mercredi 26 septembre 2012

Trois facteurs clefs à l'origine des restructurations de l'industrie pharma

A l'instar de Sanofi, les grands laboratoires pharmaceutiques ont enchaîné les réductions d'effectifs ces dernières années. Une tendance de fond liée à trois facteurs.

L'expiration des brevets 

Le jour même de la fin d'un brevet, les génériques apparaissent sur le marché à des prix très inférieurs. « Ils peuvent entraîner en quelques jours une baisse de 90 % des ventes du produit, explique Didier Desert, associé chez Ernst & Young, expert pharmacie. Difficile désormais de payer des visiteurs médicaux pour assurer la promotion du produit auprès des médecins. » En janvier 2012, Novartis a supprimé 1.630 postes de visiteurs médicaux aux Etats-Unis en raison de la perte du brevet de son anti-hypertenseur Diovan. Même constat pour le danois Lundbeck, qui va réduire ses effectifs de 600 personnes, dont 200 en France, en raison de la fin de son exclusivité sur l'antidépresseur Cipralex.

Les économies de Fonctionnement 

Les groupes pharmaceutiques ont longtemps vécu avec des marges considérables et se sont montrés peu regardant sur les coûts de structures. « Avec la pression sur les prix dans les pays développés y compris sur les nouveaux produits, ils doivent mettre en place des organisations plus performantes et les fusions accentuent le mouvement », explique Didier Desert. C'est ce qui motive une partie des baisses d'effectifs annoncées depuis le début 2012 par Merck en Allemagne ou par AstraZeneca.

L'externalisation de la R&D 

« La découverte de nouvelles molécules dans la recherche académique et les sociétés de biotechnologies est forcément plus riche que celle qui peut résulter des seules forces R&D d'une entreprise si talentueuse soit-elle , explique Claude Allary, associé chez Bionest. D'où la tendance croissante des groupes à aller s'approvisionner à l'extérieur, en réduisant les budgets internes. » C'est ce que veut faire Sanofi, suivant en cela l'exemple de ses concurrents. Roche n'a pas hésité à fermer son site de Nutley sur la côte Est pour concentrer sa recherche aux Etats-Unis sur la côte Ouest chez Genentech.

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samedi 30 juin 2012

Le palmarès des formations qui mènent le plus au chômage - Challenges.fr

Voici le classement des formations "pour être sûr d'être au chômage après le Bac" : 

1. Journalisme/Edition/Imprimerie

2. Commerce de gros et Import/export

3. Chimie

4. Industrie textile, cuir et confection

5. Agro-alimentaire

6. Droit

7. Social

8. Télécommunications

9. Beauté/Cosmétiques

10. Marketing/Communication/Publicité/RP

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Baclofène, la polémique s'amplifie - Le Nouvel Observateur

Lors du scandale du Médiator, le rôle de la presse médicale a été fortement critiqué. Accusée d’être le porte-flingue de l’industrie pharmaceutique, elle a été épinglée dans le rapport sénatorial de la commission d’enquête sur le Médiator en ces termes (p. 191-192) : "Une lecture critique de la presse médicale montre un désintérêt manifeste, qui peut confiner à de l’aveuglement, sur les effets indésirables des médicaments. Ceci accrédite ainsi le procès fait par certains d’une véritable 'mise sous influence' de cette presse. [ …] Force est cependant de constater […] que la liberté de la presse est à la presse médicale ce que le fair play est au sport professionnel, un objectif lointain et inaccessible, que l’on se fixe pour sauver les apparences."

L’équilibre financier de nombreux organes de cette presse repose sur les publicités qu’ils reçoivent de l’industrie pharmaceutique, qu’il faut donc ne pas contrarier.

Auditionnés devant cette commission, les principaux représentants de la presse médicale ont été mal à l’aise et, disons-le, assez peu convaincants. Alors qu’on lui demandait pourquoi son journal n’avait pas rendu compte du livre d’Irène Frachon sur le scandale du Médiator, le président-directeur général du Quotidien du Médecin avait répondu fort élégamment qu’il ne faisait pas "les chiens écrasés".

Le syndicat national des journalistes avait à cette occasion rappelé les pratiques non éthiques d’une presse asservie à des intérêts commerciaux dans un communiqué daté du 13 avril 2011. Le SNJ appelait "l’ensemble des rédactions de la presse médicale à un sursaut déontologique, salvateur en pleine crise de confiance des lecteurs pour leurs organes de presse et du public pour l’industrie du médicament." Hélas, nul sursaut ! Rien n’a changé !

Attaque du "Quotidien du Médecin"

En effet, dans son édition du 29 mai 2012, "Le Quotidien du Médecin", sous la plume de monsieur Chiens-Ecrasés, son président-directeur général, est intervenu dans le débat suscité par le baclofène sous le titre "Des miracles hors AMM ?" et dans ces termes :

"Le Nouvel Observateur l’a mis en couverture de son dernier numéro : 'On a trouvé un remède contre l’alcoolisme !' Ah bon ? Ils savent déjà qu’à la rentrée 2012 pourrait sortir une nouvelle molécule, le nalméfène, qui semble, après trois études contrôlées de phase III, efficace et bien tolérée dans le traitement de la dépendance à l’alcool ? Pas le moins du monde ! Il s’agit du baclofène, dont les supporters enthousiastes poussent à une large utilisation hors AMM, en l’absence d’études contrôlées dans l’indication de la dépendance à l’alcool et malgré de sérieux doutes sur la tolérance à une large échelle de cette molécule.

La pression de prescription, relayée par les médias grand public, prend des proportions dont on peut s’étonner que nos autorités, promptes à dénoncer le scandale de la prescription hors AMM du Mediator, laissent faire… Pourtant, la surcharge pondérale ne constitue-t-elle pas un facteur de risque aussi sévère que l’alcoolisme ? Ne devait-on plus, promis, juré, laisser utiliser à une telle échelle des produits hors AMM sans preuves sérieuses, dans un cadre rigoureux, de la tolérance et de l’innocuité du produit ? Y aurait-il deux poids deux mesures permettant dans un cas de condamner avant de juger et dans l’autre de décider sans savoir ?

N’y a-t-il donc plus de lanceurs d’alerte ?

Qui sera condamné lorsque surviendront des accidents sévères, voire des morts ?

En tout cas, au "Quotidien", on la lance, l’alerte !"

"Efficace et bien toléré"

Qui s’étonnera que cette publication fasse la promotion du laboratoire Lundbeck et de l’un de ses produits en voie de commercialisation, le nalméfène, et cherche à intimider ceux qui prescrivent son principal concurrent, le baclofène ? Se prétendre lanceur d’alerte quand on fait la propagande d’une entreprise qui vous finance ne manque pas de sel. Surtout, chaque phrase ou presque de ce texte contient une contre-vérité. Il est indispensable de rétablir certains faits.

La formule "efficace et bien toléré", usée jusqu’à la corde car employée pour chaque sortie d’un nouveau médicament, s’applique-t-elle vraiment au nalméfène ? En réalité, c’est un traitement peu efficace puisqu’il permet seulement de réduire dans de très modestes proportions la consommation d’alcool, en moyenne d’un verre dans les essais en double aveugle contre placebo.

La première demande d’autorisation de mise sur le marché n’a pas été accordée à ce médicament en raison de sa faible efficacité et des problèmes méthodologiques que pose sa demande d’enregistrement.

Le nalméfène traite-t-il la dépendance à l’alcool ?

Certainement pas. Il est une sorte de double d’un produit déjà commercialisé depuis longtemps, la naltrexone (sous le nom de Revia) et dont l’efficacité est très réduite. Il ne s’agit donc pas d’une avancée thérapeutique, contrairement au baclofène, qui lui, ne fait l’objet d’aucune promotion par l’industrie pharmaceutique.

Le président-directeur général du "Quotidien du Médecin" oublie de dire qu’on dispose sur le baclofène de données d’efficacité et de tolérance suffisantes pour que les pouvoirs publics, dont il dénonce à tort l’inertie, aient souligné son intérêt dans la prise en charge de l’alcoolo-dépendance et donné un feu vert à son utilisation dans cette indication, même s’il ne s’agit pas d’une autorisation de mise sur le marché en bonne et due forme (voir le point d’information de l’Agence nationale de sécurité du médicament en date du 24 avril 2012). L’ANSM déclare aussi que les données de pharmacovigilance sont rassurantes. On rappelle qu’aucun mort lié à l’utilisation du baclofène n’est à ce jour à déplorer et qu’en cas d’absorption massive, le baclofène seul est sans danger.

Traitement plus efficace

Par un curieux raisonnement, Le "Quotidien du Médecin" dit qu’il ne faudrait pas prescrire le baclofène parce qu’il risquerait d’y avoir des morts, alors qu’il n’y en a pas, et fait un parallèle avec l’affaire du Médiator. S’il y a un parallèle, il se trouve dans la constante servilité de cet organe de presse à l’égard de ceux qui lui assurent ses bénéfices.

Comment oser dire enfin qu’il n’y a pas de preuves sérieuses d’efficacité du baclofène ? Certes le niveau de preuve de l’efficacité du baclofène n’est pas celui des essais en double aveugle contre placebo.

Le premier essai de ce type vient de démarrer après beaucoup de tergiversations de la bureaucratie sanitaire française. Le niveau de preuve, plus faible mais néanmoins acceptable, repose principalement sur une étude de cohorte portant sur 181 malades suivis plus d’un an. Elle montre que si on comptabilise les perdus de vue (49 patients) comme des échecs du traitement, ce qui n’est pas forcément le cas, le taux d’abstinence ou de consommation modérée à un an est de 58%.

Comme tous les témoignages des patients le confirment, ce traitement est beaucoup plus efficace que tout ce qui existe par ailleurs dans le traitement de la dépendance à l’alcool. C’est bien parce que les pouvoirs publics ont compris l’intérêt du baclofène pour aider les alcoolo-dépendants qu’ils en facilitent l’usage. Ceux qui cherchent à le freiner ont en vue d’autres intérêts que celui des malades.

Bernard Granger

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mercredi 21 mars 2012

Accés à l’innovation thérapeutique: la France en retard au niveau Européen et Américain | Pharmactua

48 nouveaux médicaments ou associations de médicaments ont été autorisés en 2011 par la Food and Drug Administration (FDA) et 41 par l’Agence Européenne du Médicament (EMA), contre 20 en 2010 par chaque agence. « Ce chiffre est l’un des plus élevés de la dernière décennie », a constaté la FDA, lors de son bilan, publié le 3 novembre 2011. La plupart des autorisations concernent des thérapies ciblées qui s’affirment comme une tendance lourde de l’innovation thérapeutique du 21ème siècle. La plupart des nouveaux médicaments de 2011 représentent d’importantes avancées dans la prise en charge de maladies qui ne disposaient pas de traitements suffisamment efficaces comme le mélanome métastatique, l’hépatite C, le lupus (premier nouveau médicament en 50 ans), la maladie de Hodgkin (premier nouveau médicament en 30 ans) ou le cancer de la prostate.

Les progrès sont particulièrement sensibles dans le champ du mélanome métastatique où les malades disposent désormais de deux nouvelles thérapies ciblées, un inhibiteur enzymatique ciblant la mutation de la protéine BRAF et une immunothérapie ciblant un récepteur spécifique des lymphocytes T, leur permettant d’augmenter significativement leurs chances de survie.

L’autre progrès majeur de 2011 concerne l’hépatite C : les malades résistants aux bithérapies interféron et antiviral peuvent désormais bénéficier de trithérapies, associant de nouvelles molécules – les anti protéases – aux deux molécules déjà prescrites, qui permettent de guérir 75% des patients en échec thérapeutique.

Au vu de ces données internationales, les Entreprises du Médicament (Leem) déplorent que les évaluations des autorités françaises continuent de se détériorer. En effet, l’évaluation française de la Commission de Transparence de la Haute Autorité de santé (HAS) s’inscrit en décalage avec les évaluations américaines et européennes, puisqu’elle n’a accordé en 2011 que 23 ASMR , dont 1 seule ASMR 1, 5 ASMR 3 et 17 ASMR 4.

Autre sujet de préoccupation : la France est de moins en moins choisie dans les évaluations permettant l’accès au marché :

- par l’Agence européenne (EMA) comme rapporteur ou co-rapporteur dans les procédures centralisées (évaluation européenne unique pour les produits très innovants)

- par les industriels, comme pays de référence dans les procédures décentralisées (process d’évaluation coordonné entre les pays européens) avec 7% des dossiers d’AMM européennes revenant à la France en 2010 contre 14% en 2009,source le Leem, my Pharma

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vendredi 16 mars 2012

Nombre de cachets d'aspirine produits et consommés dans le monde

Consommation mondiale d'aspirine

 

L’aspirine est le médicament dont la production mondiale est la plus importante : elle atteint 40 000 tonnes par an. (80 milliards de comprimés)

 

 

En France et par an environ 321,2 millions d'unités d'aspirines sont absorbées.

 

 

 

L'aspirine est l'un des médicaments les plus consommés toutes catégories confondues.  

 

 

En France, une production de 1500 tonnes par an pour environ 321,2 millions d'unités d'aspirines est ainsi absorbée.

 

 

Le  paracétamol qui est l'antalgique le plus utilisé par les français avec 130 millions d'unités

 

 

Les concurrents directs de l’aspirine sont les anti-inflammatoires non stéroïdiens.

 

Histoire de l'aspirine

 

 

A l'époque d'Hypocrate  on utilisait des décoctions de feuille de saule, réputées pour leur vertus contre la fièvre et les douleurs.

 

Il fallut attendre le XIXe siècle, avec l’essor de la chimie d’extraction et de synthèse, pour découvrir et isoler le principe actif de l’écorce de saule. En 1825, l’amertume de l’écorce de saule était reconnu par Fontana comme étant due à la salicine. En 1828, à Munich, Büchner isolait quelques cristaux en aiguilles, de goût amer ; il avait préparé la salicine. En 1829, à Paris, Leroux améliorait le procédé d’extraction et obtenait une once (30 g) de salicine à partir de 3 livres (500 g) d’écorce de saule. Il démontra aussi son effet thérapeutique. En 1833, à Darmstadt, Merck trouvera un procédé d’extraction deux fois moins coûteux.

 

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mercredi 14 mars 2012

Cancers de l’enfant: découverte d’un nouveau type de sarcome osseux - MyPharma Editions | L'Info Industrie & Politique de Santé

Une équipe de l’Institut Curie et de l’Inserm dirigée par le Dr Olivier Delattre vient de découvrir l’existence d’une nouvelle forme de sarcome osseux s’exprimant principalement chez des adolescents et de jeunes adultes. Bien que présentant des similarités avec la tumeur d’Ewing sur le plan clinique, ce sarcome s’en distingue par la présence d’une anomalie chromosomique différente à l’origine du cancer. Ces nouvelles données, publiées online par la revue Nature Genetics le 4 mars, pourraient permettre une meilleure prise en charge des malades.

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mardi 13 mars 2012

Caffeine

caffeine synthesis traube  This blog is not going to actually read Caffeine in your drink: natural or synthetic? by Lijun Zhang et al. (DOI). They imagine health issues with bad synthetic versus good natural caffeine and came up with a crazy over-the-top analytical tool ( high-temperature reversed-phase liquid chromatography / isotope ratio mass spectrometry if you need to know) to detect synthetic caffeine. According to Rajendrani Mukhopadhyay in C&EN it is against the law in some countries to replace natural with synthetic without mentioning it on the label.
And what is so bad about this synthetic caffeine anyway. Compared to sourcing from coffee beans it is cheaper to manufacture, does not involve slave labour, is eco-friendly, does not require pesticides and quality control is easier.
But how is synthetic caffeine made? Wikipedia for some reason denies it exists. Thanks to a Ruhr University Bochum lab handout we have a clue. One method was invented by Wilhelm Traube already in 1900. Starting materials are dimethylurea and cyanoacetic acid. Reaction steps are acylation, then ring-closing with a Pinner reaction variation, then nitrosation (nitric acid), then reduction (sodium dithionite), then another ring-closing with formamide to theophylline and finally alkylation with iodomethane and a base. Modern industrial methods are adaptations. So remember next time at Starbucks: demand synthetic!

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