Une étude américaine dévoile une des clefs de la maladie d’Alzheimer remettant en cause la théorie d’une surproduction de plaque de béta-amyloïde au niveau cérébral. Les chercheurs dirigés par le Dr Randall Beteman de l’Université de Washington à Saint Louis ont démontré que les personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer n’arrivent pas à éliminer la plaque béta-amyloïde alors que celle-ci est produite en même quantité chez des personnes saines du même âge. Les personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer ont entre 100 à 1000 fois la quantité de béta-amyloïde au niveau cérébral que les personnes saines.
Les chercheurs ont comparé 12 personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer à 12 personnes saines. La production de plaque béta-amyloïde était identique dans les deux groupes mais les chercheurs ont trouvé une diminution de 30 % de la capacité à éliminer la plaque béta-amyloïde chez les personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer.
Une diminution de 30 % de la capacité à éliminer la plaque béta-amyloïde implique que la maladie met 10 ans avant que les patients montrent des signes de déficience mentale.
Cette découverte est clef pour la mise au point de nouveaux traitements selon les chercheurs qui ont publié les résultats de leurs travaux dans la célèbre revue américaine Science. Par A Bless d’après Science et une analyse Pharmactua
lundi 10 janvier 2011
Une étude américaine dévoile une des clefs de la maladie d’Alzheimer remettant en cause la théorie d’une surproduction de plaque de béta-amyloïde au niveau cérébral | Pharmactua
vendredi 7 janvier 2011
FMC-HGE : Quelle chimiothérapie en première ligne d’un cancer colique métastasé ?
La survenue de métastase est une éventualité fréquente dans l'histoire naturelle d'un cancer colique. Dans 20 à 30% des cas, les métastases sont synchrones de la découverte de la tumeur primitive. Par ailleurs, 50% des malades opérés d'un adénocarcinome colique avec envahissement ganglionnaire présenteront des métastases au cours de leur évolution. La mise en évidence de métastases dans l'évolution d'un cancer colique amène à évoquer systématiquement la possibilité d'une résection chirurgicale. En cas de non-résécabilité des métastases, la proposition thérapeutique d'une chimiothérapie est justifiée si l'état général est conservé. Cette chimiothérapie a pour objectif principal d'augmenter la durée de vie et en particulier la durée de vie sans symptôme. Les données publiées dans une méta-analyse récente montre que la réalisation d'une chimiothérapie augmente de 50% les chances de survie à 1 an sans détérioration de la qualité de vie [1]. Un deuxième objectif du traitement est de permettre une résection des métastases. Cette éventualité est rare dans les études multicentriques [2]. L'objectif du traitement est donc le plus souvent palliatif et doit être clairement expliqué au patient. Cet objectif palliatif a pour corollaires les notions de chronicité (de la maladie et du traitement) et de très forte probabilité de décès par évolution de la maladie.
Le développement des schémas de traitement répond à une méthodologie précise. Les drogues ou associations de drogues sont, dans un premier temps, évaluées par des études cliniques de phase II. Dans ces études, la toxicité est le critère principal d'évaluation, l'efficacité est un critère secondaire, le plus souvent résumé par le taux de réponse (critères OMS). Le taux de réponse est un critère intermédiaire, reproductible, attestant de l'efficacité de la chimiothérapie sur la maladie tumorale mais il ne peut pas se substituer à l'objectif principal du traitement qui reste la durée de vie. L'étude de phase II est une étape de sélection des schémas de traitement. Dans un deuxième temps, les schémas les plus prometteurs en phase II sont comparés au schéma de référence pour tenter de démontrer un gain de survie. Ces études prospectives comparatives randomisées (phase III) ou leur méta-analyse ont pour critère de jugement principal la durée de vie et comme critère secondaire la durée de vie sans symptôme ou la durée de vie sans progression. Pour des raisons méthodologiques, seules les études de phase III et les méta-analyses permettent la comparaison rigoureuse des résultats des données de survie, de toxicité et de qualité de vie.
L'histoire récente de la chimiothérapie du cancer colique a connu deux périodes importantes. La première de 1959 au début des années 90 a étudié la seule drogue considérée comme potentiellement efficace, le 5 fluorouracile (5FU) et ses différentes modalités d'administration et de biomodulation. Cette période a conduit au développement de plusieurs schémas de "référence" selon les pays et les continents. La seconde période a débuté avec le développement de nouvelles molécules (irinotecan, oxaliplatine, raltitrexed) et a provoqué une modification de la prise en charge thérapeutique avec la démonstration de l'efficacité des traitements de deuxième ligne [3].
Dans une première partie, nous relaterons, à l'aide des outils méthodologiques de la médecine fondée sur des preuves (evidence based medicine, EBM) présentés dans l'introduction, l'évolution des schémas thérapeutiques depuis 10 ans.
Dans une seconde partie, nous évoquerons les problèmes de choix entre les différents schémas.
jeudi 6 janvier 2011
Les nouvelles promesses de l'aspirine
Le revers de la médaille, c'est que ce blocage des prostaglandines empêche à son tour la production du mucus gastrique qui protège l'estomac contre sa propre acidité. D'où la toxicité digestive de l'aspirine, qui est, avec le risque hémorragique, le principal frein à son utilisation. Les pharmacologues estiment d'ailleurs que si une autorisation de mise sur le marché devait être demandée aujourd'hui pour l'aspirine, elle ne serait pas accordée. Cela ne l'empêche pas d'être le médicament le plus consommé au monde, avec chaque année plus d'une dizaine de milliards de comprimés vendus.
mardi 4 janvier 2011
Seulement 21 nouveaux médicaments autorisés l'an dernier aux Etats-Unis
Alors que les autorités sanitaires américaines ont autorisé jusqu'à plus de 50 nouveaux médicaments en 1996 et 36 en 2004, ce chiffre est tombé à 21 l'an dernier. Pour 2011, l'une des grandes attentes porte sur le Benlysta, un traitement contre le lupus...04/01/10
Buflomédil, un médicament dangereux?
SANTE - C'est ce qu'indique la revue de référence, «Prescrire», qui demande son retrait du marché...
Nouveau scandale en vue sur le marché du médicament? La revue spécialisée Prescrire recommande de «retirer» du marché un vasodilatateur (qui permet de dilater les vaisseaux sanguins), le Buflomédil. D’après la revue, le médicament est «sans intérêt thérapeutique démontré» et peut occasionner des effets secondaires indésirables neurologiques et cardiaques, «parfois mortels, en particulier en cas de doses élevées ou inadaptées à l'insuffisance rénale».
«Prescrire», une bible?
Prescrire rappelle que l’Agence française du médicament (Afssaps) a mis au jour plusieurs dizaines de cas d’effets indésirables graves, dont certains mortels, entre 2007 et 2009. «Combien de victimes faut-il encore aux firmes concernées ou à l’Afssaps pour décider de retirer ce médicament du marché?», s’interroge Prescrire qui recommande également le retrait du marché d’un anti-inflammatoire le Nimésulide, responsables «d’hépatites graves», déjà retiré de certains marchés européens, ainsi que la Vinflunine, un anticancéreux.
Interrogé sur Europe 1 ce mardi matin, le professeur Philippe Even, président de l’Institut Necker a appelé à ne plus prescrire ces trois médicaments. «Depuis 20 ans», il n’a «jamais vue se tromper» la revue Prescrire. «Chaque fois que j'ai étudié un médicament, souvent après elle d'ailleurs, j'ai retrouvé les mêmes faits. C'est quasiment une bible».
M.P.
lundi 3 janvier 2011
Le paradoxe du restaurant
Sébastien BohlerRefuser le second choix quand le premier n'est plus accessible : ce phénomène de dissonance cognitive est aussi présent chez les primates.
Les oméga-3 sans effet sur la prévention des troubles du rythme cardiaque selon une large étude
Les oméga-3 sans effet sur la prévention des troubles du rythme cardiaque, selon une large étude. Un nombre important de personnes dans le monde consomme des oméga-3 sous forme de compléments nutritionels ou sous forme de médicaments pour prévenir les troubles du rythme cardiaque. Une étude présentée au Congrès de l’American Heart Association prouve leurs inefficacités. 653 patients atteints de fibrillation auriculaire et traités par un traitement standard ont été randomisés en double aveugle en 2 groupes pour recevoir un placebo ou des oméga-3 pendant six mois. Les résultats après 6 mois de traitement ne montrent aucune différence statistiquement significative entre les 2 groupes de patients.
Les résultats de cette large étude clinique contredisent les résultats de petites études montrant un bénéfice des oméga-3 chez les patients atteints de fibrillation auriculaire. Commercialisé sous le nom de Lovaza aux Etats Unis et sous le nom de Zodin dans certains pays européens par GlaxoSmithKline, Lovaza, un médicament à base d’oméga-3 a généré des ventes mondiales d’un milliard de dollars dont 750 millions aux Etats Unis.
L’étude dont les résultats sont publiés dans la revue de l’American Medical Association va fortement impactée la prescription d’Oméga-3 notamment aux Etats Unis ou ceux-ci sont prescrit par les cardiologues. De récentes études cliniques ont aussi démontré que les oméga-3 étaient sans effets sur les fonctions cognitives et sur la maladie d’Alzheimer. Par A Bless d’après The Journal of The American Medical Association, Forbes et une analyse Pharmactua