Daniel Vasella, patron sortant de Novartis, vient de se faire pincer alors qu’il s’apprêtait à empocher un bonus de 72 millions de francs suisses (58 millions d’euros). Ne pouvant lui offrir de “parachute doré” — s’agissant d’un départ régulier —, le conseil d’administration du géant pharmaceutique suisse entendait faire passer ce petit cadeau sur un compte secret au titre de “salaire du silence”. Même si la clause de confidentialité figurait clairement dans son contrat de travail.
Par-delà l’extravagance des chiffres, l’affaire Vasella montre la perte de contact croissante des conseils d’administration avec la réalité économique et humaine.
Moi, ces 72 millions de Novartis, je me les garderais. Renoncer à votre bonus quand il est révélé au grand jour, et seulement parce qu’il est révélé, voilà qui jette un voile de suspicion sur votre jugement moral. De deux choses l’une : soit vous méritiez votre indemnité — et vous l’encaissez sans ciller; soit vous ne la méritiez pas — mais alors au nom de quoi l’avoir réclamée et négociée?
Car enfin, il est peu d’hommes en ce monde qui détiennent un secret comme le vôtre. Un secret qui vaut une fainéantise de six ans et 72 millions dans ce pays à l’éthique de travail si sévère ! Un comble… Malgré cela, Novartis était disposé à vous payer un million de francs suisses le mois de farniente ! Dix-neuf francs chaque minute de silence !
Que détenez-vous donc de si précieux, de si désirable pour la concurrence ? La recette d’un médicament miracle capable de faire décoller une multinationale assoupie ? L’art de masquer par des restructurations, dans les bilans de fin d’année, le manque de créativité des laboratoires ? Le réseau politique idéal pour faire endosser aux collectivités de nouveaux vaccins d’autant plus indispensables qu’ils seront moins utiles ? Ne craignez-vous pas, détenant un secret si stratégique dans votre tête, qu’on vous enlève pour vous faire parler ? Rêvez-vous de waterboarding ? De sérums de vérité ? Avez-vous engagé des gorilles pour vos enfants ?
Mais je me laisse éblouir par votre démesure, M. Vasella. Si vous et vos administrateurs avez pu mitonner un cocktail d’adieu aussi somptueux, c’est que le gâteau dont vous êtes la cerise est, quoi qu’on en dise, une sacrée pièce montée. J’ai sous les yeux le rapport d’analyse d’une grande banque sur les perspectives de l’économie suisse en 2013, par secteurs. Tout stagne et tout va mal. Sauf ce qui va très bien: la haute horlogerie, évidemment. Et puis le médical, la pharma, la technologie liée aux soins et les assurances. En somme, une économie gériatrique alimentée par la hantise de la mort, depuis le tic-tac de luxe qui nous décompte les heures («toutes nous blessent, la dernière nous tue», disaient les Anciens) jusqu’aux alchimies qui prolongent à grands frais nos jeunesses de quelques années et nos vieillesses de quelques jours. Si l’industrie morticole est un royaume, la pharma en est la reine.
Vous voyez bien que je plaisantais, M. Vasella. Si j’étais vous, je dormirais sur mes deux oreilles. L’équivalent de 60 prix Nobel que vous venez de décliner ne récompensait pas votre personne, ni votre génie, ni vos secrets. Votre valeur personnelle n’est, rassurez-vous, même pas en jeu. Ce qui est en jeu, c’est votre fonction. C’est la cerise que vous représentez. Une cerise de ce prix-là valorise tout le gâteau. Un gâteau énorme, aussi vaste qu’un pays. Un gâteau où pioche une armée de cadres, de lobbyistes, de parlementaires et de communicants. Ceux qui, face à vos appétits de satrape, sont toujours restés muets. Normal: on ne parle pas la bouche pleine.*Photo : World Economic Forum (Daniel Vasella).
vendredi 22 février 2013
Chez Novartis, le silence se paie en francs suisses | Causeur
vendredi 8 février 2013
Un diurétique pour lutter contre l'autisme
Au début de la vidéo, l'enfant de 4-5 ans déambule dans la pièce et geint, indifférent, semble-t-il, aux sollicitations de la psychologue qui organise l'anniversaire d'une poupée. Dans la deuxième partie, il est assis à côté de la praticienne et participe à ce jeu, allant même jusqu'à feindre de souffler des bougies. Entre les deux séquences, ce petit garçon autiste a reçu un traitement par un diurétique, le bumetanide. Cette séquence a été projetée, mardi 11 décembre, lors d'une conférence de presse au siège de l'Inserm (Institut national de la santé et de la recherche médicale), à Paris, par Yehezkel Ben-Ari, fondateur et directeur honoraire Inserm de l'Institut de neurobiologie de la méditerranée, et Eric Lemonnier, clinicien spécialiste de l'autisme (CHU de Brest).
Ces deux spécialistes sont venus présenter et expliquer les résultats très encourageants obtenus par cette approche médicamenteuse. Leur essai, qui a inclus au total 60 enfants autistes, âgés de 3 à 11 ans, est publié dans la revue Translational Psychiatry. Parmi ces petits patients, atteints de diverses formes d'autismes, y compris de haut niveau (syndrome d'Asperger), la moitié a été traité par le diurétique (1 mg/jour) pendant trois mois, les autres recevant un placebo.
UNE AMÉLIORATION POUR LES TROIS QUARTS DES ENFANTS TRAITÉS
La sévérité des troubles autistiques a été évaluée par des échelles comportementales au début du traitement, à la fin des trois mois, et un mois après l'arrêt. Au total, plus des trois quart des patients réellement traités ont eu une amélioration significative des symptômes cliniques. Six enfants, traités par le diurétique ou le placebo, sont sortis de l'étude pour des raisons diverses, dont un en raison d'une kypokaliémie – une baisse du taux sanguin de potassium qui est classique avec ce type de diurétique.
Commercialisé et utilisé depuis des décennies, notamment pour traiter les hypertensions artérielles, le bumetanide diminue le taux de chlore dans les cellules. Or, souligne le professeur Ben Ari, des études expérimentales ont montré que la concentration de chlore est très élevée dans les neurones immatures, mais aussi lors de pathologies résultat d'un trouble du développement cérébral, comme l'épilepsie et probablement l'autisme. Des essais de ce même médicament ont été réalisés dans des formes néonatales d'épilepsie.
Appelant à la prudence sur l'interprétation de leurs résultats, Eric Lemonnier Et Yehezkel Ben-Ari, qui ont fondé une start-up, Neurochlore, ont déposé une demande d'autorisation pour mener un essai de ce diurétique à plus large échelle. L' étude, qui se déroulera dans plusieurs centres, pourrait aboutir à une autorisation de mise sur le marché du bumetanide dans l'autisme.
lundi 4 février 2013
Quels sont les médicaments dangereux selon Prescrire et l'ANSM? -
Quels médicaments sont vraiment dangereux ? La réponse varie en fonction des interlocuteurs. Selon Le Guide des 4000 médicaments utiles, inutiles ou dangereux, des professeurs Bernard Debré et Philippe Even, 50% des médicaments sont inutiles, dont 5% potentiellement dangereux. La semaine dernière, la revue médicale indépendante Prescrire a publié sa liste des "médicaments plus dangereux qu'utiles" pour lesquels elle demande un retrait du marché. En janvier 2011, en plein scandale sanitaire du Mediator, l'Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) avait publié sa liste des 77 médicaments placés sous surveillance renforcée. L'Express y avait, à l'époque, consacré un dossier complet.
Nous avons comparé les deux inventaires. Au total, près de 20 médicaments sont pointés du doigt à la fois par l'ANSM et par Prescrire. Ceux-ci disposent toujours d'une autorisation de mise sur le marché (AMM) mais on peut penser que, faisant en quelque sorte l'unanimité contre eux, ce seront les prochains à être retirés de la vente. Il s'agit, par ordre alphabétique, de:
- Arcoxia (douleur, rhumatologie)
- Champix (dépendances)
- Cymbalta (psychiatre)
- Ferrisat (cancérologie - hématologie)
- Hexaquine (douleur - rhumatologie)
- Januvia (diabétologie - nutrition)
- Ketum gel (douleur - rhumatologie)
- Nexen (douleur - rhumatologie)
- Onglyza (diabétologie - nutrition)
- Pholcodine (pneumologie - ORL)
- Praxinor (cardiologie)
- Primalan (dermatologie - allergologie)
- Procoralan (cardiologie)
- Protelos (douleur - rhumatologie)
- Tysabri (neurologie)
- Valdoxan (psychiatrie)
- Vastarel (cardiologie)
- Zyban (psychiatrie - dépendances)
Parmi le recensement de l'Agence du médicament, figurent par exemple le Di-Antalvic (douleur - rhumatologie) et le Subutex (psychiatrie - dépendances) sans que leur efficacité ne soit remise en cause par la revue médicale. A l'inverse, le Motilium (gastro-enthérite) et le Thiovalone (pneumologie - ORL), entre autres, sont dans le viseur de Prescrire alors que l'ANSM ne les surveille pas avec une attention particulière.
Ou on voit qu'il est plsu facile de se passe rde médicament lorsqu'on est pas malade : n'est-ce pas les journaleux et médecins spécialistes de ce genre de sujet !
jeudi 24 janvier 2013
Il faut cesser de s'en prendre à l'industrie pharmaceutique
Serrer la main d'un industriel de la pharmacie revient aujourd'hui à se commettre avec Satan. Que doivent penser les employés de ces firmes qui travaillent honnêtement ? Exposés à la vindicte publique, ils ne peuvent réagir, alors qu'ils sont plus de 100.000 en France à oeuvrer au développement et à la production de médicaments qui sauvent des milliers de vies et soulagent tant d'hommes, de femmes et d'enfants. Oui, l'industrie médicale, dans le cadre de contrats de partenariat et de protocoles réguliers, a fourni à de nombreux acteurs sanitaires, chercheurs et services hospitaliers en tête, des aides financières que les recettes publiques ne pouvaient supporter. L'affaire du Mediator, puis celle des pilules de dernières générations anéantissent ces collaborations au prétexte de dérives médiatisées à outrance occultant les vrais enjeux. C'est un changement profond de nos mentalités qu'il faut opérer afin de promouvoir ce renversement conceptuel qu'appelle l'indispensable collaboration directe entre les patients et une industrie honorable et utile.
Deux raisons plaident pour cette collaboration. Premièrement, l'amélioration de la qualité des produits et des prestations offerts passe toujours par un accès direct à ceux qui les utilisent, les malades. En matière de santé, les intermédiaires que nous sommes, médecins prescripteurs, sont les seuls évaluateurs des résultats. Erreur partielle de cible, car, si nous savons analyser l'action et les éventuelles complications d'un produit, nous ne pouvons en déterminer l'effet profond, sauf à devenir malade nous-mêmes. Deuxièmement, la montée en puissance du malade, acteur de sa souffrance et non plus patient ignare, sans voix ni jugement. Son immixtion dans la sphère de la décision thérapeutique devient incontournable dans les maladies chroniques, où il acquiert une connaissance fine de ce qui lui arrive, des risques encourus et des modifications à adopter pour y parer. Il sait parfois mieux que le médecin comment gérer personnellement son traitement ! Refuser cette collaboration entre industrie et patients serait une erreur magistrale en ce qu'elle perpétue un ordre sanitaire fondé sur l'ignorance de celui qui subit les traitements au bénéfice exclusif du professionnel « sachant » qui les prescrit.
Se dessine donc un nouveau rôle pour les industriels de la santé : celui de conseil en éducation et observance thérapeutique auprès des malades, nouveaux lanceurs d'alertes visant à informer directement les fabricants. La puissance des systèmes informatiques devrait grandement aider à cette collection inestimable de données transmises en temps réel. J'entends d'ici les cris d'orfraie des amateurs de la pureté divine et les tenants de la séparation des intérêts. Revendiquons au contraire haut et fort ces liens entre les deux parties : intérêt du malade à guérir, intérêt de l'industriel à produire un médicament à l'effet primaire puissant et aux effets nocifs minimes. Sortons de ce débat stérile, englués que nous sommes dans une sémantique moralisatrice perverse. De la notion de lien, on est passé sciemment à celle de « conflit d'intérêts », ruinant tout effort de travail partagé. Il existe, bien sûr, des comportements déviants et des pratiques malhonnêtes qui méritent sanction, mais regardons d'abord le bénéfice thérapeutique apporté aux malades, qui, lui, dépasse et de loin les conséquences nocives de ces attitudes scandaleuses.
jeudi 3 janvier 2013
Evidence-based guideline update: Pharmacologic treatment for episodic migraine prevention in adults
- S.D. Silberstein, MD, FACP,
- S. Holland, PhD,
- F. Freitag, DO,
- D.W. Dodick, MD,
- C. Argoff, MD and
- E. Ashman, MD
+ Author Affiliations
- From Thomas Jefferson University (S.D.S.), Jefferson Headache Center, Philadelphia, PA; the Armstrong Atlantic State University (S.H.), Savannah, GA; Comprehensive Headache Center (F.F.), Baylor University Headache Medicine Center, Dallas, TX; Mayo Clinic (D.D.), Scottsdale, AZ; New York University School of Medicine (C.A.), Albany; and Elmendorf Air Force Base (E.A.), AK.
- Correspondence & reprint requests to American Academy of Neurology: guidelines@aan.com
Abstract
Objective: To provide updated evidence-based recommendations for the preventive treatment of migraine headache. The clinical question addressed was: What pharmacologic therapies are proven effective for migraine prevention?
Methods: The authors analyzed published studies from June 1999 to May 2009 using a structured review process to classify the evidence relative to the efficacy of various medications available in the United States for migraine prevention.
Results and Recommendations: The author panel reviewed 284 abstracts, which ultimately yielded 29 Class I or Class II articles that are reviewed herein. Divalproex sodium, sodium valproate, topiramate, metoprolol, propranolol, and timolol are effective for migraine prevention and should be offered to patients with migraine to reduce migraine attack frequency and severity (Level A). Frovatriptan is effective for prevention of menstrual migraine (Level A). Lamotrigine is ineffective for migraine prevention (Level A).
GLOSSARY
- AAN=
- American Academy of Neurology;
- AE=
- adverse event;
- CI=
- confidence interval;
- ER=
- extended-release;
- MAM=
- menstrually associated migraine;
- PMP=
- perimenstrual period;
- RCT=
- randomized controlled trial
Epidemiologic studies suggest approximately 38% of migraineurs need preventive therapy, but only 3%–13% currently use it.1 In 2000, the American Academy of Neurology (AAN) published guidelines for migraine prevention.2,3 Since then, new clinical studies have been published on the efficacy and safety of migraine preventive therapies. This guideline seeks to assess this new evidence to answer the following clinical question: For patients with migraine, which pharmacologic therapies are proven effective for prevention, as measured by reduced migraine attack frequency, reduced number of migraine days, or reduced attack severity? This article addresses the safety and efficacy of pharmacologic therapies for migraine prevention.
Separate guidelines are available for botulinum toxin.4 The 2008 guideline included a Level B recommendation that botulinum toxin was probably ineffective for treatment of episodic migraine. A new guideline is in development. An updated guideline on nonsteroidal anti-inflammatory drugs5 and complementary alternative treatments has been approved for publication as a companion to this guideline.5
DESCRIPTION OF THE ANALYTIC PROCESS
The AAN and the American Headache Society participated in the development process. An author panel of headache and methodologic experts was assembled to review the evidence. Computerized searches of the MEDLINE, PsycINFO, and CINAHL databases identified new studies (published in English). The search strategy used the MeSH term “headache” (exploded) and a published search strategy for identifying randomized controlled trials (RCTs) published between June 1999 and May 2007. Additional MEDLINE searches revealed studies published through May 2009, which were reviewed and included as supplemental articles.
Studies of pharmacologic agents available in the United States were included in the analysis if they randomized adult patients with migraine to the agent under study or a comparator drug (including placebo) and utilized masked outcome assessment. At least 2 panelists independently reviewed each study and rated it according to the AAN therapeutic classification of evidence scheme (appendix e-3 on the Neurology® Web site at www.neurology.org). Differences in ratings were resolved by author panel discussion.
ANALYSIS OF EVIDENCE
The original search identified 179 articles. A supplemental search (2007–2009) yielded 105 additional articles. Of the total 284 articles, 29 were classified as Class I or Class II and are reviewed herein. Studies were excluded if they:
Assessed the efficacy of therapeutic agents for headache other than episodic migraine in adults
Assessed acute migraine treatment, migraine aura treatment/prevention, or nonpharmacologic treatments (e.g., behavioral approaches)
Used quality of life measures, disability assessment, or nonstandardized outcomes as primary efficacy endpoints
Tested the efficacy of drugs not available in the United States
Since the 2000 guideline publication, the AAN revised its evidence classification criteria to include study completion rates. Studies with completion rates below 80% were downgraded; several studies in the original guideline have thus been downgraded.
We found no new Class I or II studies published for acebutolol, atenolol, bisoprolol, carbamazepine, clonazepam, clonidine, clomipramine, fluvoxamine, guanfacine, nabumetone, nadolol, nicardipine, nifedipine, or protriptyline. Recommendations for these agents are based on the evidence reviewed in the original guideline (see table 1). Currently, no Class I or Class II studies exist for anticoagulants (limited Class III and IV studies were identified; table 1 includes anticoagulants).
View this table:Table 1Classification of migraine preventive therapies (available in the United States)
Angiotensin receptor blockers and angiotensin-converting-enzyme inhibitors.
In the 2000 guideline, there were no studies testing the efficacy of angiotensin receptor blockers or angiotensin-converting-enzyme (ACE) inhibitors for migraine prevention. Since that publication, 3 reports have been published.
Candesartan.
In a Class II crossover study (12-week treatment separated by 4-week washout), the mean number of headache days was 18.5 with placebo (26.3% reduction from baseline) vs 13.6 with candesartan (45.6% reduction from baseline; p = 0.001).6 Selected secondary endpoints also favored candesartan: headache hours (139 vs 95; p < 0.001), migraine days (12.6 vs 9.0; p < 0.001), migraine hours (92.2 vs 59.4; p < 0.001), and headache severity index (293 vs 191; p < 0.001). No serious adverse events (AEs) occurred. The most common AEs were dizziness (31%), “symptoms of the musculoskeletal system” (21%), and fatigue (14%); none occurred significantly more often than with placebo.
Lisinopril.
One Class II study reported significant reduction in all 3 primary endpoints with lisinopril vs placebo (headache hours: 129 vs 162 [mean change in hours 20, confidence interval (CI) 5–36]; headache days: 19.7 vs 23.7 [20, CI 5–30]; migraine days: 14.5 vs 18.5 [21, CI 9–34]).7 AEs included cough (26%; 10% discontinued treatment due to cough), dizziness (23%), and “tendency to faint” (10%). No serious AEs were reported.
Telmisartan.
In a single Class II placebo-controlled trial, telmisartan 80 mg did not show a significant difference from placebo for reduction in migraine days (−1.65 vs −1.14).8
Conclusions.
Lisinopril and candesartan are possibly effective for migraine prevention (1 Class II study each). Telmisartan is possibly ineffective for reducing the number of migraine days (1 negative Class II study).
Antiepileptic drugs.
Divalproex.
The original guideline found strong, consistent support (5 studies) for the efficacy of divalproex sodium and its corresponding compound, sodium valproate, for migraine prevention.
Since the 2000 publication, 1 double-blind, randomized, Class I placebo-controlled 12-week trial showed extended-release (ER) divalproex sodium 500–1,000 mg/day had a mean reduction in 4-week migraine headache rate from 4.4/week (baseline) to 3.2/week (−1.2 attacks/week) in the ER divalproex sodium group and from 4.2/week to 3.6/week (−0.6 attacks/week) in the placebo group (CI 0.2–1.2; p = 0.006).9 No significant differences were detected between groups in the number of treatment-emergent AEs.
Clinical context.
In most headache trials, patients taking divalproex sodium or sodium valproate reported no more AEs than those on placebo. However, weight gain has been clinically observed with divalproex sodium long-term use.9,10 Treatment with these agents requires careful follow-up and testing because of pancreatitis, liver failure, and teratogenicity risks.11
Gabapentin.
Since the 2000 publication, a Class III study12 reported that a stable gabapentin dose (4-week titration phase to 2,400 mg/day; 8-week maintenance phase) significantly reduced the median monthly migraine rate vs placebo on the basis of a modified intention-to-treat analysis.
Lamotrigine.
The original guideline reported a single Class I lamotrigine study13 that failed to show a significant effect for migraine prevention. A second, new Class I study comparing lamotrigine 50 mg/day with placebo or topiramate 50 mg/day reported lamotrigine was not more effective than placebo (for both primary endpoints) and was less effective than topiramate in reducing migraine frequency and intensity.14 The primary outcome measure (responder rate: ≥50% monthly migraine frequency reduction) was 46% for lamotrigine vs 34% for placebo (p = 0.093, CI 0.02–0.26) and 63% for topiramate vs 46% for lamotrigine (p = 0.019, CI 0.03–0.31). Treatment-related AEs (rash, giddiness, sleepiness, and gastrointestinal intolerance) occurred in 10% of patients on lamotrigine.
Oxcarbazepine.
One Class II trial evaluated the efficacy of oxcarbazepine (1,200 mg/day) vs placebo.15 There was no difference between oxcarbazepine (−1.30 [SE 0.282]) and placebo for mean change in number of migraine attacks from baseline during the last 28 days of the double-blind 15-week treatment phase (−1.74 [SE 0.283]; p = 0.2274).
Topiramate.
Four Class I studies14,16,–,18 and 7 Class II studies19,–,25 report topiramate (50–200 mg/day) is effective in migraine prevention.
In a Class I placebo-controlled study (mean topiramate dose 125 mg/day [range 25–200 mg/day]), patients given topiramate experienced a significantly lower 28-day migraine frequency vs with placebo (3.31 ± 1.7 vs 3.83 ± 2.1; p = 0.002).18 In a second placebo-controlled Class I double-crossover study (reviewed above), topiramate was more effective than placebo and lamotrigine for primary efficacy measures.14 In the topiramate groups, 15% of patients experienced AEs, most commonly paresthesias, sleepiness, and gastrointestinal intolerance. The placebo group reported gastrointestinal intolerance (3%) and anorexia (3%).
Two additional Class I studies report topiramate is as effective as propranolol16 or sodium valproate,17 drugs previously established as effective for migraine prevention. In the first study, subjects given topiramate 50 mg/day had reduced mean migraine frequency (episodes/month) from baseline (6.07 ± 1.89 to 1.83 ± 1.39; p < 0.001) at 8 weeks, decreased headache intensity VAS score from 7.1 ± 1.45 to 3.67 ± 2.1 (p < 0.001), and decreased headache duration from 16.37 ± 7.26 hours to 6.23 ± 5.22 hours (p < 0.001).16 Subjects given topiramate reported paresthesias (23%), weight loss (16%), and somnolence (13%). In patients treated with propranolol 80 mg/day, mean headache frequency (episodes/month) decreased from 5.83 ± 1.98 to 2.2 ± 1.67 (p < 0.001) at 8 weeks, headache intensity VAS score decreased from 6.43 ± 1.6 to 4.13 ± 1.94 (p < 0.001), and headache duration decreased from 15.10 ± 6.84 hours to 7.27 ± 6.46 hours (p < 0.001). Although monthly headache frequency, intensity, and duration decreased in both groups, the topiramate group reported significantly greater mean reduction (topiramate frequency decrease 4.23 ± 1.2 vs propranolol 3.63 ± 0.96 [p = 0.036; CI 0.39–1.16]; topiramate intensity decrease 3.43 ± 1.38 vs propranolol 2.3 ± 1.2 [p = 0.001; CI 0.46–1.8]; topiramate duration decrease 10.1 ± 4.3 vs propranolol 7.83 ± 4.5 [p = 0.048; CI 0.17–4.6]).
In a crossover Class I trial (2-month washout between therapies) comparing topiramate 50 mg/day with sodium valproate 400 mg/day, both groups showed improvement from baseline in headache frequency, intensity, and duration.17 Average monthly migraine frequency decreased by 1.8 times with sodium valproate (baseline 5.4 ± 2.5; posttreatment 3.6 ± 2.1; CI 1.0–2.6; p < 0.001), as compared with a 3-time reduction with topiramate (baseline 5.4 ± 2.0; posttreatment 2.4 ± 2.4; CI 2.1–3.9; p < 0.001). Headache intensity decreased by 3.7 with sodium valproate (baseline 7.7 ± 1.2; treatment 4.0 ± 2.1; CI 2.9–4.6; p < 0.001), as compared with a reduction of 3.6 with topiramate (baseline 6.9 ± 1.2, treatment phase 3.3 ± 1.5; CI 2.9–4.3; p < 0.001). The average headache episode duration decreased by 13.4 hours from baseline with sodium valproate (baseline 21.3 ± 14.6; treatment 7.9 ± 7.7; CI 7.5–19.3; p < 0.001) as compared with an 11.9-hour reduction with topiramate (baseline 17.3 ± 8.4; treatment 5.4 ± 6.4; CI 8.2–15.6; p < 0.001). The overall analysis of repeated-measures analysis of variance demonstrated no differences in monthly headache frequency, intensity, or duration after the first or second treatment rounds. Topiramate AEs were weight loss (18.8%), paresthesias (9.4%), or both (25%). Sodium valproate AEs were weight gain (34.5%), hair loss (3.1%), and somnolence (3.1%).
Results of 5 Class II studies support those of the Class I studies showing topiramate as effective for migraine prevention.19,–,25 Four studies demonstrated significant improvement over placebo19,20,23,24; one included an active comparator arm, suggesting equivalence of topiramate (100, 200 mg/day) and propranolol (160 mg/day).20 Two studies comparing topiramate and amitriptyline (25–150 mg/day) reported no difference in efficacy for primary endpoints; however, amitriptyline was associated with a significant AE increase, and the amitriptyline-topiramate combination suggested improvement in depression scores vs monotherapy.21,22 In one of these studies,21 the most common AEs were similar to those previously reported. One Class II placebo-controlled 24-week pilot study failed to show a difference in efficacy between topiramate 200 mg and placebo.26
Conclusions.
Divalproex sodium and sodium valproate are established as effective in migraine prevention (multiple Class I studies). Data are insufficient to determine the effectiveness of gabapentin (1 Class III study). Lamotrigine is established as ineffective for migraine prevention (2 Class I studies). Oxcarbazepine is possibly ineffective for migraine prevention (1 Class II study). Topiramate is established as effective for migraine prevention (4 Class I studies, multiple Class II studies; 1 negative Class II study). Topiramate is probably as effective for migraine prevention as propranolol (1 Class I study), sodium valproate (1 Class I study), and amitriptyline (2 Class II studies).
Antidepressants.
Fluoxetine.
In the original guideline, 1 Class II study27 showed fluoxetine (racemic) was significantly better than placebo for migraine prevention, but the results were not duplicated in a second study.28
Since the original guideline, a Class II study has shown fluoxetine 20 mg/day was more effective than placebo in reducing total pain index scores (calculated as [Dl × 1] + [D2 × 2] + [D3 × 3], where D1, D2, and D3 represent headache hours calculated in a month, with pain intensity shown by 1, 2, 3) at 6 months.29 After the 6 months, pain index scores for the fluoxetine group decreased from 135 (baseline) to 41.3 (SD ± 63.8; p = 0.001). The placebo group pain index was 98 at baseline and 61.1 at 6 months (SD ± 57.7; p = 0.07); however, differences were noted between treatment groups for baseline measures.
Venlafaxine.
In a Class I study, venlafaxine XR 150 mg significantly reduced the number of headache days (median reduction in days: venlafaxine 150 mg −4 days; venlafaxine 75 mg −2 days; placebo −1 day; Kruskal-Wallis = 10.306, df = 2; p < 0.006).30 All 3 groups showed decreased headache severity and duration from baseline; no differences were observed between treatment groups for these endpoints. The most common AEs were nausea (41%), vomiting (27%), and drowsiness (27%). Fourteen percent of patients receiving venlafaxine withdrew because of AEs.
A Class II trial assessed the efficacy of venlafaxine vs amitriptyline; both were effective in reducing attack frequency (venlafaxine: baseline = 4.15 [SD ± 2.24] vs 12 weeks = 1.77 [SD ± 1.39; p < 0.001]; amitriptyline: baseline = 3.27 [SD ± 1.61] vs 12 weeks 1.54 [SD ± 1.54; p < 0.001]).31 Patients taking venlafaxine experienced nausea/vomiting (23%) and tachycardia (15%); 1 patient withdrew because of AEs. Patients taking amitriptyline reported hypersomnolence (80%), dry mouth (69%), and concentration difficulties (54%).
Tricyclic antidepressants.
The original guideline concluded amitriptyline was established as effective for migraine prevention; that evidence has since been downgraded to Class II (all 3 studies had >20% dropout rates). Comparative studies of amitriptyline with topiramate21,22 and venlafaxine31 (reviewed above) report similar efficacy at the doses tested.
Conclusions.
There is conflicting Class II evidence for use of fluoxetine. Venlafaxine is probably effective for migraine prevention (1 Class I study) and is possibly as effective as amitriptyline in migraine prevention (1 Class II study). Amitriptyline is probably effective for migraine prevention (multiple Class II studies); it is probably as effective as topiramate (2 Class II studies) and possibly as effective as venlafaxine (1 Class II study) for migraine prevention.
β-Blockers.
Metoprolol.
The original guideline concluded metoprolol was probably effective in migraine prevention. We reclassified these studies as Class I using the revised AAN criteria.
One new Class II study reported metoprolol (200 mg/day) was more effective than aspirin (300 mg/day) in achieving 50% migraine frequency reduction (responder rate metoprolol = 45.2%; aspirin = 29.6%; mean difference 15.65; CI 4.43–26.88).32 Attack frequencies (attacks/month) at placebo run-in and week 20 are 3.36 to 2.37, respectively, for aspirin and 3.55 to 1.82, respectively, for metoprolol. No significant AEs were reported.
A small Class II study reported metoprolol (47.5–142.5 mg/day) had similar efficacy to nebivolol 5 mg/day for migraine prevention (assessed by a decrease in mean migraine attacks).33
Propranolol.
The original guideline concluded propranolol was established as effective for migraine prevention.
In a Class II study, propranolol (80 mg/day) was more effective than placebo and as effective as cyproheptadine (4 mg/day) in reducing migraine frequency, duration, and attack severity.34 The difference in attack frequency reduction was significant between treatments: propranolol −2.85 ± 0.2 (SEM) vs cyproheptadine −3.09 ± 0.31 vs combination 3.12 ± 0.1 vs placebo −1.77 ± 0.44 (all p < 0.05 vs placebo). For attack frequency reduction, combination therapy was more effective than monotherapy (p < 0.05). AEs were drowsiness, sleep disturbance, weight gain, fatigue, and dry mouth; percentages of patients affected were not reported.
Conclusions.
Metoprolol is established as effective for migraine prevention (2 Class I studies) and is possibly as effective as nebivolol or aspirin for migraine prevention (1 Class II study each). Propranolol is established as effective for migraine prevention (multiple Class I studies) and is possibly as effective as cyproheptadine for migraine prevention (1 Class II study).
Calcium-channel blockers.
The original guideline concluded that verapamil and nimodipine were probably effective for migraine prevention. The original studies on verapamil and nimodipine were found to have conflicting Class III evidence on the basis of current classification criteria and were downgraded accordingly, yielding Level U recommendations.
Conclusions.
Data from older studies regarding verapamil and nimodipine are insufficient when current AAN classification criteria are applied.
Direct vascular smooth muscle relaxants.
The original guideline concluded cyclandelate was probably effective for migraine prevention.
Cyclandelate.
Two new Class II studies reported conflicting results. The first study showed cyclandelate to be no more effective than placebo in reducing migraine days, attacks, or duration.35 The second study (smaller, underpowered; n = 25) found cyclandelate significantly reduced the number of migraine days and duration (assessed using a contingent negative variation measure).36
Conclusions.
The efficacy of cyclandelate is unknown (conflicting Class II studies).
Triptans.
Since the original guideline, new Class I studies have assessed the efficacy of frovatriptan,37,38 naratriptan,39 and zolmitriptan40 for short-term prevention of menstrually associated migraine (MAM).
Frovatriptan.
Frovatriptan 2.5 mg BID/qd was more effective than placebo in reducing migraine frequency.37 The mean number of headache-free perimenstrual periods (PMPs) per patient (primary endpoint) was higher in the 2 frovatriptan groups (2.5 mg qd = 0.69 [SD ± 0.92; CI 1.14–2.73; p = 0.0091] vs 2.5 mg BID = 0.92 [SD 1.03; CI 1.84–4.28; p < 0.0001] vs placebo = 0.42 [SD ± 0.78]), representing 64% (2.5 mg/day) and 119% (5 mg/day) increases in the mean number of headache-free PMPs per patient over placebo. A second Class I study38 also reports the MAM headache incidence during the 6-day PMP was 67% for placebo, 52% for frovatriptan 2.5 mg QD (p < 0.0001 vs placebo), and 41% for frovatriptan 2.5 mg BID (p < 0.0001 vs placebo; p < 0.0001 vs QD regimen). The AE incidence and type for both regimens were similar to those for placebo. The overall AE incidence for frovatriptan was 4.1% (2.5 mg BID) and 2.7% (2.5 mg qd) higher than during placebo treatment.
Naratriptan.
In a Class I study, 1 mg BID (given for 5 days, starting 2 days before menses onset) reduced the number of perimenstrual migraine attacks and migraine days.39 Patients treated with naratriptan 1 mg experienced more headache-free PMPs than those on placebo (50% vs 25%, p = 0.003). Naratriptan 1 mg reduced the number of MAMs (2.0 vs 4.0, p < 0.05) and MAM days (4.2 vs 7.0, p < 0.01) vs placebo. The AE incidence and severity were similar to those of placebo; <10% of patients experienced dizziness, chest pain, or malaise.
Zolmitriptan.
One Class I study reported the efficacy of zolmitriptan 2.5 BID/TID vs placebo. Both zolmitriptan regimens demonstrated superior efficacy vs placebo: the proportion of patients with a ≥50% MAM attack frequency reduction (zolmitriptan 2.5 mg TID [58.6%], p = 0.0007 vs placebo; zolmitriptan 2.5 mg BID [54.7%], p = 0.002 vs placebo; placebo 37.8%).40 AEs were considered possibly treatment-related in 28 patients (33.3%) in the zolmitriptan 2.5 mg TID group, 29 (36.3%) in the zolmitriptan 2.5 mg BID group, and 18 (22.0%) in the placebo group. The most common AEs were asthenia, headache, dizziness, and nausea.
Conclusions.
Frovatriptan is established as effective for the short-term prevention of MAMs (2 Class I studies). Zolmitriptan and naratriptan are probably effective for the short-term prevention of MAMs (1 Class I study each). The utility of these agents in receiving a separate indication for pure menstrual migraine is currently being deliberated by US regulatory authorities.
Other agents.
Since the original guideline, additional studies have been identified that assess the efficacy of a carbonic anhydrase inhibitor and a neurokinin inhibitor for migraine prevention.
Carbonic anhydrase inhibitor.
In a single Class II study, acetazolamide 250 mg BID was no more effective than placebo in reducing migraine frequency, duration, and severity.e1 This trial (n = 53) was stopped prematurely because of a high number of withdrawals (34%), primarily due to acetazolamide-associated AEs, including paresthesias and asthenia.
Conclusions.
The efficacy of acetazolamide is unknown at this time (1 Class II study terminated early).
RECOMMENDATIONS
Level A.
The following medications are established as effective and should be offered for migraine prevention:
Antiepileptic drugs (AEDs): divalproex sodium, sodium valproate, topiramate
β-Blockers: metoprolol, propranolol, timolol
Triptans: frovatriptan for short-term MAMs prevention
Level B.
The following medications are probably effective and should be considered for migraine prevention:
Antidepressants: amitriptyline, venlafaxine
β-Blockers: atenolol, nadolol
Triptans: naratriptan, zolmitriptan for short-term MAMs prevention
Level C.
The following medications are possibly effective and may be considered for migraine prevention:
ACE inhibitors: lisinopril
Angiotensin receptor blockers: candesartan
α-Agonists: clonidine, guanfacine
AEDs: carbamazepine
β-Blockers: nebivolol, pindolol
Level U.
Evidence is conflicting or inadequate to support or refute the use of the following medications for migraine prevention:
AEDs: gabapentin
Antidepressants
Selective serotonin reuptake inhibitor/selective serotonin-norepinephrine reuptake inhibitors: fluoxetine, fluvoxamine
Tricyclics: protriptyline
Antithrombotics: acenocoumarol, Coumadin, picotamide
β-Blockers: bisoprolol
Calcium-channel blockers: nicardipine, nifedipine, nimodipine, verapamil
Acetazolamide
Cyclandelate
Level A negative.
The following medication is established as ineffective and should not be offered for migraine prevention:
Lamotrigine
Level B negative.
The following medication is probably ineffective and should not be considered for migraine prevention:
Clomipramine
Level C negative.
The following medications are possibly ineffective and may not be considered for migraine prevention:
Acebutolol
Clonazepam
Nabumetone
Oxcarbazepine
Telmisartan
Pharmacorama - Antimigraineux utilisés pour prévenir les crises
Les médicaments utilisés dans la prévention des crises de migraine sont nombreux et divers et ont des mécanismes d'action différents.
La revue Neurology a publié le 24 avril 2012 une mise au point sur les médicaments utilisés préventivement pour réduire la fréquence des crises de migraine.
Selon les auteurs de l'article, les médicaments reconnus comme actifs dans la prévention des crises migraineuses sont les antiépileptiques valproate et le divalproate de sodium et le topiramate et les bêta-bloqueurs métoprolol, propranolol et timolol. Le frovatriptan est efficace dans la prévention de la migraine menstruelle. La lamotrigine est inefficace. Les auteurs citent une liste d'autres médicaments dont l'amitriptyline ayant une certaine efficacité.
Le choix d'un de ces médicaments dépend de leurs effets indésirables et des particularités du malade concerné en dehors de la migraine.
mardi 4 décembre 2012
Pamplemousse et médicaments: l’ANSM fait le point sur les effets indésirables MyPharma Editions | L'Info Industrie & Politique de Santé
Publié le Vendredi 30 novembre 2012
Dans un point d’information, l’ANSM (Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé) rappelle que le pamplemousse est connu pour interagir fortement avec quelques médicaments.
Il ne s’agit pas d’une réduction de leur efficacité, mais d’une augmentation de la fréquence et de la gravité de leurs effets indésirables, avec un risque d’autant plus important que la marge thérapeutique du médicament concerné est étroite.
L’ANSM souhaite ainsi rappeler que les interactions décrites avec le pamplemousse se traduisent par une majoration de l’absorption intestinale, et donc des effets indésirables, de certains médicaments.
Ceux-ci restent en nombre limité. Il s’agit notamment de certains médicaments contre le cholestérol (le plus souvent, la simvastatine – Zocor®, parfois l’atorvastatine – Tahor®,) ou d’immunosuppresseurs (ciclosporine – Néoral®, tacrolimus – Prograf®), pour citer ceux avec lesquels les conséquences peuvent être sévères.
Plus récemment, il est apparu que la dronédarone – Multaq® et l’ivabradine – Procoralan®, des antiarythmiques, la sertraline – Zoloft®, un antidépresseur, ou encore le docétaxel – Taxotère®, utilisé dans le cancer du sein, peuvent voir également leurs effets indésirables majorés.
« En revanche, aucune publication scientifique n’a mis en évidence de risque de baisse d’efficacité d’un traitement antibiotique, anticancéreux ou contraceptif en cas de consommation de pamplemousse », souligne l’ANSM.
Enfin, il n’y a pas d’interactions décrites avec les autres agrumes (oranges, citrons) ou la pomme.
En pratique, il convient de consulter la notice des médicaments, qui mentionne les interactions dont le risque est documenté, et de s’abstenir de consommer du pamplemousse, le fruit comme le jus.
Source : ANSM
mercredi 26 septembre 2012
Trois facteurs clefs à l'origine des restructurations de l'industrie pharma
A l'instar de Sanofi, les grands laboratoires pharmaceutiques ont enchaîné les réductions d'effectifs ces dernières années. Une tendance de fond liée à trois facteurs.
L'expiration des brevets
Le jour même de la fin d'un brevet, les génériques apparaissent sur le marché à des prix très inférieurs. « Ils peuvent entraîner en quelques jours une baisse de 90 % des ventes du produit, explique Didier Desert, associé chez Ernst & Young, expert pharmacie. Difficile désormais de payer des visiteurs médicaux pour assurer la promotion du produit auprès des médecins. » En janvier 2012, Novartis a supprimé 1.630 postes de visiteurs médicaux aux Etats-Unis en raison de la perte du brevet de son anti-hypertenseur Diovan. Même constat pour le danois Lundbeck, qui va réduire ses effectifs de 600 personnes, dont 200 en France, en raison de la fin de son exclusivité sur l'antidépresseur Cipralex.
Les économies de Fonctionnement
Les groupes pharmaceutiques ont longtemps vécu avec des marges considérables et se sont montrés peu regardant sur les coûts de structures. « Avec la pression sur les prix dans les pays développés y compris sur les nouveaux produits, ils doivent mettre en place des organisations plus performantes et les fusions accentuent le mouvement », explique Didier Desert. C'est ce qui motive une partie des baisses d'effectifs annoncées depuis le début 2012 par Merck en Allemagne ou par AstraZeneca.
L'externalisation de la R&D
« La découverte de nouvelles molécules dans la recherche académique et les sociétés de biotechnologies est forcément plus riche que celle qui peut résulter des seules forces R&D d'une entreprise si talentueuse soit-elle , explique Claude Allary, associé chez Bionest. D'où la tendance croissante des groupes à aller s'approvisionner à l'extérieur, en réduisant les budgets internes. » C'est ce que veut faire Sanofi, suivant en cela l'exemple de ses concurrents. Roche n'a pas hésité à fermer son site de Nutley sur la côte Est pour concentrer sa recherche aux Etats-Unis sur la côte Ouest chez Genentech.
samedi 30 juin 2012
Baclofène, la polémique s'amplifie - Le Nouvel Observateur
Lors du scandale du Médiator, le rôle de la presse médicale a été fortement critiqué. Accusée d’être le porte-flingue de l’industrie pharmaceutique, elle a été épinglée dans le rapport sénatorial de la commission d’enquête sur le Médiator en ces termes (p. 191-192) : "Une lecture critique de la presse médicale montre un désintérêt manifeste, qui peut confiner à de l’aveuglement, sur les effets indésirables des médicaments. Ceci accrédite ainsi le procès fait par certains d’une véritable 'mise sous influence' de cette presse. [ …] Force est cependant de constater […] que la liberté de la presse est à la presse médicale ce que le fair play est au sport professionnel, un objectif lointain et inaccessible, que l’on se fixe pour sauver les apparences."
L’équilibre financier de nombreux organes de cette presse repose sur les publicités qu’ils reçoivent de l’industrie pharmaceutique, qu’il faut donc ne pas contrarier.
Auditionnés devant cette commission, les principaux représentants de la presse médicale ont été mal à l’aise et, disons-le, assez peu convaincants. Alors qu’on lui demandait pourquoi son journal n’avait pas rendu compte du livre d’Irène Frachon sur le scandale du Médiator, le président-directeur général du Quotidien du Médecin avait répondu fort élégamment qu’il ne faisait pas "les chiens écrasés".
Le syndicat national des journalistes avait à cette occasion rappelé les pratiques non éthiques d’une presse asservie à des intérêts commerciaux dans un communiqué daté du 13 avril 2011. Le SNJ appelait "l’ensemble des rédactions de la presse médicale à un sursaut déontologique, salvateur en pleine crise de confiance des lecteurs pour leurs organes de presse et du public pour l’industrie du médicament." Hélas, nul sursaut ! Rien n’a changé !
Attaque du "Quotidien du Médecin"
En effet, dans son édition du 29 mai 2012, "Le Quotidien du Médecin", sous la plume de monsieur Chiens-Ecrasés, son président-directeur général, est intervenu dans le débat suscité par le baclofène sous le titre "Des miracles hors AMM ?" et dans ces termes :
"Le Nouvel Observateur l’a mis en couverture de son dernier numéro : 'On a trouvé un remède contre l’alcoolisme !' Ah bon ? Ils savent déjà qu’à la rentrée 2012 pourrait sortir une nouvelle molécule, le nalméfène, qui semble, après trois études contrôlées de phase III, efficace et bien tolérée dans le traitement de la dépendance à l’alcool ? Pas le moins du monde ! Il s’agit du baclofène, dont les supporters enthousiastes poussent à une large utilisation hors AMM, en l’absence d’études contrôlées dans l’indication de la dépendance à l’alcool et malgré de sérieux doutes sur la tolérance à une large échelle de cette molécule.
La pression de prescription, relayée par les médias grand public, prend des proportions dont on peut s’étonner que nos autorités, promptes à dénoncer le scandale de la prescription hors AMM du Mediator, laissent faire… Pourtant, la surcharge pondérale ne constitue-t-elle pas un facteur de risque aussi sévère que l’alcoolisme ? Ne devait-on plus, promis, juré, laisser utiliser à une telle échelle des produits hors AMM sans preuves sérieuses, dans un cadre rigoureux, de la tolérance et de l’innocuité du produit ? Y aurait-il deux poids deux mesures permettant dans un cas de condamner avant de juger et dans l’autre de décider sans savoir ?
N’y a-t-il donc plus de lanceurs d’alerte ?
Qui sera condamné lorsque surviendront des accidents sévères, voire des morts ?
En tout cas, au "Quotidien", on la lance, l’alerte !"
"Efficace et bien toléré"
Qui s’étonnera que cette publication fasse la promotion du laboratoire Lundbeck et de l’un de ses produits en voie de commercialisation, le nalméfène, et cherche à intimider ceux qui prescrivent son principal concurrent, le baclofène ? Se prétendre lanceur d’alerte quand on fait la propagande d’une entreprise qui vous finance ne manque pas de sel. Surtout, chaque phrase ou presque de ce texte contient une contre-vérité. Il est indispensable de rétablir certains faits.
La formule "efficace et bien toléré", usée jusqu’à la corde car employée pour chaque sortie d’un nouveau médicament, s’applique-t-elle vraiment au nalméfène ? En réalité, c’est un traitement peu efficace puisqu’il permet seulement de réduire dans de très modestes proportions la consommation d’alcool, en moyenne d’un verre dans les essais en double aveugle contre placebo.
La première demande d’autorisation de mise sur le marché n’a pas été accordée à ce médicament en raison de sa faible efficacité et des problèmes méthodologiques que pose sa demande d’enregistrement.
Le nalméfène traite-t-il la dépendance à l’alcool ?
Certainement pas. Il est une sorte de double d’un produit déjà commercialisé depuis longtemps, la naltrexone (sous le nom de Revia) et dont l’efficacité est très réduite. Il ne s’agit donc pas d’une avancée thérapeutique, contrairement au baclofène, qui lui, ne fait l’objet d’aucune promotion par l’industrie pharmaceutique.
Le président-directeur général du "Quotidien du Médecin" oublie de dire qu’on dispose sur le baclofène de données d’efficacité et de tolérance suffisantes pour que les pouvoirs publics, dont il dénonce à tort l’inertie, aient souligné son intérêt dans la prise en charge de l’alcoolo-dépendance et donné un feu vert à son utilisation dans cette indication, même s’il ne s’agit pas d’une autorisation de mise sur le marché en bonne et due forme (voir le point d’information de l’Agence nationale de sécurité du médicament en date du 24 avril 2012). L’ANSM déclare aussi que les données de pharmacovigilance sont rassurantes. On rappelle qu’aucun mort lié à l’utilisation du baclofène n’est à ce jour à déplorer et qu’en cas d’absorption massive, le baclofène seul est sans danger.
Traitement plus efficace
Par un curieux raisonnement, Le "Quotidien du Médecin" dit qu’il ne faudrait pas prescrire le baclofène parce qu’il risquerait d’y avoir des morts, alors qu’il n’y en a pas, et fait un parallèle avec l’affaire du Médiator. S’il y a un parallèle, il se trouve dans la constante servilité de cet organe de presse à l’égard de ceux qui lui assurent ses bénéfices.
Comment oser dire enfin qu’il n’y a pas de preuves sérieuses d’efficacité du baclofène ? Certes le niveau de preuve de l’efficacité du baclofène n’est pas celui des essais en double aveugle contre placebo.
Le premier essai de ce type vient de démarrer après beaucoup de tergiversations de la bureaucratie sanitaire française. Le niveau de preuve, plus faible mais néanmoins acceptable, repose principalement sur une étude de cohorte portant sur 181 malades suivis plus d’un an. Elle montre que si on comptabilise les perdus de vue (49 patients) comme des échecs du traitement, ce qui n’est pas forcément le cas, le taux d’abstinence ou de consommation modérée à un an est de 58%.
Comme tous les témoignages des patients le confirment, ce traitement est beaucoup plus efficace que tout ce qui existe par ailleurs dans le traitement de la dépendance à l’alcool. C’est bien parce que les pouvoirs publics ont compris l’intérêt du baclofène pour aider les alcoolo-dépendants qu’ils en facilitent l’usage. Ceux qui cherchent à le freiner ont en vue d’autres intérêts que celui des malades.
Bernard Granger
mercredi 21 mars 2012
Accés à l’innovation thérapeutique: la France en retard au niveau Européen et Américain | Pharmactua
48 nouveaux médicaments ou associations de médicaments ont été autorisés en 2011 par la Food and Drug Administration (FDA) et 41 par l’Agence Européenne du Médicament (EMA), contre 20 en 2010 par chaque agence. « Ce chiffre est l’un des plus élevés de la dernière décennie », a constaté la FDA, lors de son bilan, publié le 3 novembre 2011. La plupart des autorisations concernent des thérapies ciblées qui s’affirment comme une tendance lourde de l’innovation thérapeutique du 21ème siècle. La plupart des nouveaux médicaments de 2011 représentent d’importantes avancées dans la prise en charge de maladies qui ne disposaient pas de traitements suffisamment efficaces comme le mélanome métastatique, l’hépatite C, le lupus (premier nouveau médicament en 50 ans), la maladie de Hodgkin (premier nouveau médicament en 30 ans) ou le cancer de la prostate.
Les progrès sont particulièrement sensibles dans le champ du mélanome métastatique où les malades disposent désormais de deux nouvelles thérapies ciblées, un inhibiteur enzymatique ciblant la mutation de la protéine BRAF et une immunothérapie ciblant un récepteur spécifique des lymphocytes T, leur permettant d’augmenter significativement leurs chances de survie.
L’autre progrès majeur de 2011 concerne l’hépatite C : les malades résistants aux bithérapies interféron et antiviral peuvent désormais bénéficier de trithérapies, associant de nouvelles molécules – les anti protéases – aux deux molécules déjà prescrites, qui permettent de guérir 75% des patients en échec thérapeutique.
Au vu de ces données internationales, les Entreprises du Médicament (Leem) déplorent que les évaluations des autorités françaises continuent de se détériorer. En effet, l’évaluation française de la Commission de Transparence de la Haute Autorité de santé (HAS) s’inscrit en décalage avec les évaluations américaines et européennes, puisqu’elle n’a accordé en 2011 que 23 ASMR , dont 1 seule ASMR 1, 5 ASMR 3 et 17 ASMR 4.
Autre sujet de préoccupation : la France est de moins en moins choisie dans les évaluations permettant l’accès au marché :
- par l’Agence européenne (EMA) comme rapporteur ou co-rapporteur dans les procédures centralisées (évaluation européenne unique pour les produits très innovants)
- par les industriels, comme pays de référence dans les procédures décentralisées (process d’évaluation coordonné entre les pays européens) avec 7% des dossiers d’AMM européennes revenant à la France en 2010 contre 14% en 2009,source le Leem, my Pharma
vendredi 16 mars 2012
Nombre de cachets d'aspirine produits et consommés dans le monde
Consommation mondiale d'aspirine
L’aspirine est le médicament dont la production mondiale est la plus importante : elle atteint 40 000 tonnes par an. (80 milliards de comprimés)
En France et par an environ 321,2 millions d'unités d'aspirines sont absorbées.
L'aspirine est l'un des médicaments les plus consommés toutes catégories confondues.
En France, une production de 1500 tonnes par an pour environ 321,2 millions d'unités d'aspirines est ainsi absorbée.
Le paracétamol qui est l'antalgique le plus utilisé par les français avec 130 millions d'unités
Les concurrents directs de l’aspirine sont les anti-inflammatoires non stéroïdiens.
Histoire de l'aspirine
A l'époque d'Hypocrate on utilisait des décoctions de feuille de saule, réputées pour leur vertus contre la fièvre et les douleurs.
Il fallut attendre le XIXe siècle, avec l’essor de la chimie d’extraction et de synthèse, pour découvrir et isoler le principe actif de l’écorce de saule. En 1825, l’amertume de l’écorce de saule était reconnu par Fontana comme étant due à la salicine. En 1828, à Munich, Büchner isolait quelques cristaux en aiguilles, de goût amer ; il avait préparé la salicine. En 1829, à Paris, Leroux améliorait le procédé d’extraction et obtenait une once (30 g) de salicine à partir de 3 livres (500 g) d’écorce de saule. Il démontra aussi son effet thérapeutique. En 1833, à Darmstadt, Merck trouvera un procédé d’extraction deux fois moins coûteux.
dimanche 11 mars 2012
Ce médicament contre la calvitie qui rend les hommes impuissants - Le Point
Révélés par "Le Parisien", les effets du Propecia sur la libido seraient "parfaitement connus" et "réversibles", selon l'Afssaps.
![]()
Le traitement était prescrit à 32 000 Français en 2010. © Bep/Le Dauphiné libéré / Maxppp
+ Author Disclosures: S.D. Silberstein
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Gifts:Allergan; Amgen; Capnia; Coherex; GlaxoSmithKline; Iroko Pharmaceuticals; Lilly; MAP; Medtronic; Merck; Neuralieve; NINDS; NuPathe; Pfizer; St. Jude Medical
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Funding for Travel or Speaker Honoraria:NONE
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Editorial Boards:NONE
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Patents:Cephalalgia; Current Pain and Headache Reports
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Publishing Royalties:NONE
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Employment, Commercial Entity:NONE
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Consultancies:NONE
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Speakers’ Bureaus:Amgen; Nautilus; Novartis; Opti-Nose; Zogenix Speakers’ Bureaus:; Allergan; Endo Pharmaceuticals; GlaxoSmithKline; Zogenix; Merck
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Other Activities:NONE
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Clinical Procedures or Imaging Studies:NONE
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Research Support, Commercial Entities:NONE
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Research Support, Government Entities:GlaxoSmithKline; Allergan; Merck; Novartis; NIH; Neurolieve; MAP; Endo
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Research Support, Academic Entities:NIH
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Research Support, Foundations and Societies:NONE
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Stock/Stock Options/Board of Directors Compensation:AHS; IHS
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License Fee Payments, Technology or Inventions:NONE
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Royalty Payments, Technology or Inventions:NONE
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Stock/Stock Options, Research Sponsor:NONE
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Stock/Stock Options, Medical Equipment & Materials:NONE
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Legal Proceedings:NONE
NONE
+ Author Disclosures: F. Freitag
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Gifts:Zogenix pharmaceuticals; Allergan pharmaceuticals; Nautilus
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Funding for Travel or Speaker Honoraria:NONE
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Editorial Boards:GlaxoSmithKline; Zogenix; Merck; Nautilus
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Patents:NONE
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Publishing Royalties:NONE
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Employment, Commercial Entity:NONE
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Consultancies:Baylor University Medical Center Speakers’ Bureaus:; GlaxoSmithKline; Zogenix; Merck
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Speakers’ Bureaus:NONE
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Other Activities:NONE
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Clinical Procedures or Imaging Studies:Vice President, Board of Directors, National Headache Foundation
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Research Support, Commercial Entities:NONE
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Research Support, Government Entities:NONE
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Research Support, Academic Entities:NONE
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Research Support, Foundations and Societies:NONE
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Stock/Stock Options/Board of Directors Compensation:NONE
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License Fee Payments, Technology or Inventions:NONE
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Royalty Payments, Technology or Inventions:NONE
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Stock/Stock Options, Research Sponsor:NONE
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Stock/Stock Options, Medical Equipment & Materials:NONE
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Legal Proceedings:NONE
NONE
+ Author Disclosures: D.W. Dodick
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Gifts:Within the past 3 years, serves or has served on advisory boards and has consulted for; Allergan; Pfizer; Merck; Coherex; Ferring; Neurocore; Neuralieve; Neuraxon; NuPathe Inc.; MAP; SmithKlineBeecham; Boston Scientific; Medtronic, Inc.; Nautilus; Eli Lilly and Company; Novartis; Colucid; GlaxoSmithKline; Autonomic Technologies; MAP Pharmaceuticals, Inc.; Zogenix, Inc.; Impax Laboratories, Inc.; Bristol Myers Squibb; Nevro Corp.; Atlas; Arteaus; Alder Pharmaceuticals
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Funding for Travel or Speaker Honoraria:NONE
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Editorial Boards:Cognimed; Miller Medical; Annenberg Center for Health Sciences; Intramed; Scientiae
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Patents:Within the past 2 years, has received funding editorial activities, from the following:; SAGE Publishing; Lippincott Williams and Wilkins; Oxford University Press; Cambridge University Press. Serves as Editor- in-Chief and on the editorial boards of The Neurologist, Lancet Neurology, and Postgraduate Medicine; and has served as Editor-in-Chief of Headache Currents and as an Associate Editor of Headache
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Publishing Royalties:NONE
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Employment, Commercial Entity:Wolff’s Headache 8th edition, Oxford University Press, 2009; Handbook of Headache, Cambridge Univeristy Press, 2010
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Consultancies:NONE
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Speakers’ Bureaus:Allergan; Pfizer; Merck; Coherex; Ferring; Neurocore; Neuralieve; Neuraxon; NuPathe Inc.; MAP; SmithKlineBeecham; Boston Scientific; Medtronic, Inc.; Nautilus; Eli Lilly and Company; Novartis; Colucid; GlaxoSmithKline; Autonomic Technologies; MAP Pharmaceuticals, Inc.; Zogenix, Inc.; Impax Laboratories, Inc.; Bristol Myers Squibb
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Other Activities:NONE
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Clinical Procedures or Imaging Studies:NONE
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Research Support, Commercial Entities:NONE
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Research Support, Government Entities:Boston Scientific; Medtronic; Advanced Neurostimulation Systems; St Jude; Mayo Clinic
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Research Support, Academic Entities:NINDS-CRC, Co-PI, CMTT Trial
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Research Support, Foundations and Societies:NONE
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Stock/Stock Options/Board of Directors Compensation:NONE
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License Fee Payments, Technology or Inventions:NONE
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Royalty Payments, Technology or Inventions:NONE
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Stock/Stock Options, Research Sponsor:NONE
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Stock/Stock Options, Medical Equipment & Materials:NONE
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Legal Proceedings:NONE
NONE
+ Author Disclosures: C. Argoff
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Gifts:Department of Defense Grant Review 2011; DSMB for NIH study (PI: Know Todd, M.D.)
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Funding for Travel or Speaker Honoraria:NONE
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Editorial Boards:Pfizer (King), speaker honoraria and related travel; Janssen (Pricara), speaker honoraria and related travel; Neurogesx, speaker honoraria and related travel; Forest Laboratories, speaker honoraria and related travel; Eli Lilly, speaker honoraria and related travel; Covidien, speaker honoraria and related travel; Endo Pharmaceuticals, speaker honoraria and related travel
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Patents:Pain Medicine, Neuropathic Pain Section Co-Editor, approximately 3 years; Clinical Journal of Pain, Editorial Board Member, over 5 years; Practical Neurology, Section Editor (Pain), approximately 5 years
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Publishing Royalties:NONE
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Employment, Commercial Entity:Pain Management Secrets 3rd edition, Elsevier, 2009; Raj’s Practical Management of Pain, 4th edition, Mosby Elsevier, 2008; Defeat Chronic Pain Now, Fairwinds Press, 2010
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Consultancies:NONE
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Speakers’ Bureaus:Forest Laboratories; Millenium Laboratories; Pfizer, Inc. (KING); Janssen (Pricara); Bristol Meyer Squibb; GlaxoSmithKline; Depomed; Abbott Labs; Endo Pharmaceuticals; Covidien; Nuvo Research; Gruenthal; Eli Lilly; Jazz Pharmaceuticals; Neurogesx; Sanofi Aventis Speakers’ Bureaus:; Pfizer (King); Endo Pharmaceuticals; Eli Lilly; Forest Laboratories; Millenium Laboratories; Covidien; Janssen (Pricara); Neurogesx
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Other Activities:NONE
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Clinical Procedures or Imaging Studies:NONE
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Research Support, Commercial Entities:NONE
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Research Support, Government Entities:Investigaor Initiated Grant (Painful Diabetic Neuropathy): Endo Pharmaceuticals; Investigator Initiated Grant(Fibromyalgia): Forest Laboratories 3. Investigator Initiated Grant(Fibromyalgia): Eli Lilly 4. Phase III clinical trial (Post Herpetic Neuralgia): Neurogesx 5. Phase III clinical trial (Fibromyalgia); Pfizer
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Research Support, Academic Entities:Co-PI NIH Funded Study (SBRT) re: Post Herpetic Neuralgia
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Research Support, Foundations and Societies:NONE
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Stock/Stock Options/Board of Directors Compensation:NONE
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License Fee Payments, Technology or Inventions:NONE
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Royalty Payments, Technology or Inventions:NONE
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Stock/Stock Options, Research Sponsor:NONE
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Stock/Stock Options, Medical Equipment & Materials:Pfizer Inc., at least 5 years
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Legal Proceedings:NONE
NONE
+ Author Disclosures: E. Ashman
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Gifts:NONE
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Funding for Travel or Speaker Honoraria:NONE
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Editorial Boards:NONE
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Patents:Neurology, Associate Editor, Level of Evidence
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Publishing Royalties:NONE
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Employment, Commercial Entity:NONE
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Consultancies:NONE
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Speakers’ Bureaus:NONE
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Other Activities:NONE
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Clinical Procedures or Imaging Studies:Member of Guideline Development Subcommittee of the AAN
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Research Support, Commercial Entities:NONE
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Research Support, Government Entities:NONE
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Research Support, Academic Entities:NONE
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Research Support, Foundations and Societies:NONE
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Stock/Stock Options/Board of Directors Compensation:NONE
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License Fee Payments, Technology or Inventions:NONE
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Royalty Payments, Technology or Inventions:NONE
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Stock/Stock Options, Research Sponsor:NONE
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Stock/Stock Options, Medical Equipment & Materials:NONE
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Legal Proceedings:NONE
NONE