivée au pouvoir de son ami Ronald Reagan.
« Une décision purement politique », tranche la journaliste. Marie-Monique Robin a retrouvé la littérature scientifique juste avant l'autorisation :
« Tous les toxicologues de la FDA concluaient que ce produit était potentiellement cancérigène. Et par enchantement, après l'élection de Reagan, l'aspartame a été autorisé. Mais les études étaient toujours aussi contestables. »
lundi 23 mai 2011
En quarante ans, le nombre des médecins a plus que triplé en France.
On en compte actuellement 330 pour 100.000 habitants, alors qu'ils n'étaient que 120 il y a quatre décennies. Les praticiens libéraux constituent 59 % des effectifs, au lieu de 70 % au début des années 1970.
mercredi 18 mai 2011
Dépassements d'honoraires en hausse
L’Assurance maladie tire la sonnette d’alarme sur le dépassement d’honoraires non remboursés, des professionnels de la santé libéraux. Les honoraires qui dépassaient 25% en 1990, représentent aujourd’hui 54% du « tarif sécu ». Les professionnels visés sont en particulier les jeunes spécialistes où les tarifs sont libres et donc fixés par eux-même.
Les régions les plus affectées par ce phénomène sont l’Ile-de-France, Rhône-Alpes, et l’Alsace. Des négociations conventionnelles sont à l’ordre du jour entre les médecins et l’Assurance maladie.Force est d'admettre que si de plus en plus de médecins libéraux augmentent leurs tarifs... les raisons ne manquent pas. En particulier, l'immobilier devenu très cher dans les grandes villes et surtout Paris.
Quand il faut verser des pots de vin pour se faire bien soigner comment appelez vous cela ?
dimanche 8 mai 2011
jeudi 28 avril 2011
samedi 23 avril 2011
Trois cents Smart en libre accès à Lyon avant la fin de l’année - Le Progrès
Et ils veulent, nos chers incapables de politique, que nous prenions les transports en commun. Mais après la prime à la casse pour acheter de nouveaux véhicules, puis bientôt l'interdiction des centres villes, ils nous proposent des voitures à la location (même pas électrique). La cohérence n'est pas évidente !
lundi 28 mars 2011
Le Quotidien du Médecin et le labo Servier
Le Quotidien du médecin peut être un vrai baromètre. Il faut toujours voir de quel côté, il penche.
Ces jours-ci, on note une série de petits signes. Comme si ce journal se mettait en branle pour accompagner la défense du laboratoire Servier. Bien sûr, il s’en défend. Mais bizarrement, il y a comme une concordance entre la montée en puissance de la défense de Servier dans l’affaire du Médiator et des prises de position de ce journal, destiné aux médecins.
D’abord, il y a eu les déclarations peu diplomates du PDG du groupe, Gérard Kouchner, sur le livre d’Irène Frachon, lors de son audition au Parlement.Interrogé pour savoir pourquoi, il n’y avait pas eu un mot de ce livre dans son journal, il a lâché: «Nous ne sommes pas une presse à sensation […]. Nous ne faisons pas dans les chiens écrasés». Mettant en avant une nécessaire «rigueur scientifique» pour s’adresser aux médecins. Ah bon…
Ensuite, il y a eu une double page du Quotidien du Médecin sur l’affaire, où étaient mis en doute les chiffres de décès, liés à la prescription de ce médicament coupe-faim. Ainsi, ont été cités, longuement, les propos et analyses du professeur Jean Acar, ancien chef de service de cardiologie à l’hôpital Tenon, spécialiste des valvulopathies, fondateur du groupe valvulaire de la Société française de cardiologie. Ce dernier émet de sérieuses réserves sur la méthodologie des études ayant permis d’estimer le nombre de décès imputables à ce médicament, qui a été commercialisé en France de 1976 à 2009. Allant jusqu’à dire qu’il n’avait rien vu qui puisse aujourd’hui valider ces chiffres de mortalité cumulée, qui vont de 500 à 2 000.
Enfin, le mercredi 16 mars, le Quotidien du Médecin publiait un numéro anniversaire sur ces 40 ans de parution. Dans ce numéro, beaucoup de publicité, dont une pleine page du laboratoire Servier sur le Procoralan, un médicament indiqué «dans le traitement symptomatique de l’angor stable chronique».
Evidemment, ce serait faire du bien mauvais esprit que d’y voir un quelconque …conflit d’intérêts.
Eric Favereau
Pour moi les médecins sont autant voir plus responsables que Servier car, ce sont eux, qui ont prescrit sans raison ce médicament coupe faim !
mardi 8 mars 2011
Avions, médicaments : le danger d'une sécurité sous-traitée | Rue89
Tous les astronautes, et la plupart des ingénieurs, connaissent bien cette caricature, épinglée dans des dizaines de cubicules d'employés de la Nasa, dans les années 60.
On y voit tout l'ingénieux dispositif technique allant de la base jusqu'au sommet de la fusée portant la petite capsule spatiale qui la chapeaute. Dans la capsule, un astronaute demande à son collègue :
« Ça te rassure vraiment, toi, de savoir que tout ce qu'il y a en dessous de nous a été fabriqué par le plus bas soumissionnaire ? »
En 2011, voilà une question que sont en droit de se poser presque tous les passagers aériens du monde et beaucoup de consommateurs de médicaments. Car c'est maintenant la norme. Le plus bas soumissionnaire – celui qui s'engage à respecter, à son prix, le cahier des charges d'un marché – répare les avions et teste les nouveaux produits pharmaceutiques.
Mais à la différence des années 60, l'entreprise impliquée n'est plus dans le voisinage. Avec la globalisation, elle est souvent sur un autre continent.
lundi 7 mars 2011
Drug company R&D: Nowhere near $1 billion. - By Timothy Noah - Slate Magazine
For years the government has sought to make brand-name drugs cheaper and more widely available to the public. It has tried and failed to limit to a reasonable time period various patent and other "exclusivity" protections. Or it's tried and failed to negotiate volume discounts on the drugs that the feds purchase through Medicare. Every time, the pharmaceutical lobby has used its considerable wealth and political clout to block any government action that might trim Big Pharma's profits, which typically amount to between one-quarter and one-half of company revenues. And just about every time, Big Pharma has argued that huge profit margins are vitally necessary to the pharmaceutical industry because drug research and development costs are so high.
The statistic Big Pharma typically cites (see, for instance, this PhRMA video on how Mister Chemical Compound becomes Mister Brand-Name Drug) is that the cost of bringing a new drug to market is about $1 billion. Now a new study indicates the cost is more like, um, $55 million.
Big Pharma has been making its R&D argument for half a century, but the specific source of the $1 billion claim is a 2003 study published in the Journal of Health Economics by economists Joseph DiMasi of Tufts, Ronald W. Hansen of the University of Rochester, and Henry Grabowski of Duke. I will henceforth refer to this team as the Tufts Center group, because they were working out of the (drug-company-funded) Tufts Center for the Study of Drug Development. The Tufts Center group "obtained from a survey of 10 pharmaceutical firms" the research and development costs of 68 randomly chosen new drugs and calculated an average cost of $802 million in 2000 dollars. That comes to $1 billion in 2011 dollars based on the general inflation rate since 2000 (28 percent). One billion dollars for every little orange prescription bottle in your medicine cabinet! And according to PhRMA, even that is way too low! As of 2006, its calculation of the drug-development average had already risen to $1.32 billion. That means costs specific to drug development increased by 64 percent between 2000 and 2006. Medical inflation typically outpaces general inflation, but PhRMA's calculation puts its rate of cost increase at more than twice the rate for medical inflation during that period (26 percent). If Pharma's alleged inflation rate hasn't slackened since 2006, then the drug-development average should be now approaching $2 billion. But let's not go there. We'll stick to Big Pharma's official last-stated estimate of $1.32 billion.
The new study, by sociologist Donald W. Light of the University of Medicine and Dentistry of New Jersey and economist Rebecca Warburton of the University of Victoria, and published in the journal BioSocieties, builds on some excellent previous research by journalist and health care blogger Merrill Goozner, author of The $800 Million Pill, and the consumer advocate Jamie Love. Light and Warburton begin by pointing out that drug companies submitted their R&D data to the Tufts Center group on a confidential basis and that these numbers are therefore unverifiable. Light and Warburton find it a little fishy that only 10 of the 24 invited firms chose to participate, given "the centrality of the issue and the prominence of the Center" within the industry. "The sample," they suggest, "could be skewed" toward companies or drugs "with higher R&D costs." Light and Warburton also observe that if the Tufts Center group made any effort of its own to verify the information it received from the drug companies, the group makes no mention of it in the study.
The first research phase involved in developing a new drug is basic (as opposed to applied) research. Very little of this type of research is funded by drug companies; 84 percent is funded by the government, and private universities provide additional, unspecified funding. The Tufts Center group assumed that drug companies spent, on average, $121 million on basic research to create a new drug, but Light and Warburton find that hard to square with their estimate that industry devotes only 1.2 percent of sales to all their basic research. Add in a few additional considerations and Big Pharma would have us believe basic research costs end up constituting more than one-third of the Tufts Center's $802 million estimate. That's way too much, Light and Warburton say.
Another problem Light and Warburton have with the Tufts Center group is that they didn't subtract from their R&D calculations pharmaceutical firms' tax breaks. Research and development costs, they point out, are not depreciated over time like other investments; rather, they're excluded entirely from taxable profits. This tax break lowers net costs by 39 percent. Add in other tax breaks and that cuts the Tufts Center group's R&D estimate in half.
Now take that figure and cut it in half again, Light and Warburton say, because half the Tufts Center group's estimate was the "cost of capital," i.e., revenue foregone by not taking the money spent on R&D and investing it in securities instead. But R&D is a cost of doing business, Light and Warburton point out; if you don't want to spend money on it, then you don't want to be a drug company. And who says that investing in securities always increases your capital? Sometimes the market goes down. Many of us learned that the hard way in 2008.
There are other problems. The Tufts Center group's per-subject calculation of how much clinical trials cost was six times that of a National Institutes of Health study. Its calculation of how much time it takes to conduct clinical trials and have them reviewed by the Food and Drug Administration—7.5 years—is twice as long as Light and Warburton's calculation, which is less than four years. The Tufts Center group's use of the average (mean) cost rather than the median cost, Light and Warburton argue, is also misleading, because R&D costs for different drug products vary widely, and a very few expensive drugs will skew the mean. That appears to have happened in this case, because the Tuft Center group's median was only 74 percent of the mean.
When Light and Warburton correct for all these flaws—well, all the ones that can be quantified—they end up with an average cost of bringing a drug to market that's $59 million and a median cost that's $43 million. In 2011 dollars, that's a $75 million average and a $55 million median.
So the drug companies' $1.32 billion estimate was off, according to Light and Warburton, by only $977 million. Let's call it a rounding error.
mercredi 2 mars 2011
Santé : Les alternatives au Di-Antalvic
Encore une fois la bureaucratie prend une décision destinée non pas à protéger le public d'un danger lié à ce médicament,excellent analgésique de niveau 2, n'ayant jamais posé le moindre problème dans son utilisation normale; mais à se couvrir au cas où, faisant une fois de plus la démonstration de leur incompétence, que cette bureaucratie soit européenne ou française.
lundi 7 février 2011
Jacques Attali prône l'interdiction du tabac
«Bien pire que le Médiator: Le tabac». L’intitulé du billet de Jacques Attali, publié ce lundi sur son blog, est sans équivoque: l’économiste prône une interdiction de tous les produits tabagiques, au même titre que le médicament des laboratoires Servier.
L’ancien conseiller de François Mitterrand s’en prend à ce «produit totalement inutile, à la nocivité aujourd’hui avérée, consommé chaque jour par 1,3 milliard de personnes dans le monde et qui fait chaque année 5 millions de morts, soit plus que le sida et le paludisme réunis».
Un enjeu pour 2012?
La solution pour mettre fin à ce fléau qui «a tué 100 millions de personnes au 20e siècle» et «en tuera un milliard au 21e siècle»? Elle est simple: «Il faut interdire la production, la distribution et la consommation de tabac», préconise l’ex-président de la Commission pour la libération de la croissance. Certes, «on remettrait en cause quelques emplois, les Etats perdraient quelques recettes» et «on encouragerait pour un temps le marché noir» mais «on gagnerait en qualité et en espérance de vie».
Selon Jacques Attali, «c’est aujourd’hui un combat d’évidence», qui n’est pas soulevé par les politiques car «il rapporte beaucoup d’argent aux Etats». «J’attendrai avec intérêt la réponse des candidats à l’élection présidentielle à cette question simple : "allez vous interdire le tabac"?», concut-il.
jeudi 27 janvier 2011
le Mediator, un médicament de Servier pour diabétiques en surpoids largement détourné comme coupe-faim
Ce médicament a été utilisé dans un but complètement différent.
Je ne comprends pas qu'on reçoive les plaintes des non-diabétiques qui en ont pris.
Qu'ils se retournent contre leur médecin qui leur en a prescrit : c'est lui qui a commis une faute
jeudi 13 janvier 2011
Grippe : le Tamiflu n'aurait guère plus d'effet que l'aspirine | Rue89
mardi 11 janvier 2011
Conflits d’intérêts, n’oublions pas les journalistes
Les "dealers d’opinion", ceux qui vendent leur pouvoir d’influence, ne se recrutent pas que chez les experts médicaux. Les journalistes ont aussi leur lot d’équilibristes de l’éthique, cette fois-ci journalistique.
Avec l’affaire du Mediator, le public affine sa prise de conscience de l’infiltration de l’information médicale par des intérêts financiers et notamment pharmaceutiques. Pourtant, quelques mois auparavant, la pathétique gestion de la pandémie H1N1 avait montré qui tirait réellement les ficelles de la santé publique française aussi bien qu’internationale.
Cette situation est désormais banalisée. Tout récemment encore, la Présidente de la puissante et richissime Société Française de Cardiologie affirmait dans le Monde " Je ne suis pas choquée qu’il y ait des infiltrations des sociétés savantes par les laboratoires ". Incroyable, non ?
Quand on passe les bornes, il n’y a plus de limites nous disait Alfred Jarry.
Mais certains journalistes jouent un rôle important dans la désinformation orientée.
Hélène Cardin, spécialiste santé sur France Inter, est une caricature de cette déviance. Son morceau de bravoure a été un Le téléphone sonne sur les hormones dans le traitement de la ménopause. Il s’agissait de réhabiliter ce traitement qui favorise pourtant les cancers du sein. Elle a pour cela invité des "Notables de la ménopause" [1] avec lesquels elle a écrit un livre sur le sujet, pour en vanter les bienfaits.
En pratique, les dealers d’opinion ne seraient rien sans leurs homologues "journalistes". Honte à eux !
vendredi 17 décembre 2010
10 médicaments « à retirer du marché »
L’hebdomadaire L’Express publie une liste de dix médicaments qui seraient « à retirer du marché » en raison d’effets indésirables l’emportant clairement sur les avantages. Des médicaments contre les crampes, le diabète, pour raviver le désir féminin ou encore arrêter de fumer.
L’Express a réalisé cette liste sur la base des investigations de la revue médicale indépendante Prescrire, puis l’a soumise au Pr Jean-Paul Giroud, pharmacologue, membre de l’Académie nationale de médecine. « Tous les produits pharmaceutiques ont des effets secondaires, mais, pour ceux-ci, les risques encourus sont trop importants », estime l’hebdomadaire.
Sur la liste des médicaments « contestables »:
- Actos (Takeda) un antidiabétique oral qui provoque un risque accru de cancer de la vessie. Ce médicament appartient à la famille des glitazones comme l’antidiabétique Avandia (laboratoire GlaxoSmithKline) retiré du marché en novembre dernier.
- Hexaquine ( Gomenol) pour les crampes musculaires: « l’usage de la quinine, acceptable pour traiter un paludisme grave, est inadmissible pour des crampes en raison de risque mortel » de saignements liés à une chute de cellules sanguines (plaquettes), dit à l’AFP le Dr Bruno Toussaint de Prescrire. Gomenol se défend dans L’Express en indiquant que son produit n’en contient qu’ »à faible dose » et qu’il n’est prescrit que sur ordonnance, contrairement aux Etats-Unis (2 morts enregistrés).
- Nexen (laboratoire Thérabel Lucien Pharma), « un anti-inflammatoire (arthrose, règles Douloureuses) à l’origine de troubles du foie graves pouvant nécessiter une greffe de foie, est à éviter », souligne Bruno Toussaint.
- Vastarel (Servier) commercialisé depuis plus de 40 ans, dont les indications (vertiges, acouphènes, angine de poitrine…) se sont allongées, sans preuves solides de son efficacité, alors qu’en revanche, on observe des effets indésirables inquiétants comme l’apparition de syndromes parkinsoniens.
- Zyban (GSK) prescrit pour arrêter de fumer et qui se trouve être une substance proche des coupes-faim amphétaminiques comme le Médiator. « Ce médicament n’apparaît pas plus efficace que les gommes à mâcher ou les patchs à base de nicotine, qui présentent moins d’effets indésirables ».
- Intrinsa (laboratoire Warner Chilcott) pour contrer la baisse du désir chez les femmes après ablation des ovaires et de l’utérus. Ce patch à la testostérone, présenté comme un Viagra féminin, n’a pas été autorisé aux Etats-Unis en raison de sa faible efficacité sur la libido féminine, mais aussi à cause d’effets indésirables allant d’un excès de pilosité jusqu’à des troubles hépatiques et cardiovasculaires, relève L’Express.
jeudi 2 décembre 2010
GSK séduit par la carotte fiscale au Royaume-Uni
Les politiques d’incitation fiscale semblent bien avoir un impact très favorable sur la localisation des investissements pharmaceutiques. Ainsi, le britannique GSK vient de confirmer un très important programme industriel de 600 M€ qui sera engagé au profit de ses usines britanniques et susciterait la création d’un bon millier d’emplois. Ce schéma de développement, à l’étude depuis plus d’un an, a été validé « après que le gouvernement a décidé de réduire le taux de prélèvement sur les revenus générés par les brevets », a indiqué la direction.
Selon le CEO Andrew Witty, la législation va donner au groupe « l’opportunité d’accroître les capacités de sites déjà existants et également d’engager la construction d’une nouvelle unité ». GSK aurait, en effet, décidé de bâtir une nouvelle usine biopharmaceutique et d’étendre le périmètre d’un site déjà existant afin de produire des traitements de nouvelle génération dans le domaine des affections respiratoires.
L'Europe, si jamais elle a existé, est morte. Chacun pour soit et Dieu pour tous. Les grosses entreprises vont s'engouffrer dans la brèche de l'absence de politique commune comme l'ont fait les marchés avec les monnaies...